Il y a deux moyens offerts aux êtres humains pour vivre mieux. Connaître par la transcendance spirituelle, et bénéficier des découvertes scientifi- ques. Merci aux anciens grands sages et aux éminents savants pour leur contribution dans ces domaines.
Sommaire………………………….. 1
Préface…………………………….… 2
L’auteur………………………….…… 6
Religions……………………….…… 19
Dieu, cosmos……………………… 25
Qui sommes-nous ?…………… 39
Dissiper l’illusion………………… 54
Aux Gouvernants………………… 70
L’éveil………………………………….. 74
Surplus d’hypothèses………….. 83
Conclusion…………………………… 89
2 PREFACE
Ce livre a été édité et vendu en plusieurs centaines d’exemplaires. Puis j’ai résilié le contrat qui me liait à mon éditeur pour pouvoir l’écouler gratuitement, pour qu’il soit accessible au plus grand nombre, internationalisé (plus de 50 langues possibles sur ce site).
J’y ai ajouté plusieurs phrases depuis. Il pourrait alors y avoir quelques fautes d’écriture (grammaire…). Si vous en décelez, je vous serais reconnaissant de m’en faire part : boîte mail dans l’article « Contact ». Vous noterez la présence de nombreuses répétitions : c’est voulu, c’est pour mieux vous faire intégrer les connaissances essentielles.
Il a pour but d’aider les personnes à retrouver les vrais repères de la vie, ceux qui libèrent l’esprit lorsqu’ils sont bien assimilés. Il peut être utile à ceux qui veulent évoluer, même s’ils sont pleinement impliqués dans le courant matérialiste. De même, ceux qui ont subi des chocs traumatiques peuvent en tirer un grand profit. Pour cela, il y a des normes à respecter.
Libérer le lecteur de l’illusion, le rendre plus heureux, plus en accord avec la nature est mon objectif.
J’ai essayé d’utiliser des mots simples. Si le lecteur, au premier abord, ne comprend pas certains concepts, qu’il assimile au début ce qui lui est accessible. Cela l’aidera, par la suite, à comprendre le reste.
Qu’y a-t-il de plus important sur la planète que d’en connaître plus sur soi-même et sur son environnement ?
Pour les malheureux, les personnes traumatisées, désespérées, déracinées, je veux leur faire savoir que la vie réelle est différente de celle qu’ils vivent sur Terre, leur apprendre à décrypter les choses qui leur arrivent. Pour les jeunes générations, les informer qu’il n’y a pas que la réussite matérielle qui compte. De nos jours, les programmes scolaires sont bien différents : à l’école primaire, les cours de morale et d’instruction civique ont été supprimés. On n’apprend plus aux élèves comment maîtriser leurs instincts primaires. Abreuvés d’informatique, les individus s’isolent pour jouer avec des logiciels de simulation de guerre. L’informatique a pris une grande importance ; elle a son utilité certes, mais aussi un grand inconvénient : elle rabaisse l’individu, le rend dépendant. Quant à internet, influencés par les mauvaises représentations des ébats sexuels, les partenaires ont de moins bonnes relations de couple. Que dire des émissions télévisées où les séries criminelles pullulent ? Devenu adulte, l’être humain a oublié sa véritable nature et s’est isolé du reste de l’univers.
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Peut-être avez-vous des idées de grandeur. Ce livre ira alors à l’encontre de votre ambition. De même, si vous vous sous-estimez, il ne vous aidera pas à devenir important. Bien assimilé, il vous emmènera au-delà de la considération de soi.
Se prendre, soi-même, comme sujet d’étude, essayer de comprendre, de manière plausible, sans prendre à la lettre les écrits d’autrui. N’assimiler les soi-disant vérités qu’après les avoir sérieusement analysées, confrontées avec la logique. Chacun a ses angoisses, ses malheurs, ses joies. Malheureusement, les sentiments d’insatisfaction et la souffrance morale sont monnaie courante en ce monde. Personne n’est à l’abri des aléas. Pour certains, c’est une épreuve de chaque jour. Même les plus riches, les plus chanceux ne peuvent jouir d’un bonheur durable. La santé, la dégénérescence physique, la mort, les coups du sort ne se résolvent pas avec de l’argent. Bien sûr, les médicaments aident jusqu’à un certain point, mais ils ne soignent pas tout.
La plupart des gens s’enferment dans leur bulle. À la naissance, l’enfant a tout à apprendre. Malheureusement, plus ou moins consciemment, il fait siennes les vérités que son entourage lui soumet, que ses organes de perception physique lui révèlent. Plus âgé, il entretient cela en fréquentant des gens qui pensent comme lui. Ainsi, il se renforce dans ses opinions et se sent rassuré. Malgré cela, il se rend compte que la souffrance, les aléas de la vie ne l’épargnent pas. Quant aux personnes âgées, la déchéance physique les ramène brutalement à la douloureuse réalité. Que dire de ceux qui perdent tout à cause des guerres, des épidémies ou des éléments déchaînés ? Mal préparés, ils doivent affronter une grande douleur morale.
Comprendre le sens de la vie permet d’avoir une conduite adaptée, d’être heureux, d’éviter bien des désagréments.Tout a déjà été dit à ce sujet, je n’invente rien. Et pourtant, faute d’y croire, appâtée par les plaisirs matériels, une bonne partie de l’humanité s’est engluée dans la souffrance.
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Il est difficile de ne pas essayer d’aider ceux qui souffrent. Isolés dans leur enfermement, ils ne savent pas que la reconnexion avec l’essentiel est possible.
Vous êtes dans ce monde, dans un rôle que vous vous êtes créé, ce qui implique un sentiment d’être illusoire, qui empêche de voir la réalité. Vous avez perdu la fraîcheur, l’intuition à laquelle vous avez fait référence très jeune. Elle est toujours là, il est possible de la retrouver, de se transformer.
Comment être en paix avec soi-même, avec les autres, même si ce n’est pas réciproque ? Comment réagir face à la souffrance ? Comment nous connaître nous-mêmes et résoudre nos propres contradictions ? Comment acquérir une vraie liberté intérieure ? Comment aimer ? Comment finalement accéder à un bonheur vrai et durable, qui relève davantage de la qualité de relation avec sa conscience et avec les autres que de la réussite sociale et de l’accumulation de biens matériels ?
Il s’agira ici de bien prendre conscience de ce qui est réalité et de ce qui est illusion. Chercher qui l’on est, en rapport avec une référence fiable.
Au départ, ce livre peut faire peur, susciter chez vous un rejet, car il va probablement à l’encontre de vos défenses. Certaines idées pourront paraître étranges, farfelues. Vous serez peut-être tentés de les refouler d’un revers de main ou de les croire automatiquement. Ce comportement inadapté viendra de votre éducation. Pourtant, même les savants, dans leurs découvertes sur la physique quantique, ont été sidérés par l’existence de lois qu’ils ne soupçonnaient pas. Il vous faudra alors peut-être méditer, encore et encore, pour les comprendre pleinement. C’est ainsi que vous évoluerez. Dans le passé, beaucoup de personnes ont vécu ces transformations. À présent, avec l’évolution matérialiste, elles sont beaucoup moins nombreuses. Aveugles, les gens ont oublié que quelque chose d’autre existe.
Je ne sais pas où je suis, qui je suis. Je sais que je fais partie d’un ensemble, que je suis à ma place. Ce que je transmets ici relève de l’expérience vécue. Je me suis aussi inspiré, avec une authentique rigueur, d’écrits de certains sages et d’éminents scientifiques.
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Avec les expériences que j’ai vécues, je pourrais créer une secte par exemple, faire croire que je suis en contact direct avec Dieu ou je ne sais quoi, et avoir de l’ascendance sur les autres. Ainsi, je gagnerais de l’argent. Ce n’est pas mon but, surtout avec ce que je sais maintenant et avec ce que je crois.
J’ai écrit ce livre pour transmettre aux autres ce que j’ai appris, et ce que j’apprends encore dans cette vie. Je l’ai expérimenté souvent par la souffrance, cela m’a conféré l’honnêteté adéquate. Quand je ne fais pas ce qu’il faut, ma conscience me le reproche aussitôt. C’est ainsi que ma vocation est venue d’ailleurs : je ressens au plus profond de moi-même le besoin de le faire correctement.
Dans ce livre, vous trouverez beaucoup de répétitions : dans différents chapitres, certaines pensées seront reprises. C’est voulu. Le but est de bien insister sur les sujets importants. J’ai veillé à ce que les termes employés soient simples pour être accessibles à tous. Vous savez, les grandes choses sont à la portée de beaucoup, il suffit d’y croire.
Je décrirai d’abord brièvement la vie que j’ai menée jusqu’à ce jour, afin que vous, lecteurs, compreniez le contexte. Vous découvrirez comment j’en suis venu à avoir une vision des choses sur les questions existentielles. Dans le chapitre suivant, je donnerai mon avis sur la religion. Je décrirai ensuite ma vision de Dieu et du cosmos. Par déduction suivra celle des êtres terrestres.
Dans le sixième chapitre, je traiterai de la question de l’illusion, de la bonne conduite et de l’amour universel. J’ai réservé des conseils à donner aux gouvernants dans le chapitre suivant. Il s’agira ensuite de parler de l’état d’éveil. Enfin, le huitième chapitre traitera d’hypothèses non scientifiques, mais qui méritent qu’on y attache une certaine attention.
Je n’espère pas, en faisant cela, en tirer profit. La récompense vient naturellement avec le bonheur d’être utile. Pour le résultat, je ne m’y attache pas : ce n’est pas moi qui décide. Le
moment arrivera où il faudra tout lâcher, tourner le dos à cette vie terrestre, s’ouvrir à la suite, sans idée préconçue. On reconnaîtra peut-être alors certaines choses qui apparaîtront.
Beaucoup de concepts ne sont pas détaillés, c’est voulu. À vous de méditer, de prendre conscience de ce qu’ils peuvent apporter.
Chacun recherche la sécurité, la paix, la joie naturelle. Que ce livre puisse aider les âmes en peine et celles en quête de lumière. L’essentiel est de se libérer de la souffrance.
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L’AUTEUR
Là-bas, le soleil brille sur l’eau verte, il fait beau et chaud. Ici, la pluie tombe, le ciel est gris et il fait froid. Je n’ai pas de barque pour rejoindre ce bonheur au fin fond de mon âme. Comment en construire une ?
A/B
Ce livre n’est pas une biographie. Ce chapitre, résumé de ma vie, peut aider le lecteur à mieux connaître l’auteur, bien que je ne sache pas qui je suis.
Avant ma douzième année…
Très jeune, je cultivais naturellement le concept : « ici et maintenant », surtout avant de dormir. Souvent, je m’évadais distraitement. Cela ne durait pas, car je considérais que le « moi de l’ailleurs » ne coïncidait pas avec le « moi de l’ici ».
Je pensais alors qu’en ce monde, tout était connu, configuré par le christianisme, et qu’il n’y avait rien à craindre, même si par moment je me posais des questions sur certains comportements qui me heurtaient. Animé d’une grande sensibilité, je souffrais de voir la violence, l’injustice autour de moi. Peu de choses étaient à assumer, aussi étais-je habité par l’insouciance, la naïveté, comme resté dans l’ambiance d’un monde féerique peut-être connu avant la naissance. Au réveil, les yeux à peine ouverts, il m’arrivait d’apercevoir dans mon esprit quelques points lumineux. Ils vibraient agréablement. Ils se multipliaient quand je les fixais, jusqu’à remplir tout mon champ de vision, accompagné d’un grand sentiment de bonheur. Parfois aussi, me promenant dans la nature, laissant l’esprit vagabonder, sans concentration particulière, j’avais l’impression de percevoir des lueurs qui disparaissaient dès que je voulais les détailler. Chaque fois, une joie intérieure m’envahissait. Mais très vite, je fixais plus ou moins consciemment mes repères : lieux, animaux, proches, l’image que j’avais de moi. Mes parents faisaient office de surmoi. Je n’imaginais pas qu’un jour tout cela devrait être remis en question.
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Ma mère, était bretonne. Alcoolique, elle passait du temps à boire à la maison avec des amis de son acabit pendant que mon père était au travail. Elle en est morte à 43 ans. J’ai très peu de
souvenirs de tendresse de sa part. Nous étions pauvres, car elle se débrouillait toujours pour acheter sa drogue, même à crédit. Pauvre femme, dont je soupçonnais une enfance malheureuse, même si elle n’en parlait jamais. Sa déchéance lui causa beaucoup de souffrance morale et physique. Mes parents ne s’entendaient pas. Mon père ne supportait pas la faiblesse de ma mère. Quelquefois, il la frappait. Comme elle avait un tempérament rebelle, elle répondait par des insultes. C’était très désagréable à vivre pour un enfant. Mon père était sévère, juste et honnête. Il a toujours travaillé comme manoeuvre, avec un maigre salaire. Algérien émigré, il ne savait ni lire ni écrire. Malgré cela, on a toujours eu à manger dans notre assiette.
Nous vivions à cinq dans une pièce mesurant à peu près 30 m2 : mes parents, mon frère aîné, moi et ma petite soeur. Le sol était fait de terre battue non nivelée. Avec mon frère, nous jouions aux billes dans les trous. La porte était composée de deux battants. Au- dessous du battant inférieur usé, un espace permettait le va-et-vient de nos chats. Le ménage était rarement fait, la petite maison était un taudis. Au début, une grande cheminée était l’unique moyen de chauffage. Le bois ne faisait pas défaut dans ce hameau de campagne. L’hiver, au petit matin, il faisait très froid, le feu s’étant éteint depuis quelques heures. Plus tard, mon père acheta un poêle à bois. J’ai connu l’époque où l’on allait chercher l’eau au puits d’un voisin. Pour les bains, il fallait que l’eau soit chauffée à la bonne température dans une lessiveuse qui nous servait de baignoire. Heureusement, le hameau fut un jour desservi et nous n’eûmes plus qu’à ouvrir le robinet. Pour ce qui était des toilettes, elles se trouvaient au fond du jardin, à deux cents mètres de la maison, dans un petit cabanon.
En ce qui concerne l’école, il fallait marcher, été comme hiver, environ 3 kilomètres pour la rejoindre et autant pour le retour. On ne se plaignait pas, car on trouvait cela normal à l’époque.
J’étais conscient d’appartenir à une des familles les plus pauvres de la ville et j’en avais honte. En émana un sentiment d’infériorité qui perdura longtemps. Cela ne m’empêchait pas d’obtenir scolairement de bonnes notes qui me revalorisaient.
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Ce qui devait arriver arriva : j’avais 12 ans et demi lorsque je dus quitter le foyer familial, les assistantes sociales ayant découvert la précarité dans laquelle nous vivions.
Tout d’abord, je fus installé durant trois semaines dans un pavillon d’un centre hospitalier universitaire. On m’expliqua que j’étais en transit, le temps que l’on me trouve une place dans une maison d’enfance de l’assistance publique. Ce fut brutal. Soudainement,
tous mes repères avaient disparu. Des lieux modernes, trop propres, spacieux, l’absence de mes proches remplacés par des enfants tous pareillement habillés. C’était un décor artificiel pour moi, sans nature, sans animaux, sans âme. Lors de nos sorties accompagnées dans l’hôpital, des malades, avec des tuyaux sortant du corps par exemple, faisaient partie du spectacle. Une mort non annoncée, non préparée. Séparé de mes parents, c’était comme être
séparé de Dieu. Impression de faire partie des enfants de « familles anormales ». Une grande angoisse s’était emparée de moi. Tout n’était que refus, que désir de rouvrir la porte qui venait de se refermer implacablement derrière moi. En outre, ce tumulte intérieur m’empêchait de dormir la nuit tant la tension était vive. À la très forte anxiété, s’ajouta alors la peur de perdre la raison. Je n’ai jamais pensé à me suicider. Au contraire, je criais mon désir d’exister. Alors, que faire ? Quelle serait votre réaction si, à douze ans, vous perdiez brutalement tous vos repères ?
Ensuite, je fus dirigé vers la maison d’enfance où séjournaient des orphelins appelés pupilles de la nation. Leurs parents étaient morts pour la France, ou étaient devenus trop perturbés suite à leurs missions. Il y avait aussi des enfants abandonnés, d’autres retirés comme moi de leur foyer. L’endroit, situé en pleine campagne, au bord d’une petite rivière, était très étendu. Mais nous étions enfermés, isolés : jeux, cours d’école, vie quotidienne, tout se passait dans la propriété. Nous avions le droit à des promenades à l’extérieur, en groupe, tous habillés de la même façon, dans la nature environnante. Ces lieux avaient un nom : le petit-bois, le grand bois, la grande prairie, etc.
Le chaos intérieur persistait. En outre, de l’autre côté de cette rivière, il y avait une maison de convalescence pour malades psychiatriques. Ils me faisaient peur. Je les sentais prisonniers dans leurs têtes, sans la possibilité de retour à la normale. Je ne voulais pas finir comme eux. Je craignais que cette tension anxieuse que je ne pouvais maîtriser intérieurement me fasse basculer.
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Les gens autour de moi ne pouvaient rien, malgré leurs efforts à essayer de me consoler. Je compris que cela ne dépendait que de moi et décidais alors de tout faire pour m’apaiser, à travers l’activité scolaire, les loisirs proposés. Je savais qu’au bout de quelques années, je retrouverai la liberté. Il suffisait d’être brillant à l’école pour ensuite être envoyé dans un collège, poursuivre mes études hors de la maison d’enfance.
Il se peut que dans une vie, vous viviez plusieurs vies. Les dix premières années se passent sans trop de soucis, ce qui vous permet de vous construire avec ce qui est. Puis surgit une rupture souvent très destructrice pour qui n’y est pas préparé. Elle oblige brutalement à passer à une autre vie, dans un autre milieu, avec d’autres repères à accepter. Quelque part, cela ressemble à une mort, suivie, après une période de refus et de souffrance, d’une autre condition d’existence qu’on est obligé d’accepter avec le temps.
Dans cette vie, tout a été fait pour que je ne m’y attache pas. Enfance malheureuse, hyper sensibilité face à un monde très dur et ignorant. En outre, dans l’orphelinat, je me trouvais dans un monde complètement différent. Et cet enfermement qui me donnait l’impression d’être isolé de l’humanité conforme, comme un damné.
Au bout d’un an, j’eus le droit de passer des week-ends chez mes parents. La première fois, je retrouvais la très petite maison et fus choqué par la saleté de l’endroit. Ma mère était très
malade et continuait à s’alcooliser. Les lieux alentour se transformaient, le remembrement avait commencé. Revoir ma chatte bien-aimée me fit fondre en larmes. Je compris alors que cet animal, qui ne m’avait pas oublié, était un des éléments les plus chers de ma famille. J’avais changé. Je pris conscience que ce passé était révolu. La fragilité parentale m’apparut plus évidente. Je ne rejetais rien de tout ça à ce moment-là, mais je me rendais compte pourquoi cela n’aurait pas pu durer. Je compris aussi que durant toutes les années passées, je n’avais pas appréhendé le monde comme il le fallait. Cette constatation m’aida à concevoir l’avenir. Ces malheurs, je ne le savais pas alors, m’ont permis ensuite de remettre tout à zéro, de rouvrir des portes.
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Je crois maintenant qu’il existe des périodes dans l’existence où l’on vit des expériences auxquelles on ne doit pas s’attacher ni les faire nôtres, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Si certains de ces intervalles nous plongent dans l’illusion, d’autres surgissent parfois afin que nous rectifiions notre conduite. Bien sûr, plus l’erreur a été importante et plus douloureuse est la remise à niveau. Sur le moment, on ne comprend pas ce qui se passe. Soit, tout va bien, pour quoi changer alors. Soit, la souffrance est trop importante pour être analysée.
À quatorze ans, je fus admis dans un collège public, en classe de cinquième de rattrapage. J’étais trop vieux pour entrer en classe de sixième. Mes nouveaux camarades semblaient insouciants, heureux de vivre. Je les enviais et me sentais différent. Sorti de la maison d’enfance, je devais retrouver des forces morales, continuer à me reconstruire, à essayer d’échapper au mal-être persistant. Je me sentais perdu, me demandais ce que je faisais sur Terre, quels étaient les vrais repères. Mon entourage n’avait pas l’air de se poser de questions. Je me mis à penser qu’ils devaient savoir. Je décidais alors d’apprendre avec eux, tout ceci avec un grand sentiment d’infériorité. J’ai poursuivi mes études jusqu’en début de classe de seconde.
À 17 ans, titulaire du BEPC, je décidai d’entrer sans qualification dans le monde du travail. Je voulais être indépendant. À l’époque, on trouvait facilement de petits jobs. À 18 ans je perdis ma mère âgée alors de 43 ans. À 20 ans, j’avais alterné une quinzaine d’emplois différents. Travailler comme manoeuvre dans le bâtiment ou magasinier dans une grande surface commerciale était souvent difficile, mal rémunéré et sans grand avenir. Le souvenir d’avoir été un étudiant brillant me décida à suivre des cours du soir. Au bout de six mois, j’obtins le CAP d’aide-comptable : je pensais que travailler dans les bureaux me permettrait d’être à l’abri des intempéries, de gagner plus d’argent et donc d’être plus heureux. L’argent gagné me permettait de sortir au bal ou en boîte de nuit. J’eus plusieurs petites amies, mais elles recherchaient la sécurité dans une relation. Encore trop instable, j’étais incapable de répondre à leurs besoins.
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Je ne pouvais qu’être continuellement intrigué par le comportement de mon entourage : chacun passait son temps à la recherche de plaisirs, de l’âme soeur, comme si c’était la seule raison de
vivre. Je compris plus tard que ces gens cherchaient la sécurité, la joie de créer une famille, le bien-être matériel et sentimental. Je me suis toujours placé en observateur, quelquefois honteux, souvent confronté à la solitude. J’ai bien essayé de me rapprocher des autres, mais j’étais trop différent. Je pris conscience, à un certain moment, que je devais essayer de comprendre le vrai sens de la vie. Je ne pouvais envisager une autre manière d’être heureux.
Heureusement, quand j’y repense, j’étais d’un naturel endurant, d’ailleurs je l’ai toujours été. Une fois, l’angoisse fut si prégnante que je ne pouvais plus rien faire. Aussi, il me vint à l’esprit de m’abandonner aux forces supérieures, de ne plus vouloir assumer, de ne plus être responsable. Le résultat ne se fit pas attendre : le soulagement, la paix m’envahirent, je n’étais plus seul. Cet incident fut une révélation pour poursuivre ma recherche. Je compris rapidement qu’il fallait accepter la vie telle qu’elle se présentait, que cette conduite me rendrait plus constant, moins frustré, plus lucide et plus fort.
Je ne pouvais plus être naïf par rapport à la religion. Ma question était : est-ce qu’il existe des repères solides, vrais et fondés ? Je n’étais plus qu’une conscience en recherche de vérité.
À 24 ans, je vivais dans un foyer de jeunes travailleurs. J’eus la chance de rencontrer un groupe de personnes intéressantes qui comme moi, adoraient la musique des musiciens du groupe Pink Floyd. L’une d’elles me fit connaître les livres de l’auteur Tuesday Lobsang Rampa. Tout de suite, je me retrouvai dans cette lecture. Enfin des vérités que je pouvais accepter. Elles me parlaient au plus profond de mon être. Je fais confiance à mon intuition. Je teste puis me décide. Je travaille toujours avec la petite voix de ma conscience. Je l’ai toujours suivie, même si ça me coûtait. Je n’ai pas le choix : je me sens mal sinon. Cette personne travaillait à l’hôpital. La découverte de cette lecture, les discussions sur les emplois hospitaliers où l’on soigne les autres m’attirèrent. J’appris que même sans baccalauréat, on pouvait devenir infirmier.
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Il suffisait d’exercer pendant trois ans comme agent des services hospitaliers, le grade le plus bas. Cela permettait alors de se présenter à l’examen d’entrée à l’école spécialisée. Dès ce moment, je compris que j’étais arrivé à un tournant de ma vie. Être utile pour les autres ne pouvait que m’aider dans ma quête spirituelle, mais aussi m’enrichir d’expériences nouvelles. Je quittai le costume d’employé de bureau. J’ai travaillé ensuite trois années dans les services hospitaliers, suivi des cours par correspondance et réussi l’examen d’admission à l’école d’infirmier. Je bénéficiais d’un salaire dû à la promotion sociale durant mes 3 années d’études.
Diplôme en poche, jusqu’à mon départ à la retraite, j’ai pratiqué dans à peu près tous les services. L’expérience du travail en psychiatrie, en fin de carrière, fut aussi très riche en enseignements et complémentaire sur la découverte du fonctionnement possible de l’esprit humain.
Je suis allé en Islande en hiver, car c’est une terre des extrêmes. Lors de mon voyage en Inde, j’ai ressenti un grand dépaysement. La surpopulation, la grande pauvreté jouxtant de grandes richesses m’ont stupéfié. J’ai toujours agi dans le but d’apprendre sachant que je gagnerai en maturité. J’ai aussi visité l’Angleterre et la France d’où je suis originaire. J’ai peu voyagé physiquement, sûrement moins qu’en pensée (rires).
Je n’ai jamais eu de maître spirituel contemporain, car je n’en ai pas trouvé qui me convenait. Tous ceux que j’ai rencontrés me semblaient plus des érudits, des intellectuels, plutôt que des sensitifs. C’est surtout dans les livres que je me suis retrouvé : Krisnamurti m’a beaucoup influencé. Ses écrits m’ont paru évidents, son authenticité également.
Au moment où j’écris ce livre, je comprends une phrase de Bouddha : « dans mes recherches, je n’ai rien découvert de ce que je savais déjà ». Cela signifie qu’il avait retrouvé l’authentique qui était enfoui. Quant à Tuesday Lobsang Rampa, il m’a aidé à comprendre l’univers. Ne faut-il pas se reconstruire avec un cadre au départ ? Ce cadre serait la compréhension du sens de la vie. Ainsi, on est sainement motivé et orienté pour évoluer. Cela dit, pour moi, Lobsang Rampa était un érudit. Je ne le crois pas quand il se présente comme un grand lama, doté de grands pouvoirs ésotériques : toutes les prophéties qu’il a annoncées dans ces livres n’ont jamais eu lieu.
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Il n’a jamais prouvé l’existence de ses pouvoirs : il voulait créer l’appareil pour que tous puissent voir que l’aura existe alors qu’il n’avait qu’à prouver qu’il pouvait lire dans celle de chacun. Je suis un de ceux qui ont correspondu avec lui. Je lui ai envoyé un peu d’argent quand il disait en avoir besoin. Ses messages d’amour, de bonté, sa transmission des savoirs des anciens maîtres, même si cela était romancé, ont beaucoup apporté à cette Terre et à mon développement spirituel.
Je crois que l’esprit peut quitter le corps tout en vivant sur Terre. D’ailleurs, j’ai eu une expérience à ce sujet : vers l’âge de 26 ans, influencé par les écrits de cet auteur, je travaillais chaque jour le départ en voyage astral. Un soir, l’esprit s’y prêtant mieux, je sentis un début de réussite avec une forte révolution intérieure, accompagné d’une extase grandissante. Pris d’une peur soudaine, averti qu’il y avait un risque, j’arrêtais le processus. Depuis, je n’ai pas réessayé, mais cela m’a permis de comprendre qu’il y avait effectivement un « je-ne-sais-quoi ». À ce jour, je sais que ça existe grâce à mon évolution.
Que dire des croyances naïves, basées sur des écrits souvent colportés par des disciples qui, contrairement au maître, n’étaient pas éveillés. Écrits recopiés ensuite par des gens avides de pouvoir. Dans ce livre il y a beaucoup de choses qui font partie de mes déductions. Je peux me tromper, n’étant pas sûr à 100 % sur tout, vu l’immensité du sujet. Je n’ai pas la preuve que tout ce que j’écris existe vraiment. Par exemple, au sujet de la réincarnation, je n’ai pas le souvenir de vie antérieure. Pourtant j’y crois, ainsi qu’à la ressemblance entre l’atome et le système solaire. De même, dans des documentaires vidéo spécialisés sur le cosmos, certains éminents
scientifiques ne peuvent s’empêcher d’en faire le rapprochement. Tout cela me semble plausible et tout ce qui en découle s’explique. Je n’ai jamais rencontré une autre réponse aussi adaptée aux questions existentielles. En outre, les témoignages de personnes ayant vécu dans le coma quelque temps concordent avec ceux des grands sages qui ont été aptes à quitter leurs corps lors de leur vivant sur terre. Je n’ai jamais vu ni été en contact avec un fantôme. Je ne sais pas si l’au-delà existe vraiment. En ce qui concerne le développement spirituel, j’ai vécu assez d’expériences pour vous assurer que la sagesse qui émane de ce livre est authentique.
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Je crois cependant qu’il y a quelque chose et j’explique pourquoi dans un autre chapitre. Je crois en la télépathie, mais même si cela m’arrive de deviner à quoi pense quelqu’un, je sais que je ne suis pas un expert. Je ne communique pas avec les âmes des défunts, ne lis pas dans une boule de cristal. Je ne pratique pas la lévitation et je n’ai pas subi de transmigration. Je ne suis pas un médium. Je n’ai donc pas de pouvoir surnaturel. J’ai tout au plus une certaine sagesse due à la transcendance accompagnée par le détachement. Maintenant je ne dis pas que détenir ces pouvoirs est impossible, bien que je n’aie jamais connu quelqu’un de compétent en ce domaine. Il faut dire que je demande à chaque fois une preuve qui exempte tout trucage.
Les pouvoirs ne m’intéressent pas, car le temps passe vite. L’essentiel a toujours été l’introspection afin de comprendre et retrouver l’authentique enfoui. Je crois en la transcendance pour la vivre. Tout cela dans le but de me libérer de l’angoisse, de l’insécurité, de l’ignorance.
Vers l’âge de 30 ans, j’ai rencontré deux peintres d’exception dans ma vie. L’un, la soixantaine, peignait avec de la gouache sur des morceaux de contreplaqué, l’autre avec de la peinture à l’huile sur toile de lin. Les deux donnaient ou vendaient peu cher leurs oeuvres. Ils possédaient le talent à l’état pur. Ils ne sont plus de ce monde. Ils m’ont donné envie de les suivre. Malheureusement, il me fallait passer par un long apprentissage. En outre, je supportais mal les vapeurs des produits utilisés. Aussi, poussé par le désir artistique, je pratique la photographie. À mon avis, en peinture, que ce soit à l’huile ou l’aquarelle, le blanc et le noir purs sont à proscrire sur un tableau. Ils ne doivent servir qu’à teinter, nuancer les autres couleurs. Quelques-unes de mes photos sont dans ce livre. Ne cherchez pas le côté technique, mais le côté artistique. Quelque chose qui doit vous faire vibrer intuitivement, comme cela m’arrive. Aucune des fleurs représentées n’a été coupée, même celles en vase. Je les photographie dans la nature puis, avec un logiciel, les découpe pour former des bouquets. Je mêle parfois fleurs naturelles et artificielles. Actuellement, je monte des diaporamas de fleurs ou de couchers de soleil couplés avec de la musique chinoise ou de Pink Floyd entre autres. Ils seront peut-être en 2020 ou plus tard sur Google vidéo et seront signés Artho Bart ou A/B.
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Durant ma vie, j’ai beaucoup déménagé. Obligé, quand j’ai rejoint l’Assistance publique. Ça a été voulu volontairement ensuite. Je ne veux pas m’attacher aux lieux, tomber dans une routine, être englué dans l’illusion. Je n’ai jamais voulu vraiment m’installer sur Terre.
Je n’ai aucun meuble de valeur, tout est d’occasion. Posséder m’angoisse. J’ai un peu d’économies qui me permettent de ne pas avoir de soucis matériels, d’avoir l’esprit libre. Pas de décoration ni de babioles, uniquement le strict nécessaire. J’ai l’impression de vivre totalement dans la nature, dans mon petit appartement, à l’abri des intempéries. Ce n’est pas pour imiter les ermites dans leur caverne, mais parce qu’ainsi je me sens en communion avec le réel.
Je ne voulais pas passer toute mon existence à côté de la réalité. Je ne suis pas rentré dans le moule de la société ni dans aucun autre. Je considère que je n’ai pas à prendre cette décision.
J’existe, je peux être en proie à des sentiments, des passions et des frustrations. Le libre arbitre est l’outil à notre disposition pour les surpasser et s’épanouir.
Je n’ai pas envie d’être connu, j’ai surtout besoin de tranquillité. Si vous vous posez des questions sur mes écrits, comprenez et respectez d’abord les concepts les plus simples. Vous commencerez alors votre transformation et vous comprendrez petit à petit les états d’âme les plus difficiles à atteindre.
En Asie, avant l’évolution industrielle de ces dernières années, l’être humain fondait une famille. Quand les enfants étaient élevés, l’individu se consacrait alors à une vie spirituelle et souvent entrait dans un monastère.
55 ans, la retraite…
Quand on y arrive, on se dit : « ça y est, je suis libre ». En fait, la vie change, mais la recherche de liberté commencée dès l’âge de 15 ans doit continuer. Ce mot n’est valable que sur Terre. Je l’appellerai plutôt « préretraite ». La fin de l’activité terrestre n’arrive-t-elle pas qu’après la mort ?
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C’est lors de la retraite, où l’on est débarrassé de la pression sociale, que l’on peut accentuer et affiner le travail exécuté jusque-là. De plus, l’âge nous a rendus plus raisonnables. Bien entendu, il aura aussi fallu préparer cette période financièrement afin d’être libéré du souci matériel, mais ce n’est pas obligatoire.
Il y a toujours quelque chose à faire, pour s’améliorer et être utile. N’oublions pas qu’on est en train d’effectuer notre tâche sur Terre, mais je reviendrai là-dessus.
Les soucis matériels sont en grande partie disparus, rentier, on peut enfin réaliser ce qu’on n’a pas pu entreprendre durant la vie active. On abandonne beaucoup de choses qui nous semblaient importantes. On peut alors attacher plus de temps à la vie spirituelle.
Dès le premier mois, je devins bénévole dans un refuge d’animaux abandonnés, poursuivant ainsi ma transformation spirituelle.
J’avais déjà ouvert des portes intérieures et je savais qu’il y en avait d’autres, encore fermées. En outre, je devais écouter la voix de ma conscience qui a été pleinement satisfaite de ma décision.
Je compatis facilement. Ému, je ne me laisse pas submerger : il faut savoir se protéger, on ne peut pas être perpétuellement dans l’empathie. Je suis très à l’écoute des sensations et des émotions internes, connaissant maintenant les états d’esprit qui ont ou n’ont pas lieu d’être. Le passé tragique de ma vie a laissé des traces qui rejaillissent par moment, même si je sais que ce sont des chimères. Je fais partie sans doute du groupe de gens qui, dans cette vie, ont eu les plus importantes angoisses existentielles possibles, sans compter les dépressions qui les ont accompagnées. Dieu merci, j’ai malgré tout cela pu discerner le bon chemin. Je suis conscient que je ne connais pas, que je n’ai pas à prendre des décisions incompatibles avec le sens de la vie. Ce thème est développé dans une autre partie de ce livre. J’ai besoin de temps et de solitude. Avec ce que je sais, elle ne m’est pas du tout pénible, au contraire. Mes aspirations sont très différentes de celles de mon entourage. La spiritualité est une dimension très importante dans ma vie. Le temps est précieux, lorsqu’on est sur le chemin de l’évolution. Je ne recherche pas d’ami(e)s intimes, je préfère l’amour universel. J’aime beaucoup faire plaisir aux autres, surtout rendre service.
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Je relate du vécu : j’ai délibérément affronté certaines expériences pour ensuite en tirer profit, toujours pour évoluer. Par exemple, pendant la période propice à la vie des hétérocères, j’évite de sortir la nuit en voiture.
J’exprime dans ce livre ce que je crois. C’est sur les vérités qui y sont décrites que j’ai basé ma conduite spirituelle. J’assume ces écrits. Gardez l’esprit critique en les lisant, recherchez avec lucidité votre chemin. Si au départ vous êtes seul, à l’arrivée vous avez rejoint le vivant universel. En chemin, n’oubliez jamais le respect envers tout être, les récompenses suivront.
En ce jour, même si la santé me pose problème (hernie discale), je coule des jours heureux. J’ai retrouvé l’harmonie avec la nature, les êtres vivants, n’étant plus celui qui veut construire, qui désire, faisant confiance aux forces qui m’ont fait naître. Elles font le choix de ce qui m’arrive. J’ai pris conscience du rôle qui m’incombe, de ce que je suis, du comportement à suivre. Rien n’est mien, sauf la façon de me comporter. Dans ce qui se passe dans notre vie, tout a un sens : on est utile ou nuisible. Sur Terre, la signification nous est cachée, mais ne peut qu’exister.
Je ne sais pas où je suis, ni à quelle heure je vis. D’ailleurs, le temps et l’espace sont relatifs par rapport à leurs équivalents cosmiques. On ne peut savoir leur réalité, car tout réel repère est celui des forces supérieures, donc inconnu. Malgré l’intuition, je pense que l’on ne peut être
entièrement sûr, que quelque chose nous échappe toujours. J’en reparle dans le chapitre « l’éveil ».
J’écris, sachant que tout a déjà été dit. C’est un rappel que je souhaitais faire honnêtement à ma manière. Ce livre contient tout ce que je voulais transmettre. J’espère que je pourrais quitter ce monde avec le sentiment du devoir accompli.
Je procède dans l’écriture ou dans le montage de photos, toujours en tenant compte de mes biorythmes. C’est très important d’oeuvrer pendant les périodes adéquates.
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Mes écrits seront peut-être reconnus, perdureront. La réincarnation existe ? Je ne me souviens pas de mes vies antérieures. Aussi, si je me réincarne, je ne saurai pas que c’est moi qui en aurais été l’auteur. Je me considère plutôt comme un outil.
Après la mort, c’est pour moi une interrogation. Actuellement, je n’en ai pas peur. Pourquoi ? Je suis de ceux qui n’ont pas grand-chose à se reprocher, de ceux qui ont peu de choses à abandonner. En outre, ma démarche spirituelle me la fait accepter. J’ai bien profondément pris conscience que le corps, à partir d’un certain temps, nous lâche progressivement. Je pense qu’à mon dernier souffle il y aura un sentiment de soulagement, une grande curiosité, peut-être une impression de déjà vécu.
Imaginons que j’ai fait fausse route dans cette vie, qu’il n’y a rien après la mort. Ce cheminement aura assouvi mon besoin de me connaître et aura nettement amélioré mon existence.
Tout ce que j’ai appris avec les sages et les scientifiques a été passé au crible par la méditation et non absorbé automatiquement.
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RELIGIONS
« La science sans religion est boiteuse, la religion sans science est aveugle ».
Albert Einstein
.
Enfant, bien que mon père fût arabe, on m’a enseigné la Bible. On m’a imposé une religion sans me prévenir qu’elle était basée sur une transmission. Les grands prophètes ont plaidé pour l’amour et l’unité entre les individus. Je crois qu’ils étaient authentiques. Il est écrit que
Jésus conversait avec Dieu. En fait, il était en contact avec son super-être ou surmoi, décrit dans un autre chapitre. C’est le nom que lui donnent les orientaux. En occident il se nomme ange gardien.
La Bible n’a pas été écrite par lui-même, malheureusement, mais par des personnes beaucoup moins évoluées. Certains y ont amené leur touche personnelle afin d’agrandir leur pouvoir et leur richesse. D’autres, passionnés, n’ont pas hésité à y mêler le magique, en espérant une récompense divine. Dans la Bible, il n’est pas question de découvrir. Tout est déjà connu. Apprendre et croire les écrits. De nombreux faits extraordinaires sont relatés dans ses récits. Le plus marquant est que le Christ serait né d’une femme, sans que celle-ci ait été fécondée par un homme.
Ce genre d’affirmation m’a vite fait douter. J’entends, à la radio ce matin, un expert en histoire chrétienne dire qu’il a une chance énorme d’être devenu adepte du christianisme : « c’est la seule religion où il y a eu renaissance ». Il n’a pas compris que d’après le bouddhisme et l’hindouisme, la résurrection suit le décès de chaque être. Le corps meurt et l’esprit regagne le royaume de Dieu, bien connu des sages. Il s’agit de l’astral, endroit spirituel qui nous attend après la mort et d’où l’on vient. Il comprend de nombreuses dimensions aux vibrations différentes. Chacun y trouve sa place selon son degré d’évolution, la faculté de vibration de son aura. Jésus-Christ, être supérieur, après sa mort physique, pouvait en tant qu’esprit se matérialiser devant tout être humain.
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Prouver que la mort n’existe pas faisait partie de sa mission. L’enfer est le lieu où l’on est confronté à des épreuves. C’est sur la Terre et les planètes matérielles que l’on apprend, dans des conditions difficiles, des leçons qui nous permettent d’évoluer. Je pense que Jésus, comme certains grands sages, pouvait être en contact avec l’astral tout en étant incarné et habitant de la Terre. Il avait une mission, supérieure, car c’était un être très évolué. Cette vie l’a rendu encore meilleur. Après sa mort terrestre, il a pu rejoindre des lieux dignes de lui. Depuis, loin de la Terre, il oeuvre toujours dans le cosmos, ainsi que ceux qui sont devenus conscients. Son histoire a été transformée et ressemble un peu à l’histoire magique du père Noël pour moi. Cela s’est peut- être passé ainsi, mais je n’ai jamais pu observer un fait du même genre depuis ma naissance. Je croirais plus à la transmigration dans son cas. Cela dit, la Bible, telle qu’elle est, rend un grand service à l’humanité. Elle rend bon l’être qui suit ses préceptes. La religion chrétienne peut aider dans le sens dont elle nous fait comprendre qu’il y a quelque chose de supérieur. Un chrétien de ce fait peut atteindre la libération. Bien sûr, il doit remettre en question sa façon de voir le monde et lui-même.
Il faut s’en tenir, dans les religions, à un pack. Toutes les vérités y sont déjà inscrites. Un peu comme si vous n’aviez pas à réfléchir, mais à transmettre la parole à d’autres. Abandonnez la religion et ses principes et vous comprendrez véritablement ce qu’elle est.
La religion pure est celle d’où émanent toutes les autres religions existantes sur terre. On sent que dans la nature tout est lié, tout ce qui existe compose le grand tout. Tout est de la même essence, la différence est que chaque espèce a un rôle différent et complémentaire aux autres espèces. Dans chaque religion, on retrouve la vraie religion, mais aussi beaucoup d’incompréhension, de mauvaise interprétation. D’où les sectes, les clans, les guerres, etc.
La vraie foi est celle de la vraie religion. Connaissez-vous le groupe « UPPERROOM » ? Leurs vidéos et leurs fichiers audios sont présents sur Internet. En les regardant, vous comprenez ce qu’est la pure foi, la pure dévotion. Ils sont authentiques jusqu’au plus profond d’eux-mêmes. Mettez-les en favoris dans votre médiathèque, car c’est le genre de médias qui vous ouvrent des portes dans la recherche spirituelle.
On n’apprend pas à être. On est, et cela, personne ne pourra vous l’enseigner : ni moi, ni un maître, ni la religion et ses principes. Si tu conditionnes ton action par une voie ou des principes à la base, le résultat de ton action en sera lui-même conditionné, il n’y aura aucune libération. J’ai dépassé la soixantaine. J’ai remarqué que lors des catastrophes, des guerres, des injustices criantes, c’est bien Dieu qui essaie de régler les problèmes. Il ne le fait pas directement, mais par l’intermédiaire des êtres, car il est en chacun d’eux, en tout. Prenons les scientifiques par exemple : dans la recherche, ils sont les représentants des forces cosmiques pour améliorer le bon fonctionnement du grand Tout. Les grandes épidémies n’ont pas été éradiquées par un simple coup de baguette magique.
Les religions monothéistes placent Dieu à l’extérieur de l’individu. Comme beaucoup, j’y ai cru. Je l’imaginais, situé ailleurs, peut-être dans le ciel ou dans un autre endroit du monde. Je le voyais pourvu de tous les pouvoirs, agissant à distance, avec un regard sur tout et sur tous.
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Dans le bouddhisme, il est dit que tous les animaux de la forêt où méditait Bouddha se sont tus lorsqu’il a atteint l’illumination. Tout est habillé de façon solennelle pour impressionner le lecteur. Tout le monde sait que l’imagination peut être débordante lorsqu’il s’agit de faits qui touchent au sacré. Je crois que Bouddha a vraiment été choqué quand il a découvert la misérable vérité, hors de son palais. Cela l’a angoissé au point qu’il n’a pensé qu’à retrouver la paix. Ce qui fait qu’il a été sincère dans sa recherche. Puisant dans les connaissances spirituelles de l’époque, dans ses qualités de raisonnement et d’intelligence, il a pu découvrir la vérité. Comme à chaque fois dans ces cas-là, disciples et grands pontes ont transmis ce qu’on appelle le bouddhisme. Comme il s’agit d’une philosophie, la transmission des messages originels a été moins dénaturée. En outre, chacun peut expérimenter cet art de vivre. Comment s’améliorer si l’on ne se connaît pas ? Sur Terre, les mauvais instincts se manifestent, et, croyez-moi, il y a beaucoup à faire. Heureusement, les épreuves que l’on rencontre lors de notre existence nous apportent un peu de sagesse.
La voie médiane préconisée par Bouddha n’est pas de chercher à se trouver en dehors du monde de la souffrance, mais de ne pas demeurer complètement en lui. Elle n’est pas rigoureusement un point que l’on peut trouver précisément quelque part. Elle comprend une
marge d’erreur possible, sinon elle serait une voie excessive. Nous sommes des êtres imparfaits, nous faisons aussi des erreurs. Ça tombe bien puisque la voie médiane comprend une marge d’imperfection possible. C’est donc quelque chose qui n’est pas tendu exagérément vers un objectif de perfection. Jamais dans le Bouddhisme il n’a été question de s’attacher à une quelconque pureté ou une réalisation spirituelle donnée. C’est là d’ailleurs toute la différence entre le bouddhisme et les autres courants de type religieux.
J’ai été à chaque fois surpris lorsque je suis entré dans un temple en Asie. Les fleurs coupées sont très utilisées dans les rites religieux par des gens que l’on considère comme évolués. Comme elles sont vivantes, cela ressemble aux sacrifices d’animaux pour plaire aux dieux.
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J’apprécie beaucoup le bouddhisme zen. La posture « zazen » n’est pas obligatoire, cela voudrait dire alors que les handicapés ne peuvent pas pratiquer. Pour ma part, je n’ai jamais pratiqué le yoga. Relaxation et méditation ont été mes préférences. Cela dit, cette discipline peut apporter beaucoup à l’adepte.
Dans l’hindouisme, il y a une description intéressante de la réalité. On y parle de milliers de Dieux. De quoi dérouter. Il faut comprendre l’univers, en schématisant, comme une entreprise immense, ayant à sa tête le directeur, ses cadres directs, des sous-cadres et ainsi de suite jusqu’aux entités du bas de l’échelle. Ces dernières, même si elles ont moins de pouvoir, sont aussi importantes : dans chaque être, brille l’étincelle divine, une partie du grand Tout. Animal, plante ou autre, tout être vivant est une extension de Dieu. Sur Terre, par exemple, lors d’une naissance, les agents hospitaliers aident à l’accouchement. La femme qui accouche a été aussi intermédiaire pour que cela se fasse. Dieu étant en chacun peut ainsi agir partout.
Il y a bien sûr beaucoup d’autres croyances. Souvent, ce sont des religions majeures transformées par des gens influents afin d’en tirer un bénéfice personnel et pour satisfaire leur mégalomanie. Ils n’ont aucun mal à rassembler, car la plupart des gens, pour se rassurer, optent pour appartenir à un groupe. Comme les athées, ces pseudo-gourous vivent souvent à contre-courant des lois cosmiques. Toutefois mieux vaut avoir des croyances erronées qui vous rapprochent un peu de la bonne voie que des vérités authentiques qui vous font commettre des crimes.
Si la religion prône la discipline et le respect des autres, elle est à suivre. Que penseraient les grands prophètes face à tous ces crimes perpétrés afin que leurs enseignements soient respectés ? Tous ont enseigné amour et respect de l’autre. Aucun n’a déclaré que quiconque pouvait prendre des décisions allant à l’encontre des lois cosmiques ou s’installer comme représentant de Dieu.
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Le dernier prophète inspiré est mort depuis 2000 ans : assez de temps pour que ses conseils aient eu le temps d’être dénaturés. Heureusement, pour celui qui se fie à la raison, à la logique, il existe toujours quelque part des sources authentiques. On peut aussi trouver en soi-même la solution. Dans ce livre, les concepts expliqués, bien compris et les conseils correctement suivis vous amènent à redécouvrir votre bonne conscience de manière très affutée. Elle est essentielle et pleine de sens, car elle émane du surmoi. Elle agit comme une boussole. Elle peut vous indiquer ce qui est bon ou mauvais pour votre bien-être, pour les autres. Couplée avec le libre arbitre, elle indique la voie médiane, la sagesse. Elle nous fait éviter de vivre contre nature et nous permet d’être en accord avec le plus profond de soi.
Je dois, ici, vous mettre en garde : il se peut que des personnes prennent subitement conscience que la religion qu’ils pratiquaient jusqu’alors avait des bases peu solides. Libérés de ses contraintes, ils vont changer leur point de vue et peut-être prendre de mauvaises orientations. À eux de rester prudents, c’est très important. Ne pas oublier que dans chaque religion, il y a des vérités à conserver.
Je me suis penché sur les philosophies asiatiques et le soufisme. Ces courants de pensée m’ont paru plus empreints de vérité originelle que d’autres.
Tout serait plus simple si nos sens pouvaient tout déceler. L’invisible existe. On peut toutefois en deviner une partie ou la ressentir à un certain stade de l’évolution. On n’a pas encore inventé la machine à voir l’aura des êtres ou autres manifestations ésotériques. Mais nous possédons la raison, la faculté de méditer. Avec le raisonnement mathématique, on a découvert beaucoup de choses qui nous étaient cachées sur le cosmos. De même par la méditation et l’intuition, on peut acquérir une conscience profonde de ce que l’on est. Ce qui n’est pas palpable, vérifié scientifiquement, n’est pas considéré comme une vérité absolue. La transcendance spirituelle est dans ce cas. Elle ne se révèle qu’à l’individu lui-même. C’est une expérience personnelle, la preuve n’est donnée qu’au pratiquant.
La foi est essentielle et se doit d’être authentique, quelle que soit la religion. Elle est la force qui nous permet d’être vertueux, d’évoluer. Sans celle-ci, Mère Teresa n’aurait jamais accompli une si grande tâche. À un âge avancé, elle a commencé à douter, non de ses actions, mais du sens qu’elle donnait à ses croyances chrétiennes. Je crois alors que son âme commençait à être profondément récompensée de son comportement jusque-là.
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Je crois qu’il y a trop de religions en ce monde. Cela a un côté pervers. Les adeptes se sentent différents des autres même si les prophètes enseignent les mêmes grandes vérités qui sont amour, respect de la vie et discipline. Tout ce qui divise peut engendrer des conflits. Alors, aveuglés par la haine, les adeptes en oublient les préceptes fondamentaux. Le mot Dieu est à l’origine de beaucoup de violence et de passion sur Terre, à tel point qu’en Europe de plus en plus de gens préfèrent devenir laïcs.
Mon rêve serait de voir s’instaurer une organisation du même genre que l’ONU, qui serait dépositaire de la science philosophique. Elle exercerait un pouvoir sur tous les pays. Elle serait composée de savants scientifiques, de maîtres spirituels authentiques, voire d’historiens. Elle méditerait de façon logique et intuitive sur la réalité, comme je l’ai fait pour écrire ce livre.
Une philosophie de vie est plus saine à vivre qu’une religion. Je crois que comprendre l’Univers est la meilleure solution. Comprendre qui est Dieu, notre lien aux autres. Cette prise de conscience ne peut que nous rendre plus heureux et voir notre conduite s’améliorer. Il faut apprendre intellectuellement, mais aussi intuitivement. Cela passe par une bonne connaissance de soi-même, sans s’identifier à un autre. Ainsi, naturellement, nous devenons vertueux et plus déterminés. Si l’on est apparu sur Terre, c’est qu’il y a une raison. Mis dans certaines conditions, nous devons vivre. Croyez-moi, vous ne serez pas punis si vous abandonnez ou modifiez votre manière de conduire votre vie spirituelle.
Bien entendu, vous devrez garder les bonnes manières, privilégier l’intuition et mener une vie en accord avec les lois cosmiques.
À moins que la prise de conscience ne se développe en vous, toute votre vision est fausse, toute votre culture n’est simplement qu’une mince pellicule qui peut être détruite par quiconque. Mais lorsque votre moralité est issue de votre conscience et non le fruit d’une certaine discipline, alors c’est une chose tout à fait différente. Dans chaque situation, vous répondrez à partir d’elle et tout ce que vous ferez sera juste. La conscience ne peut pas générer le mal. C’est son ultime éclat. Ce qui émane d’elle est simplement beau, est simplement juste, et cela sans aucun effort, sans aucune pratique. Aussi, plutôt que d’élaguer l’arbre, coupez ses racines. Et pour couper les racines, il n’y a pas d’autre méthode que celle-ci : être vigilant, être méditatif, être conscient.
C’est cette conduite qui a été adoptée par les grands sages depuis des millénaires. Ici, tout le monde est concerné, même les athées. Il ne s’agit pas d’adhérer à une religion. On peut piocher des vérités dans toutes celles existantes, après les avoir analysées sérieusement. Je n’ai adopté aucune d’entre elles en particulier. Je suis moi et si l’on part du principe que l’on ne doit pas nuire à la nature vivante, on est sûr de ne pas se tromper. Respecter tout ce qui vit, ainsi que nous-mêmes, c’est aussi respecter son surmoi, le surmoi des autres et remplir la tâche qui nous est allouée.
Je ne me considère pas comme religieux, même si je me suis aidé des différentes doctrines existantes et des vérités scientifiques pour me développer spirituellement. Je considère mon corps comme un temple renfermant l’esprit et toutes vérités essentielles.
Toutes les religions et les philosophies authentiques se retrouvent dans ce livre si l’on veut bien l’interpréter correctement.
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DIEU, C0SMOS.
» Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito « .
Albert Einstein.
Il y a forcément quelque chose d’invisible, supérieur, qui permet au visible d’exister. Ce dernier ne peut être à lui seul. Les scientifiques décèlent toujours plus de secrets pour comprendre uniquement la matière avec des instruments : microscope, fusée, etc. Le sage découvre l’esprit par la méditation.
Fermez les yeux, observez l’environnement, cette partie supérieure qui est l’intermédiaire entre votre conscient et une autre partie plus évoluée encore qui vous permet de vivre. N’essayons pas d’agir, laisser passer les pensées sans s’y attacher. Ne leur donnons pas de sens. À notre stade d’évolution actuelle, nous n’avons pas les qualités nécessaires pour comprendre l’absolu.
Nous sommes programmés dès l’enfance par la société et l’on oublie l’essentiel de la vie. On en vient à en parler comme quelque chose d’étranger, de bizarre, d’angoissant. Dieu est mort, clament certaines personnes happées par la société et le maître « Égo Dollar ». Il n’est pas mort, car il est toute vie en chacun, même quand on est illusionné, ou quand notre libre arbitre endosse toute responsabilité.
La question que l’on doit se poser n’est pas s’il existe, mais à quoi ressemble-t-il ? Les scientifiques ne devraient-ils pas essayer d’envisager le fonctionnement du cosmos comme celui d’un corps immense ? Cela orienterait peut-être leurs recherches dans le bon sens. Le fonctionnement des phénomènes du cosmos que l’on perçoit dans notre galaxie ressemblent bien à ce qui peut se passer, à une autre échelle, dans le fonctionnement’intérieur du corps. Les trous noirs pas exemple sont tous petits à l’échelle du corps cosmique. Ce dernier ne ressent pas à mon avis leurs effets, un peu comme nous on ne ressent pas toutes les sensations émanant du corps, surtout les plus minimes. Plusieurs éminents scientifiques entrevoient enfin la possibilité que l’atome, à moindre échelle, puisse ressembler au système solaire : les électrons tournent autour du noyau comme les planètes autour du soleil. Pour argumenter, prenons la vie terrestre comme étalon : la Terre fait le tour du soleil pendant 24 heures. Savez-vous combien de temps met un électron pour faire le tour du noyau ? Que penser alors de l’infiniment grand ? Tout ce qui est construction de maisons, de routes, etc. ne ressemble pas à un électron d’un atome corporel bien sûr, mais à un électron du système solaire ou à la Terre plus précisément. Cela dit, sur les atomes de notre corps, il doit se passer aussi bien des choses dont certaines sont essentielles, car tout ce que l’on ne contrôle pas ne pourrait pas s’exécuter. Tous les pays devraient oeuvrer ensemble pour effectuer des recherches sur le monde infiniment petit. Il serait bon de découvrir ce qui se passe sur la surface d’un électron par exemple. Il faut toujours garder à l’esprit l’idée que nous ne sommes pas seuls. Si on a compris intellectuellement cela on ne l’a pas toujours assimilé.
Le vrai Dieu est en tout être vivant. il est maître des décisions essentielles (naissance, animation pendant la vie même pendant le sommeil, mort, etc.)
J’ai quelquefois été averti de l’arrivée d’accidents graves imminents, non avec les sens, mais comme par une intuition. Cela a dû vous arriver aussi. Maintenant que j’ai écrit un livre, que j’aie créé un site, qu’en sera-t-il alors de cette protection ? Ma tâche n’est pas terminée, il me reste à répondre aux questions des visiteurs : voir moyen de contact dans l’article « perso » .
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On a une idée bien inexacte de la vérité, d’où beaucoup de violence à travers le monde. Qu’on arrête de tuer au nom de Dieu, on fait là une erreur grave qui s’inscrit dans l’aura du meurtrier.
Nombreux sont ceux qui le critiquent, à cause des guerres, des injustices. Et que penser de ceux qui disent n’avoir « ni Dieu ni maître ». L’esprit cosmique habite les planètes, les électrons, les soleils, ainsi que les noyaux atomiques. Il serait bon que vous consultiez les livres suivants : « Les secrets de l’aura », édition « J’ai lu », et « La sagesse des anciens », édition « Stanké », écrits par Lobsang Rampa. Tout y est très bien expliqué. Sans doute serez-vous ensuite tentés de lire tout ce qu’il a écrit. Dans ce cas, sachez qu’à mon avis, il a très bien retransmis les connaissances des êtres les plus sages du passé. Toutefois, j’ai de sérieux doutes sur ce que l’auteur dit de lui-même, de ses pouvoirs : il a prédit l’apparition d’un messie en 2005, une troisième guerre mondiale au vingtième siècle, la venue d’extra-terrestres aux environs de 2008. De plus, il n’a jamais prouvé les pouvoirs qu’il disait détenir. Il n’a pas non plus été reconnu officiellement par le dalaï-lama ni par les spécialistes du Tibet. À part cela, cet homme est digne d’écoute. Beaucoup d’amour et de compassion pure ressortent de ses livres.
J’aimerais aussi citer le Bouddha : « Je ne suis pas bien sûr que le réel soit impermanent et dénué d’identité propre. Les phénomènes, oui, sont impermanents et dénués de nature propre. Mais il y a un non né (c’est-à-dire permanent), non composé (c’est-à-dire ayant une nature propre). Qu’est-ce que le non né, le non devenu, le non composé sinon le réel ? Pour que l’impermanent dure, il faut bien quelque chose de permanent dans quoi il puisse durer. Il y a un non né, non devenu, non conditionné, non-composé. Si ce non né non devenu, non conditionné, non-composé n’existait pas, il n’y aurait aucune évasion possible pour le né, le devenu, le conditionné, le composé ».
À mon avis, pendant la vie terrestre, seule la porte de la conscience nous est ouverte vers l’infini. Pour correspondre avec elle, il faut s’en montrer digne, la considérer comme un observateur supérieur intérieur dont on fait partie. Instaurer avec elle un code de bonne conduite. La consulter en imaginant ce que vous voulez faire et sentir si elle accepte. On doit l’ajouter aux cinq sens traditionnels. Elle est de nature spirituelle en rapport direct avec l’intuition et le surmoi qui est l’intermédiaire entre nous et des entités infiniment supérieures. Il faut apprendre à capter ses messages, en tenir compte. Elle est synonyme de vérité, contrairement aux autres sens et elle permet d’évoluer. La plupart des gens n’y ont pas accès, car ils n’y croient pas et leur égo est trop prisonnier de l’illusion. Il faut arrêter de penser que nous
sommes la conscience. Elle est la partie des forces supérieures qui nous gouvernent. En la regardant ainsi, on se libère d’une fausse individualité.
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On a bonne conscience lorsqu’on utilise correctement le libre arbitre qui nous est prêté : cela signifie que le surmoi apprécie. La conscience n’est pas seulement un état d’âme bon ou mauvais, c’est aussi une communication avec quelque chose de supérieur et d’invisible sur Terre. Une amibe dans son environnement ne peut comprendre la complexité du cerveau humain. De même, incarnés, nous ne pouvons imaginer précisément ce qui est incommensurablement supérieur, le cerveau du corps cosmique.
Je voudrais, avant de continuer, définir le terme « particule » que je vais beaucoup employer par la suite. Dieu est partout, dans chaque être, car il est toutes les entités résidant dans notre troisième dimension et dans toutes les autres. Nous sommes des particules sur un électron du corps cosmique que l’on nomme Terre. On peut imaginer que sur les électrons de tous les corps il y en a aussi, douées selon les besoins du lieu. Je donnerai plus de détail dans le chapitre : « qui sommes-nous ? »
Prenons l’exemple d’un atome grossi à l’échelle du système solaire. Je le répète, les électrons se meuvent autour du noyau de la même façon que les planètes tournent autour du soleil. Dans notre corps, ne peut-on pas considérer que d’infinitésimales particules oeuvrent sur les atomes de nos organes ? Que pour elles nous sommes Dieu, que leur environnement leur semble permanent, que l’électron où elles résident ressemble à notre Terre ? Ces particules ne pensent-elles pas avoir une identité propre ? Bien sûr, tout cela considéré à leurs niveaux d’intelligence. Celles vivant dans les atomes ont sans doute une intelligence proportionnelle aux besoins de leur rôle. Quand elles participent à notre digestion, ne sont-elles pas soumises à l’instinct de conservation comme nous en transformant la nourriture ?
Dans notre cerveau, il y a des milliards et des milliards de connexions. Cela ressemble, à une autre échelle, à la toile cosmique spirituelle qui nous est en partie invisible. La toile visible sur Terre pourrait être décrite par l’organigramme suivant : président/ministre/préfet/député/maire/patron/parents etc. Il faut savoir que chaque responsable est de passage et durant son mandat, si l’on peut dire, l’individu apprend. Agit-il correctement ? Il peut améliorer son aura ou la ternir, et influer sur son avenir dans l’au-delà. Quelle que soit la différence entre les atomes et les systèmes solaires, entre les entités, entre les dimensions, tout ce qui existe fait partie d’un seul être qui peut-être appartient à un autre organisme. Aussi, en augmentant notre bien-être, on accroit celui de Dieu. Le cosmos peut ressembler à une grande machine en fonctionnement. Comment un seul dieu pourrait-il tout diriger ? Je crois que plusieurs dieux existent à la tête du cosmos. Un peu comme dans une assemblée où les membres sont renouvelés. À ce point de vue là, dans une dimension bien supérieure, tous sont accomplis et compétents. Comparés à eux, nous leur ressemblons comme un ver de terre nous ressemble, et encore… Mais nous avons la faculté d’évoluer. Chaque élément et chaque être qui composent le cosmos ont un rôle important. Nous ne sommes pas nés par hasard sur Terre.
Dieu ou le Grand Tout pense et nous faisons partie de sa pensée. C’est l’interaction des éléments que nous sommes qui lui permet de trouver des solutions.
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Dieu nous observe comme nous nous observons. Ce sont ses extensions qui s’occupent de ses sous-extensions situées dans une dimension différente. Ces dernières s’occupent de leurs sous-extensions et ainsi de suite. Nous ne voyons pas notre surmoi, bien qu’on y est relié, car il se trouve dans une dimension supérieure. Les surmois ne peuvent pas descendre entièrement sur Terre, ils vibrent à une fréquence trop élevée. Voit-on l’air ? Par compte ils peuvent y envoyer certaines parties d’eux-mêmes, moins pures, qui vibrent à une fréquence moindre du fait qu’ils sont incarnés. Ce sont tous les êtres vivants terrestres. L’US Navy authentifie ce mois de septembre 2019, 3 vidéos d’ovnis filmées par ses pilotes. Dans notre troisième dimension, on a encore bien des choses à découvrir. Tout est toutefois en relation comme une toile d’araignée. N’avez-vous jamais entendu parler de l’inconscient collectif ? Le but est que le cosmos continue à fonctionner. La nature doit survivre, aussi l’intérêt principal est d’abord le groupe et ensuite l’individu. Chacun a la responsabilité qu’il mérite et qu’il méritera, car on peut s’améliorer.
Plus on se libère de l’égo, plus les sensations intérieures sont reconnues comme celles du surmoi, car il n’y a pas interprétation. S’intéresser au monde intérieur c’est observer en nous ce qui se passe quand on n’intervient pas. Par exemple, quand on est détendu sur son lit, les yeux fermés, dans l’obscurité de la chambre, il faut contempler ce qui est visible, sans penser. Avec l’habitude, on peut discerner quelques couleurs très pures. Ce sont celles de l’aura, le pur esprit. Ces couleurs sont toujours en mouvement. Avec entraînement, elles nous apparaissent de mieux en mieux. Si l’égo n’intervient pas, on peut considérer que l’on observe Dieu, ce que l’on peut en voir tant que nous sommes sur cette planète. L’aura est totalement différente du corps et du monde matériel.
Orienter notre attention sur ce qu’il nous est possible de voir de lui. Ouvert ainsi, il n’y a pas de place pour les pensées, seulement pour la contemplation.
L’univers, organisme vivant, est en expansion, comme s’il grandissait. Il est prouvé scientifiquement que les galaxies s’éloignent les unes des autres. Il est aussi en évolution spirituellement : les démarches des créatures terrestres, entre autres, font qu’apparaissent des mutations génétiques.
Des forces différentes le composent pour fonctionner. Sur Terre il y a des lois que l’on croit immuables. Elles sont complètement différentes dans l’infiniment petit. Et qu’en est-il dans l’infiniment grand ? Elles permettent les extrêmes, sinon tout serait rigide, sans mouvement et sans vie. Tout a son contraire : bien et mal, nuit et jour, froid et chaud, etc. Par exemple, une voiture ne roule que si sa batterie a un pôle positif et un autre négatif. Ces forces électriques constituent l’esprit cosmique dans notre troisième dimension dont le rôle ressemble un peu à celui du système parasympathique dans le corps humain. Elles sont régies par des forces
beaucoup plus subtiles. La principale est l’imagination. Sans elle, rien ne serait créé, rien n’existerait ou n’aurait survécu. C’est elle aussi qui permet le libre arbitre. Elle est malheureusement parfois cause de fantasmes qui freinent notre évolution spirituelle.
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Les choses changent et sont remplacées. On s’en aperçoit dans notre environnement, mais cela est vrai aussi pour l’infiniment petit et l’infiniment grand. Le cosmos est quelque chose de vivant, non fini, qui a besoin de toutes ses parties pour évoluer. Les scientifiques découvrent que la matière et l’énergie noires existent. Ces dernières sont peut-être des intermédiaires entre la troisième et la quatrième dimension qui ne peuvent être directement séparées. Toutes les dimensions doivent respecter cela pour s’articuler. Dieu est dépendant d’elles à cause du libre arbitre des éléments qui les habitent. Aller dans le bon sens est le rôle de chacun. Ainsi, les associations humanitaires sont à bien différencier de celles animées deux responsables aux arrière-pensées politiques ou qui ne pensent qu’à accumuler de l’argent pour leur bien-être personnel au détriment du reste. On voit bien que ce monde terrestre est une école où l’on apprend par la souffrance. Il est très imparfait quand on découvre ce qu’il s’y passe.
On ne peut pas voir l’esprit, énergie subtile, car les molécules qui le composent sont encore plus espacées que celles de l’air. On ne perçoit que la matière, froide, neutre qui est de l’énergie condensée. L’esprit incarné ne voit que par les yeux imparfaits du corps humain. Ce n’est qu’après la mort que l’esprit, libéré de son enveloppe, peut voir, entendre etc., avec une grande acuité.
La Terre, comme toutes les planètes matérielles, ferait partie de l’inconscient cosmique. Pilote automatique, parasympathique, intelligence artificielle, internet, tout cela se ressemble n’est-ce pas ? Un lien avec le subconscient du corps cosmique ? À ne pas confondre avec le conscient cosmique qui est le générateur d’influx, le créateur. Les terriens sont soumis à des passions, des instincts, entre autres, et en viennent à commettre des meurtres, car ils ne savent pas. En arrivant à se libérer de l’ignorance, ils gagnent leurs places dans les planètes spirituelles du conscient cosmique où l’on découvre plus de vérités, là où il n’y a plus de réincarnation.
Dans le cosmos, tout est électricité et vibration, même la matière qui est de l’énergie condensée. Tout est vivant, tout est Dieu, rien n’est à part.
L’animal est moins embarrassé par l’intellect ou par un égo surdimensionné. Il nous montre un autre visage de Dieu dans la société.
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Il existe différentes dimensions, chacune vibrant à une fréquence différente. Ainsi, il existe des mondes parallèles habités, incrustés les uns dans les autres, un peu à la manière des poupées russes. cela s’explique par le fait qu’ils ont des molécules plus ou moins espacées par rapport aux autres. Par exemple, nous vivons dans un monde à trois dimensions : longueur, largeur,
hauteur. Il existe un monde à quatre dimensions. C’est le monde de l’au-delà, d’où l’on vient avant d’être incarné. Ses molécules sont si espacées qu’il n’interfère pas avec le nôtre. Ses habitants sont ceux que nous appelons âmes. Vibrant à une plus grande fréquence, elles peuvent traverser un mur terrestre sans gêne. Elles sont en attente d’être incarnées sur Terre ou d’être élevées vers une dimension supérieure. Dans la 4e dimension, le monde y est plus évolué, les êtres possèdent plus de sagesse et de pouvoirs. Nous y allons à notre mort et y restons en attendant une nouvelle réincarnation sur Terre que nous préparons avec des conseillers. Certains êtres peuvent rester dans l’au-delà, en ayant terminé avec le cycle terrestre.
Il y a aussi la 5e, la 6e dimension et ainsi de suite. Quand on progresse, on change de dimension. On acquiert alors plus de connaissances à chaque fois jusqu’à tout comprendre et être en mesure de correspondre directement avec son surmoi. Encore une fois, toutes ces descriptions émanent des grands sages. Je ne fais que de les rappeler, les croyant plausibles. Je pense que les habitants de la Terre se sont trop éloignés de ces connaissances qui ne peuvent que les rendre plus heureux, plus en accord avec leur nature.
L’âme incarnée sur Terre vibre à une fréquence moindre du fait qu’elle est reliée au corps d’enénergie condensée. D’où la facilité de l’esprit, ou aura, à s’y mêler, ayant des molécules plus espacées.
La Terre et les planètes matérielles sont bénies des dieux : isolées, sans repères, ces écoles sont peuplées d’êtres qui doivent trouver la vérité par eux-mêmes. Prenons l’exemple de quelqu’un de riche qui tout à coup, lors d’un cyclone, perd tout son patrimoine et parfois même quelqu’un de sa famille. Son désarroi est d’abord total et nous ne pouvons avoir que beaucoup de compassion face a ce spectacle. Avec le temps, la souffrance amoindrie, il va pouvoir en déduire entre autres que matériellement rien n’est acquis définitivement. Ce sera de même pour les spectateurs. Les anges gardiens, situés dans une dimension différente, y envoient leurs parties que nous sommes pour se corriger. Alors, les terriens, plongés dans le subconscient cosmique, doivent y effectuer certaines tâches puis se libérer de l’illusion. La Terre voit partir des âmes qui ne se réincarneront pas, appelées à des lieux supérieurs. Elle en voit arriver d’autres, en cours d’évolution, arrivant de dimensions inférieures.
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Vous écoutez les informations, lisez les journaux et vous découvrez les atrocités commises dans ce monde. Il y a les bourreaux et les victimes. Ces dernières, d’après les sages, étaient pour certaines, néfastes dans une autre vie. Dans l’au-delà, où les conditions sont différentes, elles ont pris conscience de leurs comportements. En souffrant actuellement, ils éliminent leur karma négatif et apprennent des leçons qui leur serviront ensuite. Ils pourront enfin envisager une remontée dans l’échelle du cosmos spirituel. Quand on voit toutes les catastrophes climatiques que l’on subit, tous les meurtres aussi, on peut imaginer que les forces supérieures sont impuissantes à les résoudre, à moins qu’elles s’en servent. Il est vrai que si la mort n’existe
pas, qu’il y a réincarnation, la vie telle que nous la voyons n’a pas la même importance que celle vue par le surmoi.
Dieu regroupe toutes les forces qui sont à la base de tous les êtres, de l’univers, ce qui fait que tout a un point commun. Sur Terre, tout ce qui est vivant comporte un génome, que ce soit une plante ou un animal. La matière est aussi Dieu, elle est son énergie condensée.
L’univers cosmique est un corps vivant plus ou moins semblable, à une échelle de grandeur différente, à celui des êtres terrestres. On y retrouve le désir de grandir, de se renouveler, de dominer, de survivre, etc. Prendre en compte non seulement le corps humain, mais aussi celui des autres avec leurs caractéristiques dominantes. Par exemple, les arbres peuvent s’apparenter à l’appareil respiratoire, les rochers aux os, la terre à la chair, la vache à une mamelle, le chien à un nez, etc.
L’univers nous transmet de la nourriture par l’intermédiaire du soleil entre autres. On peut imaginer qu’il possède un appareil digestif et qu’il vit dans un monde où il trouve cette substance. Ou alors se nourrit-il peut-être de lui-même.
Les forces ont le pouvoir d’exercer à l’endroit le plus reculé. Celles de la dimension C par exemple sont des émanations des forces de la dimension B et chapeautent celles de la dimension D. La force A est la source de toute force. Dans chaque dimension, les anges gardiens existent et transmettent une partie de cette force. Il faut rappeler ici que surmoi et ange gardien désignent la même entité supérieure.
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Les scientifiques ont découvert, en étudiant la physique quantique, que les lois ne sont pas obligatoirement les mêmes partout. Toutefois, elles sont toujours contrôlées par la source. Vu nos qualités humaines, que dire alors de celles qui nous permettent de vivre ? Les forces cosmiques dirigent tout, physiquement et spirituellement. Chaque entité en est représentante, à n’importe quel niveau où elle se trouve, et a son rôle à jouer.
Dieu est comme une usine composée de tous les êtres vivants. D’après les anciens, l’esprit cosmique pensant ressemble à une équipe composée de nombreux dieux qui gèrent une immense entreprise. Celle-ci posséderait des succursales nombreuses sur cette terre, appelées pays. Les villes seraient des sous-succursales. Tout cela serait sous la protection de manus plus ou moins importants qui obéissent au Manu de la Terre. Ce dernier, qui n’est pas Dieu, a des comptes à rendre à un niveau supérieur. Les manus qui demeurent dans l’astral sont des êtres qui ont vécu sur Terre et ont été nommés selon leur valeur.
Chaque entité a tout de même son libre arbitre dont elle use généralement. L’organigramme se continue sur Terre par les présidents, les maires… que d’extensions. Toutes celles incarnées ne sont pas des entités supérieures, mais leurs surmois ont besoin de cette situation pour évoluer. Parfois, malheureusement, elles reculent. Surmois, manus, entités supérieures ont un lien avec
nous. Nous ne le percevons pas, car ces essences résident dans des dimensions différentes. Le surmoi est très important en ce qui nous concerne. En Asie, on le nomme adhyatma. En Occident, il est appelé ange gardien ou super-être. Nous sommes une de ses parties, celle qui se trouve sur Terre. Il récolte les expériences que l’on vit, enrichit ainsi sa mémoire et nous épure. Nous y sommes reliés par un faisceau de molécules qui vibre à grande vitesse. C’est par ce faisceau que le surmoi transmet l’énergie nécessaire à la vie du corps, entre autres. Cela concerne aussi tout être vivant, plante ou animal. C’est aussi par ce faisceau qu’il enregistre les leçons que l’on apprend. Lorsqu’il a récolté ce dont il avait besoin, nous ne sommes plus obligés de nous réincarner sur Terre.
Certains dans l’histoire ont cru que tuer ceux qui ne pensaient pas comme eux les rendrait plus méritants. Ils n’ont pas compris que nous tous appartenons à la nature. Aussi, en détruisant leurs semblables, les responsables changent spirituellement. Ils deviennent différents et reculent dans leur évolution. Ils causent aussi l’appauvrissement spirituel de leur surmoi. À un moment ou à un autre, ils seront malgré eux ramenés vers la réalité : rarement dans la même vie, car ils sont trop aveugles. Leurs prochaines vies seront malheureusement douloureuses : c’est par la souffrance que l’on se remet en question.
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Je pense que la Terre est une école pour certains, mais aussi une prison pour d’autres. Ces derniers ont une vie difficile afin d’expier des méfaits perpétrés dans une ou plusieurs vies antérieures. Courage, résolvez les problèmes que vous rencontrez. Ainsi, vous devenez plus fort, vous accomplissez la tâche qui vous incombe et vous améliorez votre karma.
Nous ne voyons pas notre ange gardien pendant notre séjour sur Terre, car il se trouve dans une dimension différente, vibrant de façon nettement supérieure à la nôtre. L’être humain est trop fragile pour prendre complètement sa destinée en main. Il doit comprendre qu’il n’est pas seul. Votre corps et votre argent composent entièrement votre capital ? Pourtant vous aurez à les abandonner le moment donné.
Nous sommes bien conscients que nous ne maîtrisons pas la digestion après un bon repas. Pourtant, elle ne se fait pas toute seule. Qui y veille ? Prendre conscience qu’on est dépendant, qu’on ne se familiarise pas assez avec ce qui fonctionne en permanence dans le corps et dans l’esprit. Observez les sensations, les manifestations à l’intérieur de nous-mêmes, celles qui tirent les ficelles.
Prenons l’exemple des abeilles. Dans une colonie, il n’y a qu’une reine. Elle a le même génome que les ouvrières. D’après les scientifiques, la différence s’expliquerait par le fait qu’elle serait la seule à manger de la gelée royale. Cette explication ne m’a pas suffi. Ma question est : si c’est le cas, qui sélectionne l’élue, parmi des milliers d’autres, à manger ainsi ? Il y a bien là quelque chose derrière tout ça.
Il y a des réalités à prendre en compte, mais souvent on ne les voit pas. La raison est que nous sommes illusionnés par nos sens, de fausses croyances, l’envie de devenir important. Les gens se placent en observateurs extérieurs de la nature, alors qu’ils en font partie.
Dans les différentes religions, il est dit que Dieu est partout. Cela signifie qu’il est en partie, en chacun de nous, mais aussi dans les planètes, dans l’espace, dans les manus, dans les anges gardiens, partout. Toutes les mémoires individuelles des êtres vivants sur Terre et ailleurs apportent à la mémoire cosmique, comme tous les subconscients individuels s’ajoutent au subconscient cosmique. Tout est relié et forme Dieu. Vous allez peut-être penser que l’on ne voit rien de tous ces liens. Vous ne pouvez qu’y croire ou pas. Voyez-vous l’influx nerveux qui circule dans les nerfs ? Certes, on peut le détecter avec l’appareil adéquat. Mais notre lien au surmoi est beaucoup plus subtil et encore indétectable à notre époque.
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Notre mort ne préoccupe pas le super-être, car il sait que seul le corps meurt. Le plus important pour lui est que la tâche soit accomplie. En outre, dans la dimension où il séjourne, le temps de notre vie terrestre ne dure, pour lui, que le temps d’un clin d’oeil. Le temps ne s’écoule pas partout de la même manière dans l’univers. D’après Einstein, dans notre dimension, si on voyage dans l’espace durant un an à la vitesse de la lumière et qu’on revient sur terre, il s’y sera passé 10 000 ans. Cela peut aider à comprendre la différence de la notion de temps entre chaque dimension du cosmos. En fait, le corps ne meurt pas, car il n’a jamais été vivant. Il n’est qu’un amas de matières, d’énergie condensée, assemblé par l’action de l’esprit. Quand l’âme quitte la Terre, la matière redevient poussière.
Dans notre corps, l’esprit se caractérise par l’électricité. Elle circule dans le système parasympathique et dans le cerveau, détectable, entre autres, par l’électroencéphalogramme. Il y a aussi l’énergie du surmoi. Nous détectons dans le cosmos quelques-unes de ces forces matérielles et spirituelles, les autres étant encore recherchées ou insoupçonnées. Les scientifiques savent par exemple que la matière noire existe dans l’univers, mais ne peuvent pas la détecter avec les moyens actuels.
Tous les lieux de culte sont fréquentés. Rares sont ceux qui considèrent leur corps comme un temple, leur conscience comme bonne conseillère. Et pourtant une partie divine est en eux : c’est à elle qu’on s’adresse s’il y a dévotion.
Chacun est abusé par ses sens. Tout paraît fixe, plein. Pourtant, tout change à chaque instant. Tout est composé de molécules et d’atomes en mouvement. Il y a un vide énorme entre ces particules physiques en mouvement. On peut le comparer au vide dans le système solaire à une échelle différente. D’après les scientifiques, si on supprimait ce vide à l’intérieur de la Terre, en obtiendrait une boule de la taille d’une bille. Sa masse serait si grande et son poids si lourd, que bien sûr on ne pourrait pas jouer avec. Le cosmos est-il un corps vivant ? Notre corps est-il un univers pour les minuscules particules qui habitent nos atomes ? Je pense que ce serait une erreur de croire que Dieu ressemble obligatoirement à un humain ou à un animal. En fait, on ne
peut le décrire ici-bas. Prendre conscience de l’infiniment grand, et de l’infiniment petit. Il existe des milliards et des milliards de galaxies, même si on ne les voit pas, ainsi qu’un nombre incalculable d’atomes. Tout cela bien orchestré par les forces universelles. Après cela, ceux qui croient que l’homme est au sommet de l’évolution vont devoir réviser leurs bases. Trous noirs, matière noire, trous blancs, tous servent au bon fonctionnement du grand Tout. Ce sont des composants organiques de la machine cosmique.
Le système solaire, stable, protégé, présente les conditions idéales pour le développement de la vie sur Terre.
Si nous sommes une émanation du surmoi, ce dernier dépend de forces supérieures. Tout forme le cosmos spirituel.
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Dieu est toujours celui qu’on oublie quand tout va bien, qu’on prie quand tout va mal. En ce qui nous concerne, nos prières sont captées par le super-être. Il sait et voit tout ce qui nous arrive. C’est l’esprit qui maintient le corps uni et vivant : après la mort, l’âme s’envole vers l’astral, aussi appelé « au-delà ». Le corps qui n’est plus soumis à l’attraction de l’esprit, mais à celle de la terre, retourne en poussière.
Pour la naissance, le surmoi de la mère façonne intra-utéro le début du foetus, jusqu’à ce que celui-ci soit apte à recevoir l’âme nouvelle. C’est à partir de ce moment-là que la mère ressent les premiers mouvements du foetus. Ensuite, le surmoi du bébé et celui de la maman travailleront ensemble jusqu’à la naissance. Il en découle des tâches effectuées en commun, et aussi la preuve que l’amour universel doit être recherché.
Les anciens sages pensaient que dans certains cas, un ange gardien pouvait diriger plusieurs êtres incarnés. Si ces personnes ont l’occasion de se rencontrer sur Terre, elles ressentent de grandes affinités les unes envers les autres. Prenons le cas de la fourmilière : les fourmis qui la composent font un travail fantastique. Alors que chaque élément n’a pas de vue d’ensemble, leurs tâches se coordonnent parfaitement. En fait, elles sont toutes reliées au même surmoi qui a besoin d’apprendre beaucoup de choses, de façon rapide.
L’univers est comme une grande entreprise avec une hiérarchie logique des forces, qui agissent pour le fonctionnement du Tout. Malheureusement, avec notre libre arbitre, on peut mettre, à notre niveau, des grains de sable dans l’engrenage. Par exemple, mal agir envers tout ce qui vit (animaux, plantes…), nous éloigne de notre nature réelle, de la nature du cosmos. On se transforme de façon négative. Chaque fois que vous tenez un animal dans vos bras ou que vous vous apprêtez à cueillir une fleur, rappelez-vous que Dieu est partout.
Le mental cosmique est composé de toutes les entités. Chaque être en contient une partie, que ce soit chez l’éveillé ou l’ignorant. Bien entendu, il existe aussi chez les autres espèces et dans tout ce qui vit dans le cosmos. On ne peut pas imaginer l’immensité des pouvoirs qu’il détient
quand on regarde seulement le nombre d’êtres vivants sur Terre. À cela, il faut ajouter la maîtrise des galaxies et sans doute bien d’autres choses que l’on ne peut imaginer ici-bas. Tout cela, pas encore découvert par les scientifiques de la Terre, ne le sera peut-être jamais, car existant dans des dimensions trop éloignées. Nous les découvrirons quand nous serons dignes de ces lieux. Et pour ceux qui sont encore athées, il leur faut pourtant admettre que l’on n’est pas indépendant. Par exemple, lors de notre sommeil, on ne pense pas à respirer. On ne peut qu’être pris en charge par quelque chose pour rester en vie et se réveiller le matin. Maîtrisons-nous le fonctionnement des organes du corps ? Pour qu’il y ait créations ou actes avec une telle précision du détail, il faut que cette force soit immense en puissance, en intelligence, en moyens. Les cicatrisations des petites plaies c’est aussi le surmoi qui agit par l’intermédiaire des plaquettes, globules blancs, entre autres. Pour les grandes opérations chirurgicales, ce sont toujours les forces supérieures qui agissent par l’intermédiaire des êtres humains.
La nature est en permanente mutation. Les scientifiques ont découvert que certaines plantes créent des fluides qui les transforment. Ce ne peut être que leurs anges gardiens qui agissent, en rapport avec les forces supérieures. Les facultés de tous les êtres vivants sur Terre : sensibilité, intelligence, volonté, imagination, conscience, subconscience ne leur appartiennent pas. Elles leur sont prêtées. Quand on voit comment on peut nous faire naître, entretenir le corps de façon qu’il ne meure pas, on peut imaginer les facultés divines infiniment supérieures.
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Il est scientifiquement prouvé que 98 % des activités du cerveau ne nous sont pas connues, et que ce dont nous sommes conscients n’est le résultat final qu’après manipulations. C’est l’activité du surmoi entre autres. Cela prouve que l’être humain sur terre intéresse l’autre partie supérieure de lui-même qui stocke et analyse les informations que l’on recueille. Notre surmoi veut apprendre par notre intermédiaire. Ainsi il se perfectionne dans le comportement social par exemple, ce qui lui permettra d’améliorer sa condition et la nôtre aussi puisque nous sommes liés. Comme il se trouve dans une autre dimension, dans le pur esprit, il n’est pas incarné et ne peut avoir accès comme nous à la vie sur Terre. Toutes les informations de nos expériences sont stockées dans le subconscient qui fait partie du subconscient cosmique. Ces informations, en partie, il les transmet aux forces qui lui sont supérieures. C’est pourquoi, dans ce livre, je parle de mission que l’être humain réalise. Que chacun soit conscient qu’il a de la valeur, contrairement à ce qu’il pourrait croire dans les moments difficiles. Aussi, le suicide est inenvisageable : nous naissons avec les capacités pour réussir. Mettre fin prématurément à notre vie est une erreur. Il faudra revenir avec des conditions plus difficiles, car la tâche doit être accomplie. Vous trouvez peut-être que Dieu est injuste envers vous, que vos conditions de vie sont désavantagées par rapport aux autres. Vous vous trompez : dans cette vie, vous êtes venus apprendre des leçons qui vous seront bénéfiques plus tard. Vous et votre surmoi devez encore progresser. Ce n’est pas par la facilité que l’on apprend. Les personnes aisées apprennent souvent peu, car ils cèdent aux tentations que leur permet l’argent. Ils s’égarent et s’éloignent de leur surmoi. Vous avez une existence actuelle difficile ? Peut-être que vous vous êtes égaré dans une autre vie et maintenant vous devez vous améliorer. De ce fait vous n’êtes
pas si désavantagés, au contraire. À vous de profiter au maximum des difficultés que vous rencontrez, d’en tirer le plus de leçons.
Il y a les désirs divins et les nôtres. Ceux-ci peuvent être opposés. Si l’on agit dans le bon sens, on le ressent et l’on est heureux. Dans le cas contraire, notre conscience nous est désagréable. Il se peut que les soucis que l’on rencontre puissent être occasionnés par le super-être : il se rend compte que l’on s’égare de notre tâche. Les changements heureux ou malheureux peuvent être interprétés comme des signes de destin à suivre, pas comme de la chance ou de la malchance. Acceptez les choses comme cela. Un des chapitres suivants traite de la conduite à tenir pour répondre à ses besoins et par conséquent aux nôtres.
Savoir que Dieu est là suffit à notre niveau pour évoluer. Est-il possible d’avancer sans foi ? Dans les moments difficiles, n’oubliez pas que, même invisible, il est présent et que vous lui êtes utile. Comme vous êtes une de ses parties, cela vous sert également. Plus on prend du recul, plus on comprend ce qui se passe. Bien prendre conscience qu’il ne faut pas contrecarrer la nature.
Le fait de ne pas pouvoir se rappeler ce qu’il s’est passé avant la naissance n’est pas un hasard. On naît dans un lieu voulu sans aucune connaissance, bardé de capteurs ou sens, de libre arbitre, animé par l’envie d’agir. On possède un corps fortement charpenté ou frêle, dans un pays industrialisé ou dans une région sauvage. Quelle famille m’a accueilli ? Est-on plus doué manuellement qu’intellectuellement ? On est pourvu de la faculté de reproduction pour participer à l’éclosion de générations futures. De tout cela, on peut tirer des conclusions sur notre vie sur Terre. Les lignes de la main peuvent aussi révéler des indices si vous connaissez un spécialiste authentique pour les décrypter.
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Dieu est-il cruel ? Connaissant vos soucis, vos angoisses, vos malheurs, vos réussites et vos joies, je comprends que vous êtes enfermés dans un carcan qui vous fait croire en un monde pénible. L’invisible existe et est promesse du meilleur si on le mérite. Prenons l’exemple de soi. Quand nous pensons, nous faisons travailler les neurones. Les particules utilisées subissent l’obligation de suivre. Voyons le cas où l’on se rappelle quelqu’un que l’on n’aime pas. Les particules représentant son image dans notre cerveau trouveront sans doute cela pas très agréable. Dans l’esprit cosmique, il en est de même. Nous avons à endosser un rôle, le temps d’une vie.
Sur Terre, certains doivent se perfectionner, redevenir cosmiques, en accord avec les lois véritables. D’autres ont une tâche à accomplir. Pour que le résultat soit plus crédible, tous naissent vierges de mémoire, avec les attributs nécessaires à leurs tâches. Ainsi leur libre arbitre n’est pas influencé par leurs précédentes incarnations. Il y a une secte en Asie qui pense que Dieu joue avec les particules qui le composent. Il leur laisse le libre arbitre, dans des conditions inconnues d’elle-même, tire des leçons de leurs réactions. Il peut agir sur ce qui se passe alors en voulant résoudre des problèmes. Peut-on penser que les guerres servent à
régler les conflits psychiques locaux de l’univers ? Dieu n’est-il pas en train de méditer, de calculer, de faire autre chose ?
Il me semble que tout n’est pas prévu par les anges gardiens sur Terre, mais l’improvisation peut aussi être fertile.
Lors de la mort du corps, il faudra environ trois jours pour que notre âme se libère complètement et entre dans la quatrième dimension, où demeurent les esprits désincarnés. Nous y sommes accueillis, non par un dieu, mais par des âmes de la même manière que nous le sommes par des êtres humains à la naissance sur Terre. Certaines personnes dans le coma ont témoigné avoir aperçu ces âmes qui leur ont signifié que leur mission n’était pas encore terminée. Dans cette quatrième dimension, nous pouvons vivre jusqu’à ce que nous soyons dignes de la cinquième ou revenir sur terre pour parfaire notre évolution. D’après les sages, à chaque palier, nous nous voyons dotés de plus de sensibilité en matière d’ésotérisme et d’une amélioration de nos conditions. Viendra un stade où nous serons capables de communiquer avec notre surmoi et de tout comprendre, car nous aurons développé les qualités nécessaires.
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Ce que nous voyons est éphémère : les forces divines sont toujours en mouvement, tout se transforme, chaque instant est unique. Pour Dieu, la mort n’a pas le même sens que pour nous qui le composons. Ses particules que nous sommes ne meurent pas comme le corps physique, et lui sont utiles peut-être éternellement. Tous les êtres terrestres (humains, animaux, plantes…) sont des particules de l’esprit cosmique, soumis aux mêmes règles de vie et de mort.
Quand on imagine que dans chaque plante, dans chaque chose, la vie grouille. Alors, on a l’impression encore plus intense d’appartenir au grand Tout, de s’y fondre, de ne pas être seul. On participe avec et dans le cosmos. Plus on prend conscience de cette immensité, plus on est rassuré. Nous devenons plus humbles aussi. Comme nous y sommes liés, on ne doit pas la craindre. Ceux qui en ont peur ne l’ont pas compris. Même si nous sommes petits, nous sommes importants. Nous pouvons être sûrs de la protection divine, comme nous faisons attention à notre pouce par exemple. Je crois que j’appartiens à la grande famille de la nature. La partie visible sur terre est beaucoup moins souveraine que le reste. Je suis bien conscient que je dépends d’elle. J’ai confiance en sa puissance et je crois en sa protection. Nous ne sommes rien sans elle. Quand je parle d’amour universel, ce n’est pas par une attitude niaise. C’est un sentiment général vrai. Quand on voit Dieu partout, on est accompagné de joie pure et on échappe aux maux terrestres. Il ne s’agit pas, en observant une abeille qui butine, d’essayer de deviner quel lien de parenté on a en commun. Tout est lié, je le sais et cela me suffit.
Comment entrevoir le monde supérieur, avec nos imperfections sensitives tant que nous vivons sur Terre ? Les pouvoirs visibles : naissance, maintien en vie, fonctionnement de l’univers… peuvent nous laisser imaginer ces forces dont nous sommes les extensions. Mais d’abord y croyez-vous vraiment ? C’est par là qu’il faut commencer pour facilement respecter ensuite les lois qui en découlent.
La vie existe et l’on en fait partie. Pour combien de temps ? L’univers peut-il être comparé à un feu qui un jour s’éteindra faute de carburant ?
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QUI SOMMES NOUS ?
« Serre chacun contre ton coeur comme s’il était un membre de ta propre famille, cela seul est digne de l’être humain ».
Swami Prajñanpada.
Vous êtes toujours présents chers lecteurs et lectrices. Avez-vous déjà perdu quelques repères ? Cela vous a-t-il apporté de la joie, de l’entrain ou peut-être aussi de l’angoisse ? Méfiez-vous de la façon dont vous avez interprété votre lecture. Rappelez-vous qu’il faut toujours être positif, avoir la foi.
Là encore, certains vont peut-être trouver ce qui suit, farfelu. Alors, demandez-vous si ce n’est pas votre conditionnement et vos défenses que l’on touche du doigt.
Penser ne signifie « s’identifier à ». Quelle preuve avez-vous sur Terre d’être ce que vous pensez être ? Quelle réelle image peut-on avoir de soi ? En se regardant dans la glace ? En essayant de s’analyser ? En ce qui me concerne, je ne connais pas la partie à laquelle j’appartiens. J’en déduis que j’existe sans avoir à m’identifier. Je ne sais pas qui je suis ou qui je ne suis pas. J’ignore où et quand je demeure. Ça ne m’intéresse pas. Je donne un âge à mon corps, mais pas à mon esprit. N’être qu’existence sans pouvoir se décrire. Le moi fabriqué a une histoire. Le réel n’en a pas, car l’histoire appartient au cosmos. Mon but est de trouver et conserver une relation avec le grand Tout à qui l’on appartient. Si l’on était une personne ayant une nature propre, on contrôlerait entièrement le corps, que ce soit le coeur, le système parasympathique, et le reste. Il n’en est rien. Ce sont les forces supérieures qui nous engagent sur Terre dans un but bien précis. Notre chemin est tracé par le lieu et la date de notre naissance, nos dons, etc. L’on croit qu’avec le libre arbitre on fait ce qu’on veut, mais notre chemin de vie est balisé par les instincts, l’obligation de se nourrir, de travailler entre autres. Même les particules qui nous composent sont soumises à ce fil rouge. Le libre arbitre est perturbé par les passions, les peurs, les instincts et surtout celui de protection. Combien cela perturbe-t-il le bon fonctionnement sur Terre : comportement envers les autres, les animaux, la nature…
On peut catégoriser l’homme, la femme et tout être vivant, en deux parties : une apparente que l’on croit connaitre, et l’autre inconnue, car invisible. L’âme inapparente séjourne dans l’aura et est imperceptible durant notre vie sur Terre. Chaque personne confrontée à l’étude de soi en fait le constat et doit en tenir compte.
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Dans la société, l’argent est le nerf du bon fonctionnement. Il nous oblige à travailler, à survivre, à oeuvrer dans ce sens. C’est un peu comme un courant de pensée dans l’univers physique.
Il se passe quelque chose. Chacun n’est pas là par hasard, chacun a un rôle, de l’importance, une tâche à accomplir. Nous en sommes les acteurs, les témoins, mais nous ne savons pas de quoi il s’agit face à l’immensité. Tout ce qui se passe sur Terre se fait par l’intermédiaire des êtres incarnés. C’est parce que le surmoi ne peut y agir entièrement et directement du fait qu’il vibre à une fréquence trop élevée. Nous sommes les parties moins pures de celui-ci et vibrons à une fréquence moins élevée. Le fait que nous avons un libre arbitre explique que ce monde est loin d’être parfait. Notre petit peuple existe au milieu du cosmos où les 14 milliards d’années d’âge du système solaire ne représentent même pas le temps d’un clin d’oeil à l’échelle de l’univers. Toutefois, nous ne sommes pas inutiles. Même si l’abeille pouvait comprendre son rôle, elle ignorerait celui de l’essaim. La finalité de la ruche lui est inconnue. En fait, c’est l’agglomérat d’individus agissant ensemble qui a un sens. La tâche, pour certains, est peut-être tout simplement de vivre et ceci faisant, emmagasiner des connaissances lors des expériences vécues.
Contrairement à ce que l’on croit, ce n’est pas nous qui agissons, mais le surmoi : nous et notre libre arbitre lui appartenons. Dans cette partie du monde cosmique, nous représentons Dieu. Tout dépend des êtres ici-bas. Les miracles et la magie n’existent pas, tout s’explique ou deviendra clair avec les découvertes futures. L’être humain se croit important en découvrant ses facultés. Dans ses actions dans la vie courante, il en oublie qu’il n’est pas le créateur de tout cela. Nous sommes, rien que sur terre, au milieu de milliards d’êtres vivants. Que dire si l’on ajoute l’univers ? Nous ne maîtrisons pas la mort ni la naissance. À la même échelle entre la Terre et le cosmos, on peut essayer de comprendre, tout en se trompant de beaucoup, l’importance de notre intelligence dont on se vante tant. Comparée à celle des plus éminentes entités du corps cosmique nous sommes un peu comme les vers de terre sont pour nous. Notre supériorité doit servir, semble-t-il, à améliorer la condition des espèces dans un cosmos en pleine évolution. Que les êtres humains cessent de s’intéresser totalement à eux, qu’ils essaient de comprendre le sens de la vie des êtres sur Terre. Ensuite, ils pourront pleinement accompagner cette évolution. Un dieu qui réglerait tous les problèmes d’un coup de baguette magique n’existe pas. Ce sont tous les êtres sur Terre qui le représentent qui doivent intervenir. La plupart des animaux le font instinctivement. Beaucoup d’êtres humains sont malheureusement parasités et manquent de perspicacité.
Notre importance réside uniquement dans notre utilité au surmoi et donc à nous qui lui appartenons. Il est l’intermédiaire le plus proche entre nous et les forces plus élevées. Bien prendre conscience de cela pour se détacher du moi et se rapprocher de notre vraie nature. Ne pas être une identité propre signifie qu’il y a quelque chose de supérieur qui gère l’essentiel. Étant trop puissant, ayant des vibrations trop hautes, le super-être ne peut pas éprouver des sensations terrestres par lui-même. Nous sommes une de ses parties envoyées sur Terre, dont les vibrations sont abaissées, car incarnées. C’est le surmoi qui fournit l’énergie nécessaire à la vie humaine. Il est responsable des réflexes, téléguide le corps par le système sympathique et
parasympathique. Pour plus de renseignements, je vous renvoie une nouvelle fois à la lecture des livres : « Les secrets de l’aura » et « le dictionnaire de Rampa », écrit par Tuesday Lobsang Rampa.
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Nous ne devons pas craindre le surmoi. Nous pouvons être sûrs de sa protection, avant et après la mort.
Les parents sont comme nous, ils ont un rôle à jouer pour leurs anges gardiens respectifs. Dans une autre vie, pour les besoins de la cause, il se pourrait que ce soit nous leurs parents. Les scientifiques ont découvert que certains coquillages, dans une même vie, peuvent changer de sexe. Il n’est donc pas farfelu de penser qu’une entité peut être homme dans une vie et femme dans l’autre. La nature a tellement de pouvoirs cachés. Les surmois ont besoin de connaître les différentes facettes des expériences vécues.
Le libre arbitre ne nous appartient pas, même si l’on peut l’utiliser à nos fins personnelles. Les sages ont compris qu’en restant sans penser ni agir, seulement observer, ils en tirent un grand bénéfice. On dit aussi d’eux qu’ils sont semi-divins.
L’être humain est composé d’un corps physique qui est relié au super-être par un faisceau de molécules vibrant à grande vitesse, appelé la corde d’argent. C’est par son intermédiaire que le surmoi enregistre les leçons apprises, les expériences vécues. Ce sont les maladies, les accidents, les accouchements, les rapports avec autrui, le comportement du libre arbitre laissé à lui-même, entre autres. Ne voyant rien de tout cela, de même qu’il n’entend pas les ultrasons, l’être humain peut croire en beaucoup d’autres vérités illusoires. Pour ceux qui ne croient pas que le corps est distinct de l’esprit, observez un être mort. Vous vous rendez compte que quelque chose a disparu : c’est en fait la vie, l’âme. Cette électricité subtile qui contrôle la moindre particule du corps matériel. Ce dernier tombe alors sous l’attraction terrestre et va redevenir poussière, sa nature propre. En fait, le corps physique est formé de poussières d’étoiles agglutinées par l’esprit. La corde d’argent sert aussi à transmettre les ordres, les impressions, les nourritures spirituelles du surmoi. Le cerveau, agissant comme un transformateur de haute à basse fréquence, emmagasine l’énergie et la distribue au plus profond du corps, par le système nerveux. Le corps est aussi électrisé. Avec les ingrédients qui le composent, métaux…, le cerveau fabrique de l’électricité. Autour du corps physique circule l’éthérique, champ magnétique dont la mesure varie de quelques millimètres à plus de 10 cm, selon la corpulence, l’état de santé ou de fatigue de l’individu. Il n’a qu’une importance animale. Il sépare le corps de l’aura. Celle-ci peut atteindre 2,50 m de haut sur 1 m de large. Enveloppée dans une pellicule transparente, elle représente le surmoi. On peut y voir le degré d’évolution d’une personne, surtout si l’on est dans l’au-delà. On peut y lire ses crimes volontaires ou ses bonnes actions. Il y a beaucoup de choses à dire sur l’aura. Les gens sentent l’aura des autres instinctivement. Il se peut qu’on adore ou qu’on déteste quelqu’un à première vue : intuitivement, on capte l’âme. Les femmes possèdent une aura dont les molécules sont plus espacées que celle des hommes. De ce fait, elles sont plus intuitives, plus sensibles, car plus
proches de l’au-delà où les molécules sont encore plus espacées. Mais je ne m’attarde pas sur ce sujet, car je pense que la connaissance transcendantale importe plus que celle intellectuelle.
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Il faut aussi savoir que l’entité humaine est composée du sujet conscient ou égo, et du subconscient. Sur Terre, l’égo, c’est la conscience qu’on existe. Oui, nous avons peur de la mort, car cet égo s’attache. Je crois aussi que les forces supérieures provoquent cette angoisse par le biais de l’instinct de conservation pour que nous ne reculions pas devant la tâche à accomplir. Cette identité, on l’appelle aussi : « le moi » et ne représente qu’un dixième. Où que l’on se trouve, l’égo sera toujours présent. Il a la faculté d’imaginer. Il ne peut penser qu’à une seule chose à la fois. En fait, ce que nous croyons être est avant tout la conscience cosmique. On n’a pas à s’approprier tel caractère, telle personnalité, telle histoire : notre vie est dans l’instant présent. Notre rôle se cantonne à : manger, boire, éliminer, dormir, se reproduire, vivre les expériences qui se présentent, entretenir et soigner le corps, observer sans connaître. Pour ceux qui n’ont pas atteint l’illumination, qui ne sont donc pas comblés, les plaisirs justes peuvent être bien sûr tolérés. Toujours prendre soin de respecter l’autre. En effet, toutes les races (animaux et végétaux) permettent qu’il se passe des choses importantes qui n’auraient pas lieu autrement.
Le subconscient comporte les neuf dixièmes restants de l’entité terrestre. On peut le comparer à une bibliothèque. Il y figure tout ce qui nous est déjà arrivé, même avant notre naissance. Il continue à enregistrer ce qui nous arrive. Il constitue notre mémento automatique de bonnes et mauvaises connaissances. C’est à lui que l’on s’adresse quand on désire se rappeler quelque chose. Il gère aussi le système parasympathique du corps humain. Ajouté à la mémoire des autres, cela forme la mémoire cosmique. Même si l’on est en contact direct avec lui, nous sommes différents. Dans la recherche de la vérité, il faut apprendre à ne pas toujours réagir à ce qui émane de lui. Il n’a pas d’histoire propre. Bien entendu, le surmoi y a aussi accès.
Je pense que Freud a bien décrit les différentes pathologies de l’esprit en société que sont la névrose, la psychose, la perversité. On peut y ajouter l’état intermédiaire qui est le borderline. Toutes sont le fruit des passions, des désirs, de l’illusion du moi, de l’attachement, du résultat de choc traumatique, des gènes, etc. Leur siège se trouve dans le subconscient qui fait réagir le conscient. Mais il ne faut pas se limiter à cela. Le subconscient c’est aussi la bonne mémoire qui peut aider à se libérer, cette mémoire qui peut nous rappeler le temps où nous étions moins parasités. N’oubliez pas que dans le subconscient se trouvent les souvenirs de tout ce que l’on a vécu, même ceux d’avant la naissance. Il répond aux indications des sens, même quand il y a leurre, car il ne réfléchit pas. Notre surmoi peut agir sur le subconscient pour nous guider sur ce que nous sommes en train de faire, si cela l’intéresse.
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Il se passe beaucoup de choses de façon inconsciente qui nous dépassent. Il est scientifiquement prouvé que 98 % des activités du cerveau ne nous sont pas connues, et que
ce dont nous sommes conscients n’est le résultat final qu’après manipulations. C’est l’activité du surmoi. Cela prouve que l’être humain sur Terre intéresse l’autre partie de lui-même qui stocke les informations que l’on recueille, et les analyse. C’est pourquoi dans ce livre je parle de tâches que nous avons à réaliser. Par exemple, on se voit obligé de transformer la matière, en mangeant et en éliminant. Un peu comme si on participait à notre niveau à la digestion du corps cosmique. Dans notre corps, les amibes participent à la digestion un peu comme nous en absorbant et transformant la nourriture. L’important est de prendre conscience de ce que nous sommes réellement.
Pour les scientifiques, nous sommes programmés comme des ordinateurs. Ce n’est pas un hasard si nous naissons dans un cadre bien particulier (famille, pays, date et lieu de naissance…). Notre disque dur est en partie formaté à la naissance pour que nous appréhendions la vie terrestre sans a priori, sans souvenirs antérieurs. Ainsi, dotés de capteurs, de libre arbitre, nous enregistrons des expériences recherchées par le surmoi. Étant une extension de la nature, nous pouvons un peu la comprendre, à condition de ne pas être trop parasités par l’illusion.
Que chacun soit conscient qu’il a de la valeur, contrairement à ce qu’il pourrait croire dans les moments difficiles. Chaque être est important dans le sens qu’il a une place malgré lui dans la grande machine cosmique, même s’il ne le sait pas. Vous êtes peut-être en repos dans cette vie, c’est pour cela qu’il ne se passe rien. D’autres vies antérieures ont-elles été très occupées ? Profitez-en pour préparer l’avenir en vous améliorant. Ainsi vous pourrez montrer le moment venu que vous serez apte à avoir des responsabilités. Soyez persuadés que vous existez et que vous êtes utiles à quelque chose. Tout être l’est à sa manière, même s’il peut peu. Le fait d’avoir pensé à aider, d’avoir essayé de le faire apporte quelque chose maintenant et plus tard. Nous sommes avant tout un élément d’une grande machine qui doit fonctionner.
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La terre est une rude école. Dans ce monde, tout est compétition. Chacun veut tirer son épingle du jeu. Partout, il y a des rencontres sportives, des courses au meilleur poste professionnel, des nantis, des pauvres, des exclus. Même en ce qui concerne les plantes, cette concurrence existe. C’est à celle qui, même au détriment des autres, aura la meilleure place au soleil. C’est le reflet de l’instinct de conservation qui prime dans l’ignorance. Les entités qui descendent ici-bas viennent pour se perfectionner, acquérir les vraies valeurs cosmiques. Avec les expériences et les souffrances qu’ils rencontrent, les êtres en viennent par eux-mêmes à réfléchir et apprennent les leçons adéquates. On peut ainsi devenir des surhommes dans cette école de la terre. Aussi, les super-êtres concernés en profitent pour envoyer leurs parties impures. Notre venue peut aussi avoir pour but, par exemple, d’aider l’humanité.
Le nouveau-né, jusqu’à un certain âge, se croit immortel. Aussi, quand il se met à croire que la mort existe, il plonge encore plus dans l’illusion. Seul le corps meurt. L’esprit ainsi que le côté conscient persistent, car nous faisons partie du « Non né », de l’esprit cosmique. La particule spirituelle que nous sommes était déjà vivante avant notre arrivée sur Terre. Nous n’avons pas
le choix du corps, de la famille, etc. Même le libre arbitre ne nous appartient pas. La nature nous a donné cet outil pour exécuter notre tâche. Croire le contraire est du domaine de l’erreur. Quand nous passons dans l’au-delà au moment de la mort, dès que nous avons dépassé l’état de sidération qui s’ensuit, nous sommes assistés par des âmes désincarnées. De la même façon, le nouveau-né qui s’incarne est accueilli par les êtres sur Terre.
Je viens de lire dans une revue que chaque jour, environ 150 milliards d’emails sont échangés dans le monde. Les SMS, les fils d’actualité et les réseaux sociaux font partie intégrante de notre quotidien connecté. Il serait intéressant de pouvoir prendre assez de recul pour percevoir le sens, dans l’univers, de cette immensité que l’on appelle « toile » ou Web. Nous faisons partie du système nerveux d’un immense corps. Nous sommes comme les particules qui voyagent dans l’esprit humain. On se promène dans l’esprit cosmique, par incarnations, de mondes spirituels en mondes matériels et vice versa, selon le degré d’évolution. Chacune d’elles, dans le corps humain ou le cosmos, fait partie de l’influx nerveux. Cela n’empêche pas qu’elle a sa propre capacité d’agir et de penser. Comme dans tout influx nerveux, la particule capte et transmet. C’est pourquoi chacune a un subconscient ou centre de mémoire. Elle capte aussi bien le mal que le bien. Elle peut aussi devenir dépendante d’un plaisir. On peut comparer cela à un humain qui est dépendant à quelque chose. Les particules conditionnées de son influx nerveux lui rappellent le besoin. Ce sont elles qui, ayant profité d’un plaisir, en redemandent. Elles font que nous sommes esclaves.
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De même, il n’est pas facile de changer notre société quand il faut demander des efforts à la population. Quand il y a des grévistes mécontents, c’est un peu comme nous lorsqu’on décide de se priver de quelque chose. On ressent intérieurement une réaction négative. On peut imaginer qu’elle provient des particules de notre corps qui sont nous.
Prenons un autre exemple. Quand on n’aime pas quelqu’un, on rumine. Dans notre cerveau, on peut voir des scènes se dérouler. Pour cela, les particules qui s’y trouvent doivent représenter les antagonistes des conflits. Certaines désignent la personne haïe, d’autres sont nos défenseurs et nous représentent. Si l’issue ne convient pas, alors le trouble persistera. Sinon, on passe à un autre sujet. Ces particules sont de nouveau employées après formatage. Parfois, ce peut être dans le conflit qu’elles ont quitté leur vie d’avant, peut-être même dans l’armée adverse. Elles doivent donc jouer un rôle et entrent en jeu dans beaucoup de cas. Elles peuvent aussi prendre du recul et critiquer ce qui se passe. On ne peut pas dire que c’est bien ou que c’est mal, par ce que nous ne savons pas tout. Certaines choses se passent et sont utiles comme par exemple certaines guerres. Le mal et le bien existent vraiment quand on se place dans le fonctionnement de l’univers.
Prenons l’exemple du refoulement : quand on se trouve en contact avec une situation, c’est qu’on la pense. Si elle ne nous plaît pas, on peut la rejeter, la refuser. À ce moment-là, les particules de la pensée vivent l’action, la transmettent par l’intermédiaire du surmoi aux
particules du cerveau qui refusent de les analyser. Nous pouvons observer ce phénomène sensitif en chaque individu.
Encore une hypothèse : Imaginons que les particules qui composent nos pensées comprennent chacune le sens global de notre raisonnement et qu’elles possèdent assez de libre arbitre pour interférer (ce qui n’est pas le cas heureusement). Il se pourrait qu’elles agissent à leur manière et ainsi dénaturent l’idée générale. Cela peut expliquer pourquoi les forces supérieures nous installent dans des conditions où l’on a des connaissances limitées. Nous faisons partie du corps cosmique, nous ne sommes pas les plus évolués mais appartenons à la famille.
Les particules qui peuplent votre esprit quand vous pensez sont projetées comme nous sommes projetés sur cette Terre. Elles sont accueillies par d’autres déjà en place, configurées par elles comme nous sommes configurés par nos parents, la société, etc. Cela permet aux jeunes de remplacer les vieux et de continuer dans les mêmes conditions la tâche à accomplir.
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Notre subconscient contient nos désirs, l’ensemble de ceux de ces particules de pensée. Plus que microscopiques, elles sont ce que nous sommes pour le corps cosmique, à une échelle différente. En naissant dans les circonstances voulues par les forces supérieures, avec l’esprit vierge, on endosse progressivement, en grandissant, un rôle dans la société. Je le répète, tous les êtres (animaux, plantes, etc.) sont également, avec leurs particularités, des particules cosmiques. Nous contribuons à la résolution des problèmes que rencontrent les forces universelles auxquelles nous appartenons. On peut dire que les forces cosmiques sont composées de particules.
Tout cela n’est pas sûr à cent pour cent. C’est déduit du fait que le système solaire soit vraiment un atome d’un corps. Ça n’engage que ma personne. Je me trompe peut-être, mais, dans tout ce qui m’est accessible, c’est ce que j’ai trouvé de plus plausible.
Certains se plaignent de ne pas avoir choisi leur vie. En fait il n’est pas question de choisir, mais d’exécuter les tâches qui nous sont imposées pour le bien du surmoi, de Dieu.
Parfois, on est absent, en roue libre comme on dit. Vous ne maîtrisez pas. Vous assistez à ce qu’il se passe dans votre esprit comme un spectateur devant une scène. Soudain, vous vous rendez compte que c’est vous. Les particules qui vous composent ayant un libre arbitre peuvent agir dans votre esprit sans que vous leur envoyiez un influx nerveux. C’est un peu ce qui se passe dans le rêve. Faisons-nous partie d’un rêve du corps cosmique, de ses méditations ? Durant cela, nous ne pouvons être qu’en dehors de la réalité, car engagés. De même, dans l’infiniment petit, il existe des particules actives qui composent la nature omniprésente. De ce fait, celle-ci se transforme partout.
Que peuvent représenter la société et ses habitants si ce n’est ce que le corps cosmique affronte ? Soit par ses sens cosmiques dans le cas où il vivrait dans un autre corps, soit quand il s’observe.
Ce que nous vivons, d’après certains sages, pourrait être une remémoration de quelque chose déjà vécue, déjà connue pas obligatoirement sur Terre.
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On peut trouver très injuste que Dieu nous oblige à souffrir sur Terre. Malheureusement, en ayant oublié qu’il existait, on essaie de gérer seul les situations qui se présentent. Vu la faiblesse humaine sans foi, surtout quand ça va moins bien, on a tendance à en rajouter par manque de positivité. Gardez à l’esprit que nous sommes une de ses parties. Vous l’avez lu dans ce chapitre, quelque chose de supérieur ne peut qu’exister. Qu’importe le nom qu’on lui donne. C’est par nous qu’il règle ses problèmes ou ses besoins qui sont donc aussi les nôtres. Pour un temps, certains doivent jouer le mauvais rôle. En outre, Dieu n’est pas le seul responsable. Beaucoup d’entre nous font intervenir leur libre arbitre, leur égoïsme. Dieu a besoin de faire certaines choses. Sur Terre, il se sert de nous, par l’intermédiaire des surmois, au même titre qu’il se sert des autres animaux. Par exemple les entités comme les chevaux, les éléphants acceptent d’effectuer des travaux qui nécessitent de la force. Leur psyché est configurée de sorte qu’ils acceptent leur sort, qu’ils se laissent facilement domestiquer. Nous croyons à tort que tout cela est fait pour nous. Le corps, constitué de matière, protège l’âme, lui permet d’acquérir des connaissances de la vie sur Terre. Comme tout est électricité et vibrations, il est exactement de l’énergie condensée. Ses atomes et ses molécules sont toujours en mouvement. Ainsi cette composante matérielle est en constante transformation. Au moment de la mort, l’esprit qui maintenait le corps en vie s’en va. Le physique perd sa forme, car il n’est plus soumis à la force spirituelle. Il devient poussière, attiré par la force de gravité terrestre.
Le corps astral, ou âme est composé de plusieurs corps. Le surmoi est le plus proche de nous qui, je le rappelle, sommes une de ses parties. En fait, nous sommes sa parcelle qui a besoin d’être plus évoluée. Il suffit de regarder les actes des habitants de la Terre pour comprendre ce dont ils sont malheureusement capables. Le surmoi est relié à d’autres corps plus subliminaux situés dans des dimensions différentes. Chacun de ces corps a un taux de vibration différent. Cela permet qu’ils soient les uns à l’intérieur des autres, comme le sont les poupées russes. Cela peut aider à comprendre le fait que les dimensions ne se gênent pas entre elles. On peut considérer le cosmos comme une grande machine, une grande entreprise, où chaque partie est reliée. Tous les êtres appartiennent au grand Tout. Ainsi doit l’envisager l’égo.
Au plus profond de l’univers, la vie existe. Sur les électrons de n’importe quel atome existent des particules vivantes qui oeuvrent pour le fonctionnement de l’endroit où elles se trouvent. Elles sont plus ou moins douées d’intelligence et doivent posséder un certain libre arbitre. Ces particules peuvent très bien s’unir, comme pour aménager leurs espaces par exemple, et oeuvrer dans le corps. On peut imaginer que si une particule a vécu un certain temps au fil de nos pensées, elle peut y avoir éventuellement ressenti des souvenirs touchants.
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L’atome du corps humain ressemble au système solaire. Le soleil représente le noyau et la Terre un des électrons qui gravite autour. Peut-être trouvez-vous cela insensé. Sachez que vous vous basez sur vos perceptions physiques, trompeuses, car limitées. Ainsi, nous serions des particules d’un corps immense. Tout est relié, même si ce n’est pas visible. Les yeux ne perçoivent pas l’air. Comment alors distinguer ce qui possède des molécules encore plus espacées que lui ?
L’âme ou corps astral a ses molécules si espacées qu’elle peut quitter le corps au moment du rêve quand on dort, ou au moment de la mort. Elle entre alors, dans ces cas-là, dans l’astral. N’avez-vous jamais ressenti une sensation de chute au moment de l’endormissement ? C’est en fait l’âme qui regagne le corps juste après l’avoir quitté suite à un bruit ou autre trouble. On n’est pas complètement endormi alors, sinon l’on ne ressent rien. L’âme pendant le sommeil est guidée par le subconscient, ce qui explique souvent les rêves délirants.
Nous savons peu de choses à notre naissance. C’est voulu afin que l’on transmette au surmoi les informations non parasitées des expériences que l’on vit. Imaginez le comportement d’un être naissant dans une famille très pauvre se rappelant avoir vécu sa précédente incarnation comme prince à une cour royale. Pour exécuter notre tâche, il nous est donné le libre arbitre, l’intelligence, les organes sensoriels. Nous sommes en partie livrés à nous-mêmes dans un monde où peu de vérités subsistent. Avons-nous une existence propre ? Pour le temps d’exécuter une tâche ? Nous sommes une partie des forces supérieures, celles qui gèrent le cosmos. Ici-bas, nous avons une raison d’exister et avec
quelque chose à faire. À chaque incarnation, nous naissons avec nos sens, l’esprit vide, prêt à emmagasiner de nouvelles connaissances.
Les dieux ressemblent aux hommes. Leurs pensées composées par les êtres ne sont pas toujours pures. D’où les crimes sur cette terre. À nous de chercher à faire partie des bonnes pensées. Les individus bienveillants ne sont pas réincarnés sur les planètes où il y a les guerres, mais utilisés pour des tâches paradisiaques. Pour cela, ils doivent être conscients qu’il faut oeuvrer pour le bien-être du corps cosmique auquel ils appartiennent.
Les animaux ont naturellement un sens docile, surtout les animaux domestiques. Ils se contentent de peu. Ils ne rechignent pas à servir l’être humain. Ils sont l’exemple à suivre dans ce sens, même s’ils ont moins de libre arbitre, moins d’intelligence que nous. Exécuter naturellement leurs tâches au service des autres, sans bien sûr se mettre en danger. Ils obéissent donc plus à leur nature, à leur surmoi. Les humains ont tendance à imaginer, dans leur situation par rapport aux autres entités, que le monde est fait pour eux. Éloignés de la réalité, ils tombent dans l’ignorance dès les premières incarnations, et développent les travers de leur égo. Sur la Terre, après bien des épreuves, ils vont comprendre qu’il leur faut utiliser le libre arbitre et la pensée d’une autre manière pour retrouver leur vraie nature. Alors, ils acquièrent une meilleure qualité, et deviennent prêts pour des rôles supérieurs.
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Nous devons être conscients d’être inséparables des forces supérieures, d’appartenir à la famille universelle. Nous n’existons que pour évoluer dans le monde avec ce corps bardé de capteurs. Comme nous avons un libre arbitre, nous ne sommes pas sur Terre complètement soumis à l’autorité universelle. Du fait de l’ignorance importante qu’on nous inculque dans la société, on peut s’égarer. Il faut se rappeler qu’on n’existe pas en tant que réalité individuelle et qu’on n’a pas à établir de stratégie personnelle. Nous sommes dotés d’un instinct de conservation qui est en fait une partie de l’instinct de conservation cosmique. Mais comme on oublie facilement l’existence de Dieu, cet instinct nous pousse au protectionnisme, à développer le mauvais égo.
Qu’est-ce que cette énergie en nous qui nous permet de vivre ? Cette source est le seul Dieu, si on peut l’appeler ainsi. J’ai une profonde conscience de cette puissance. Avec notre faculté d’observation, on peut se rendre compte que nous sommes une partie de l’énergie totale.
Elle maîtrise les naissances et les morts entre autres. Quand on fait abstraction du moi, il est possible d’observer notre support. Fermez les yeux, prenez conscience de la vie qui est en vous, qu’avec elle on peut imaginer, vouloir, etc. Ces facultés, l’autre partie peut les gérer, comme nous d’ailleurs, qui lui sommes naturellement liés. On peut lui imputer entre autres le fait de notre venue sur Terre. Ces forces supérieures nous y ont envoyés pour résoudre des missions. Cela nécessite pour un temps le fait que nous ne devons plus être en contact direct avec elles. Prenons un exemple : lorsque nous nous observons, notre pensée est axée uniquement sur quelque chose. Je le rappelle, on ne peut penser qu’à une seule chose à la fois. Pendant cette attention, la particule de pensée et le groupe dont elle fait partie sont isolés, parfois quelques secondes, avec l’objet choisi à observer dont elle s’imprègne. Dieu, avec nous, fait-il de même sur Terre, dans un laps de temps différent ? Pour lui, la durée d’une vie terrestre n’est que le temps d’un clin d’oeil.
Même s’il n’est pas apparent directement, il faut prendre conscience de la présence du surmoi, de notre dépendance envers lui. Il nous transmet l’énergie nécessaire à la vie. Celui-ci, comme nous, est une partie du système nerveux cosmique. Il ne nous est pas perceptible durant notre séjour sur Terre. Après avoir compris l’évidence de son existence, ne pas essayer de l’imaginer, savoir qu’il est là suffit. Oui, il est protecteur, car nous sommes une de ces parties, comme nous on protège notre corps. Il va aider bien modestement le grand Tout à résoudre des problèmes. Cela peut se faire en acquérant des connaissances, corriger des travers ou effectuer des tâches utiles aux autres. Nous sommes tous liés, donc s’activer pour le Tout c’est aussi le faire pour nous. Le super-être a besoin d’apprendre ce qu’il se passe sur Terre. Mais il doit aussi oeuvrer pour améliorer l’extension qu’il a envoyée, qui est plus ou moins transformée par ses expériences terrestres et qui a besoin de retrouver à un moment donné, la pleine conscience cosmique.
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Tous les êtres ont chacun leur surmoi. Que ce soient les plantes ou les animaux, tous ont un libre arbitre, plus ou moins manifesté. C’est chez l’homme que les capacités d’analyse et de raison sont les plus développées. Il semblerait que l’humain sur Terre ait les facultés nécessaires pouvant viser au développement de confort pour tous les autres individus. Malheureusement, il est trop souvent guidé par son égoïsme et son ignorance.
Chez certains animaux, la nouvelle génération ne voit pas ses parents. Le plus important dans ces cas-là est la reproduction. Toutefois, quand une entité devient âgée, qu’elle ne peut plus procréer, elle peut toujours acquérir de l’expérience, s’améliorer, aider, etc.
Pour voir quelque chose, il faut que nos yeux décèlent les ondes qui émanent des objets. Le cerveau ordonne, par l’influx nerveux qui circule dans les nerfs, de se concentrer sur tel objet qui vibre à une fréquence inférieure. Aussi, au niveau des terminaisons, composées de particules, il y a ralentissement de l’intensité de vibrations. Pour cela, elles sont incarnées pour se trouver à la même fréquence que l’objet. On peut comparer le processus suivi par les particules aux cycles des réincarnations humaines. Pour les cellules nerveuses en action, il n’y a plus de possibilités de voir en arrière pendant cette exposition à l’objet, car leur fréquence est différente de celle de la partie de la toile tissée entre elles et le cerveau. De même, l’entité humaine incarnée n’a plus de rapport direct avec le surmoi, bien qu’elle y soit toujours reliée. Celui-ci capte les informations recueillies par l’être humain, les analyse, les utilise pour lui-même et les transmet à des forces supérieures. Il peut s’agir de l’observation d’un objet comme d’une découverte d’une planète matérielle. Il semblerait d’ailleurs que durant notre séjour sur Terre notre surmoi ne peut pas contrôler entièrement notre libre arbitre, d’où beaucoup d’actes perpétrés qui vont contre le bon fonctionnement cosmique. Ici aussi, c’est une hypothèse personnelle, donc peut-être erronée. Je ne connais pas la version des sages s’il y en a une.
Nous sommes une miette de la conscience cosmique. Aucun individu n’existe en tant que tel, car il est indissociable du Tout. Aussi, ne nous figeons pas dans une identité propre. Laissons le cerveau se remodeler selon les expériences. Nous pouvons l’aider par la spiritualité, plutôt que de le perturber par l’égoïsme. On croit savoir quelque chose, mais nous sommes en fait trop petits pour tout embrasser. Sans les références générales qui nous sont inconnues, que valent nos connaissances ? Ne soyez pas déprimés, car nous appartenons à cette grande famille universelle.
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Vous vous dites : « l’amour universel ce n’est pas simple ». C’est par ce que vous vous basez sur ce que vous percevez et que vous ne connaissez pas le sens de l’évolution de l’univers.
À aucun moment, il ne faut penser être abandonné. Si les conditions sur Terre vous sont actuellement difficiles, elles ne dureront pas et vous apporteront un karma positif. Elles font que vous et votre surmoi apprenez des leçons importantes. Plutôt que gémir, résolvez-les. Ce livre peut vous y aider.
L’intelligence et le libre arbitre nous sont donnés afin que l’on se conserve en vie, pour qu’on affronte les conditions sur Terre, tout en expérimentant aussi par les sens. Les forces supérieures ont un regard sur nous, sans que l’on soit en contact direct avec elles. Un peu comme nous lorsqu’on fait le vide pour nous concentrer sur un ressenti intéressant. Tout sert à quelque chose.
Tous les êtres, animaux ou autres ont du mérite, car la vie n’est pas toujours facile. Une partie de notre tâche est aussi d’apprendre à vivre avec les autres qui forment avec nous le même corps. Seul l’égo individuel qui apparaît dans le rôle que l’individu a dans cette vie est éphémère. Il sera différent dans le rôle de la vie suivante. Nous sommes peut-être éternels, nous existerons probablement tant que vivra l’univers.
Des passages sur Terre successifs, l’âme gagne en évolution et est donc utilisée plus spirituellement ensuite. Pendant notre séjour dans la quatrième dimension, après la mort, on peut avoir accès aux souvenirs des incarnations antérieures. On peut aussi observer les couleurs sales ou pures de notre aura. Alors, on fait le bilan et l’on voit ce qu’il reste à effectuer. Si l’individu a évolué positivement sur Terre, il s’en trouve avec plus de qualités intuitives que lors de son dernier passage dans l’astral. Peut-être même qu’il n’aura pas à se réincarner, mais sera réservé aux tâches spirituelles, de plus en plus agréables. Sur cette planète, on ne sait pas qui l’on est, mais on sait qu’il y a une source, cela doit nous encourager, nous rassurer. Comment décrire celle-ci ? Demander à une amibe, à un virus, qui nous sommes.
Pour accomplir notre tâche, nous n’avons pas à en savoir plus. Quelques-uns arrivent à côtoyer certaines vibrations supérieures. Viendra un temps où l’entité sera prête et pourra correspondre télépathiquement avec son surmoi. À ce stade, elle pourra comprendre le sens des choses.
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L’incarnation : au début, le corps du nouveau-né se crée dans le ventre de la mère par l’action du surmoi de celle-ci. Ensuite, lorsque le foetus a atteint le stade adéquat, l’esprit peut l’occuper. Il y a alors action de deux surmois. Celui de la mère et du nouveau incarné. Il se peut que le surmoi ne soit que celui de la mère, car il peut avoir plusieurs émanations comme on l’a déjà vu. La mère commence à ce moment-là à ressentir des mouvements internes. Est-ce pendant ce transfert que l’on oublie nos souvenirs antérieurs ? Le fait de passer de l’astral, où notre fréquence de vibration est beaucoup plus élevée à celle diminuée sur Terre ? Est-ce la nature qui nous formate ? Au début, le bébé agit par réflexe, téléguidé par le surmoi, avant d’avoir une activité préfrontale.
Dans les premières incarnations, le surmoi apprend, par notre biais, les ressentis et les leçons terrestres. Lorsqu’il est satisfait, les dernières incarnations ont pour but d’arriver à retrouver notre vraie nature pour passer à autre chose. Elles sont pénibles afin de nous débarrasser des liens avec les plaisirs terrestres. Pour cela, il faut que l’on comprenne que la vie sur Terre n’est pas en fait agréable, qu’on n’est pas de ce monde.
Il ne faut pas se leurrer. Quand on voit les facultés que possède l’être humain, on ne peut même pas comprendre l’immensité des facultés tant spirituelles que matérielles des forces universelles dont on fait partie.
Nous ne sommes pas des individus à part entière. Cela ne veut pas dire qu’il faut penser « n’être rien ». C’est arrêter de penser, s’oublier, pour s’ouvrir au grand Tout lors de nos méditations. Rien n’est à nous, tout nous est donné. « Nous appartenons à ». On ne possède que le libre arbitre. Enfant, on est plus ou moins conscient de notre état, on déborde d’optimisme. Mais en grandissant dans ce monde négatif, l’entrain s’émousse. Certains êtres humains, contrairement aux animaux, se suicident, ignorant qu’ils sont précieux, qu’ils doivent résoudre les problèmes qu’ils rencontrent et ainsi aider à la marche de l’univers. Chacun naît avec les armes nécessaires pour résoudre ses problèmes. Bien souvent, celles-ci sont ensevelies par l’égo devenu ignorant. Encore une fois, sachez que le suicide n’est pas une solution : ayant refusé de sauter l’obstacle, vous devrez revenir dans des circonstances encore plus difficiles. Les lois de la nature sont implacables. N’oubliez pas que lorsque vous aidez l’univers, vous vous aidez vous-même. Si la vie vous est insupportable, il y a toujours possibilité d’être aidé. Qu’importe votre fierté qui n’est qu’une vision erronée de vous-même. Demandez de l’aide et vous verrez qu’il y a toujours une réponse, de l’humanité dans ce monde. Sachez que vous êtes programmé pour réussir. Aucune épreuve ne doit vous paraître infranchissable.
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Les animaux (les humains en font partie), les plantes, tous les êtres se voient dotés de ce dont ils ont besoin pour effectuer leur rôle. Comme les rôles sont différents entre les espèces, ces êtres semblent différents à cause de leurs attributs. Pourtant, servant la même cause, elles font partie du même corps. Quelqu’un, en se promenant dans la campagne, peut ressentir la sensation profonde d’avoir quelque chose de commun avec la plante. Il peut alors se demander s’il ne doit pas rester immobile comme elle, relaxé, sans penser. Ce flash, je le considère sérieusement.
L’être humain se croit supérieur aux autres espèces. S’est-il demandé pourquoi il était plus intelligent ? Il est évident que c’est, entre autres raisons, pour améliorer le confort des espèces sur Terre. Celles-ci sont aussi des émanations de la nature et sont complémentaires.
Les surmois ne demandent qu’à évoluer. En fait, chaque espèce a son rôle avec des dons appropriés. C’est pour cela que certains êtres ont plus de libre arbitre que d’autres, moins d’intelligence aussi. On peut remarquer que la vache a des mamelles avantageuses, que le chien est un nez, la libellule des yeux, etc. Ce sont des caractéristiques du corps. Il n’y a pas à comparer par rapport à la forme, la couleur, etc., sinon nous sommes dans l’ignorance. Tout être vivant sur Terre possède un génome parce que nous appartenons à la même nature.
Revenons à notre corps : considérons-nous le doigt de la main supérieur à un orteil ? Même si l’un nous est plus utile, on a de la considération pour les deux. C’est ainsi que Dieu voit les
Choses. L’homme est plus doué en pensée, proportionnellement aux tâches qu’il doit accomplir. Certains animaux sont plus doués que lui dans certains domaines. Le chimpanzé par exemple, d’après une expérience scientifique connue, est capable de mémoriser 15 chiffres qui lui sont présentés dans le désordre pendant un quart de seconde. Il ne pense pas à ce moment là, son esprit imprime comme un disque dur.
L’être humain n’a pas de lieu à lui autre que dans son surmoi. Nous sommes une de ses parties, nous ne sommes pas nous. Le fait d’avoir la sensation de vivre ne nous confère pas la possibilité d’être une entité à part entière. Il n’y a personne d’autre que le surmoi. Quand la sensation d’exister médite sur le sujet, elle peut parfois s’oublier et ainsi « être » . Peu importe qui l’on est, l’essentiel est la façon dont on perçoit les choses.
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DISSIPER L’ILLUSION
« La distinction entre le passé, le présent, le futur n’est qu’une illusion, aussi tenace soit-elle ».
Albert Einstein.
« L’être évolué est celui qui va puiser aux bonnes sources et qui met ensuite leurs lois en pratique ».
A/B
Je parle de bonne conduite dans ce chapitre, mais bien sûr on la retrouve aussi décrite dans tous les autres.
Lorsque vous avez un moment, faites une pause, arrêtez de vouloir tout contrôler. Vous renforcez le mauvais égo et multipliez les angoisses. Abandonnez-vous, arrêtez de savoir ou de ne pas savoir. Il se passe beaucoup de choses à l’intérieur du corps et de l’esprit qui ne nous incombent pas. Ne soyez pas concerné par quoi que ce soit. Habituez-vous alors à cesser de courir d’une situation à une autre. Prenez le temps de vous détendre, de ne rien faire. Essayez de ne plus penser, remettez-en vous au surmoi, et observez ce qui se passe dans votre esprit sans interpréter.
Vous souffrez, car vous prenez tous les événements à votre compte. La plupart des gens sont imbriqués dans un scénario auquel il est difficile d’échapper. Vous n’êtes pas seuls, même si vous n’avez pas de proches. Vous avez un ange gardien. Le Christ l’appelait « Père ». Vous verrez alors que le vide qui vous fait tant peur n’existe pas.
La spiritualité est une affaire et un travail personnels. Elle est pratiquée comme une thérapie. Il ne s’agit pas de ressembler aux autres, surtout dans ce monde où l’approche de la perfection se fait rare. La société actuelle n’empêche pas de vivre selon les principes et les préceptes décrits dans ce livre. Au contraire, vous deviendrez plus compétent dans le travail et de meilleur contact. Vous n’êtes pas obligés d’en parler aux gens si vous les sentez incapables d’accepter
cela. Les résultats les plus aboutis se retrouvent chez les personnes mues par un besoin intrinsèque. Celles-ci vivent cela comme une obligation. Plus vous serez libérés, plus vous apprécierez. N’avez-vous jamais pensé qu’au moment de votre mort, tout l’environnement que vous croyez vôtre va disparaître, qu’il ne restera que ce lieu où vous vous trouverez alors et votre surmoi plus proche ? Comprendre qu’il y a quelque chose de bon, d’extraordinaire et de supérieur qui nous dépasse pour le moment. S’y abandonner, s’y reposer et ne pas s’inquiéter à partir du moment où l’on respecte les lois de la nature. On peut croire sans se tromper en l’existence de quelque chose de supérieur. Pour le reste, on a établi des repères par commodité, mais on ne sait pas. Le plus extraordinaire est que tout ce qui est apparent nous porte à y croire bien que c’est une illusion, et tout ce qui est invisible et supérieur est évident.
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Dieu, ou plutôt le surmoi qui le représente, en permanence, transmet un message à toutes les particules qui nous composent, pour assurer la continuation de la vie. Vous aussi, diffusez le message : « Je suis protégé ». Si vous étudiez bien ce livre, vous comprendrez qu’on peut en avoir la preuve. Il vous suffit alors d’y croire vraiment. Vous avez remarqué par exemple qu’il existe partout du sport, des concours, des festivals, des concerts, et bien d’autres distractions qui se renouvellent tout le temps. Il semble qu’il ne faut pas que cela s’arrête. Les habitants de cette planète ne sont plus capables de prendre un recul conséquent, car ils l’apparentent au vide. Ils sont dominés par leurs pensées, leurs passions et leur conditionnement. Remplacez cela petit à petit, par la soif de découvrir votre état d’âme véritable. Prenez conscience que tout dans la nature est en action, se transforme, à l’intérieur comme à l’extérieur de votre corps. L’esprit aussi en est capable. Quand on arrive à se libérer des fausses croyances, de fausses prises de conscience, on arrive avec joie à la magie de la nature. Cette dernière, même si l’on ne la comprend pas, peut apporter beaucoup de bien-être. Je suis toujours étonné par la plupart des gens. Ils pensent qu’il n’y a rien d’autre à connaître que ce qui est visible et se contentent de ce qui est apparent. C’est lors de grands changements où il y a perte de repères et souffrances (guerres, pandémies…), que les gens se posent les bonnes questions. La mauvaise période passée, ils découvrent alors que rien n’est plus comme avant.
Au départ, j’ai cru qu’il fallait seulement comprendre. Assez rapidement, je me suis rendu compte qu’il fallait assimiler les connaissances et respecter certaines lois. Les connaissances intellectuelles ne nous exonèrent pas de l’illusion contrairement à la transcendance. Beaucoup trop de gens se croient importants parce qu’ils ont des connaissances livresques et se présentent même comme médium. On peut les comprendre : les tentations sont grandes, car il y a de l’argent à soutirer dans des poches naïves. N’est-il pas mieux de remplir son cerveau de connaissances réelles plutôt que de chimères ? Il ne suffit pas d’être un érudit. Il faut agir sans compromis, en accord avec les préceptes de la sagesse pour saisir et pouvoir étirer le fil de la transcendance. Quand on prend conscience d’une nouvelle vérité et qu’on l’adopte pleinement, on attire la connaissance et l’on voit apparaître d’autres éléments.
Beaucoup de gens apprennent pour avoir de bonnes notes, ou pour faire bonne impression. Ils ne seront que des lettrés. Il faut se métamorphoser. Vouloir devenir important est le problème.
Nous ne sommes pas maîtres de notre destinée. Inconsciemment, vous pensez le contraire et cela est une cause de souffrance. Nous ne faisons rien pour remettre cela en question. Contentez-vous d’exister, d’être conscient « d’appartenir à », d’être dépendant du grand « Tout » et de bien tenir votre rôle. Ne pas le faire dans un esprit de sacrifice sinon l’égo se révoltera. Il ne se transforme que si ce qu’on lui présente est logique. Alors, vous ferez éclater votre bulle et vous vous ouvrirez à l’infiniment grand. Les sentiments généraux vous envahiront, tels que l’amour universel, etc. Ce monde est tellement illusoire qu’on oublie un temps que l’on y entre et que l’on en sort involontairement.
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Votre conscience vous tourmente ? Mettez tout de suite en route les actions nécessaires pour retrouver la liberté. Si vous laissez faire les choses, petit à petit vous perdrez la faculté de rétablir la situation.
Est-il possible d’être libre sans croire en quelque chose de supérieur et bienfaiteur, même invisible ? J’ai du mal à croire que ce qui est apparent de la nature sur Terre est cette supériorité. S’armer d’une foi lucide s’impose pour conserver la motivation et dépasser les peurs.
Vous souffrez, alors regardez-vous : la plupart du temps, on a une mauvaise et fausse image de soi. En outre, vous ne croyez qu’à la vie terrestre. Vous achetez de nombreux petits gadgets pour décorer votre domicile et renforcer votre bulle. Pourquoi ne pas opter pour un travail personnel afin de retrouver votre véritable univers ? Depuis tout petit, on recherche les plaisirs de la vie, sans se poser profondément d’autres questions. Le mauvais égo en bénéficie et s’en trouve renforcé. Il supporte alors très mal les frustrations lors des privations. Il s’instaure en décideur et s’éloigne de sa véritable nature. Il y a aussi la souffrance qui permet quelquefois à notre surmoi de nous indiquer le chemin de notre destin quand on s’en éloigne de trop. Si vous êtes dépendant des plaisirs terrestres, vous le serez aussi dans l’au-delà. D’après les sages, vous serez attiré vers la Terre et vous devrez vous réincarner.
Ne pas se réfugier dans le connu ou l’inconnu, sources d’angoisse. Rester sous l’égide du surmoi.
Mais que se passe-t-il vraiment ? Ne peut-on pas savoir ? Alors, prenons bien conscience qu’on ne sait pas au lieu de s’abreuver de la société comme tout but, toute alternative. On connaît la vie sur Terre, le monde matériel, pour l’instant. Pourtant on ignore d’où l’on vient et où l’on ira. On ne sait pas grand-chose sur l’autre partie du cosmos, le monde spirituel, invisible le temps de l’incarnation. D’abord, je vous conseille ce livre : « Se libérer du Connu », de Jiddu Krisnamurti. Vous en retirerez un grand bénéfice spirituel.
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La plupart des gens croient savoir qui ils sont, quel est leur caractère… ainsi ils renforcent leurs égos. Ils s’installent impérativement des repères. Moi, je choisis de ne pas savoir où je vais ou d’où je viens. Je ne sais rien d’autre que « j’existe ». La nature fait le reste. On n’a pas le choix. Avoir confiance et ne pas se prendre au sérieux. Après réflexion, comment croire à l’image que l’on s’est faite de nous- mêmes. Cette vision intrinsèque que nous avons créée n’a été fondée qu’avec l’aide d’outils inadaptés. Regardez-vous. Voyez- vous la vérité ? Vous êtes tant habitué à ce portrait que vous y croyez complètement. Qu’est donc cette impression de moi ? D’où vient-elle ? Encore une illusion ? N’est-il pas mieux d’être conscient d’exister sans savoir ni avoir d’identification ? En fait, il n’y a rien à interpréter pour le moment. Ainsi il y a progrès. Si cela vous angoisse, n’oubliez pas que le surmoi existe.
Les repères que j’accepte sont ceux qui permettent au corps de vivre et donc de remplir l’essentiel de mon rôle. Regardez un de vos doigts. Prenez conscience que vous ne savez pas ce que c’est, ni ce que ce n’est pas. Si vous respectez cela, vous aurez fait un pas vers votre libération. Notre problème est de croire que nous sommes notre corps, nos organes alors que nous ne sommes qu’une partie du réel propriétaire. Nous faisons partie de la nature. Tous nos libres arbitres forment le libre arbitre de celle-ci. On peut toutefois dire : « je représente la source ». Aussi, quand on se regarde, c’est la source que l’on doit voir. De la même manière, ne considérez pas les sensations qui émanent du corps comme les vôtres, mais comme celles de la nature. Les observer c’est être en rapport avec la réalité.
Se regarder de la même façon que l’on regarde une plante. Le bras ne ressemble-t-il pas à une branche, bien sûr plus compliqué en regard du rôle qu’il doit jouer. Ainsi, notre corps prend sa place dans la nature et notre regard aussi. Notre esprit qui n’est pas matériel va se contenter d’observer sans s’y impliquer. L’épanouissement qu’il ressent alors lui confirme qu’il a le regard juste.
Dès que le corps subit un accident ou tombe malade, nous sommes affligés. Essayez de comprendre que ce n’est pas notre corps. C’est un peu comme si c’était la voiture que nous prêterait notre père ou surmoi pour qu’on accomplit une mission. Votre rôle est de l’entretenir, de résoudre les problèmes éventuels qui le touchent durant le temps alloué sur Terre.
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Nous ne sommes pas ce que nous croyons. Pourquoi ? Par ce que nous sommes tombés dans le piège tendu par l’illusion. Nous sommes en réalité des entités spirituelles qui débarquent dans un monde matériel. Le bébé, à la naissance, n’a pas de mémoire. Toutefois, il ressent encore un temps les sensations supérieures du monde qu’il a quitté, mais il les oublie vite, un peu à la manière d’un rêve qui s’estompe au réveil. Intuitivement, il a la vague impression d’être dépendant sans savoir de qui ou de quoi. Il l’est en fait du surmoi, l’autre partie à laquelle il appartient. Puis, se fiant à ses sens physiques, il transfère inconsciemment cette impression sur ses parents. C’est ce qu’on appelle le surmoi parental. Soumis ensuite à l’éducation des autres, au passage de l’adolescence et à celui de l’âge adulte, il se transforme en interprétant ce qui se passe. Il se crée une personnalité, un « moi » fabriqué et un schéma corporel. Les portes se
referment alors petit à petit. Ce moi fabriqué a une histoire, un début et une fin, comme s’il avait une existence propre. Pourtant l’égo est une activité sans cesse renouvelée, même si en psychanalyse, on croit que c’est une structure solide. Croire avoir des racines encore vivantes est faux, car tout change, tout se transforme à chaque instant. Les formes variées que nous percevons sont le résultat d’un certain nombre de forces qui, temporairement, concourent à donner à ces formes une apparence déterminée. Ces forces sont continuellement en mouvement, c’est pourquoi aucune apparence, en réalité, ne persiste d’un instant à l’autre. Toute distinction est vide, même si les objets sont réels. Tous les grands sages affirment que rien n’existe réellement, soit dans le sens d’exister en tant qu’entité indépendante de toute chose extérieure à elle-même ou dans celui d’une existence permanente. En outre, il faut savoir que ce que l’on voit n’est pas ce qui apparaît à nos yeux : c’est ce qui a d’abord été transformé par le cerveau avant de nous être communiqué. Que dites-vous de cela ? On ne peut qu’en rester pantois n’est-ce pas ? Et pourtant c’est scientifiquement prouvé.
La conscience est utile pour capter avec les sens. Toutefois, elle ne doit pas interpréter les sensations, souvent fausses. De plus, ce n’est pas son rôle, mais celui du cerveau en rapport avec le surmoi. Encore une fois, il faut arrêter de penser que nous sommes la conscience. Elle est la partie des forces supérieures qui nous gouvernent. On doit l’observer comme telle pour mieux se connaître. En la regardant ainsi, on se libère d’une fausse individualité.
Nos sens ne peuvent pas capter la réalité au-delà du visible sur Terre, aussi l’on ne peut pas voir la source à laquelle on appartient. On ne peut savoir qui nous sommes, d’où l’on vient. Donc, la mémoire, bien visible, nous donne aussi l’illusion d’être quelqu’un à part entière, de savoir. La mémoire ne nous appartient pas en propre, elle nous sert à être utiles, mais elle est celle de l’univers. Elle contient des éléments qui n’existent plus comme on les a connus, car tout change à chaque instant. Aussi, quand on est conscient de ne pas savoir, les choses se passent naturellement. Peut-être trouvez-vous cela farfelu : voilà, encore une fois vous mettez ici le doigt sur votre conditionnement.
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Plus d’une trentaine d’années plus tard, je suis retourné sur les lieux de mon enfance. Tant d’émotions, de sentiments pour ses parents alors qu’il existe des milliards d’êtres sur seulement une planète du cosmos. Qui dois-je regretter, mes parents ou ce qu’ils représentaient pour moi ? Étaient-ils vraiment les seuls garants de notre protection, de la notion de clan ou de famille. N’appartenons-nous pas à la famille de l’univers et ne devons-nous pas opter pour l’amour universel ? Le paysage change tout le temps bien qu’on y colle une image durable. Il en est de même quand les parents disparaissent. Faut-il s’attacher aux souvenirs ou remettre en question la façon dont on les a absorbés ? En me libérant de ces sentiments, je ressens l’impression de me rapprocher du passé initial qui est en fait le présent et le futur. Ai-je capté cet amour universel ?
Vous êtes malheureux à l’idée de vous débarrasser d’un objet que vos parents vous ont légué et vous vous sentez coupable de les trahir ? En mourant, ils ont perdu tout ce qu’ils
possédaient. S’ils existent dans l’au-delà, ils ne vous en voudront pas, car ils savent la valeur illusoire des biens matériels. Au contraire, après avoir fait cela, vous vous rapprocherez de leur façon de voir.
L’enfant se rend compte très tôt qu’il ne connaît rien et pense que les autres savent. Le sage se rend compte lui aussi qu’il ne sait rien de l’essentiel invisible, mais sait que les autres ont un savoir erroné. L’essentiel est de vivre, et d’essayer de redécouvrir la manière dont, jeune enfant, on côtoyait le surmoi. J’ai un corps de septuagénaire, mais un esprit qui n’a pas d’âge. Ne soyez pas illusionnés par les grands de ce monde, ils ne savent rien non plus sur la réalité. Ne pas se réfugier dans le connu ou l’inconnu, sources d’angoisse. Rester sous l’égide du surmoi. La société s’est elle-même fabriquée sur l’illusion au fil de l’histoire, par des égos prisonniers des sens. L’enfant, en grandissant, est encouragé par son instinct de conservation. Il s’assume de plus en plus et finit par se voir comme une entité à part entière, indépendante. Il adopte la conduite des autres, fait confiance à l’évidence qui se présente à lui. Ses perceptions l’enferment dans un monde de désirs, de jouissances. Il décide alors de vivre en profitant des plaisirs de la vie, mais doit aussi subir les contretemps. Tant qu’il ne prend pas conscience de la réalité, l’être est manipulé par son égo. Ce dernier cherche par tous les moyens à se protéger et même à se renforcer. L’individu s’éloigne alors de sa nature réelle, de son surmoi.
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Tout nous est fourni, même les éléments de notre cerveau. Si l’on arrive à se détacher des pensées, on se libère de leur emprise. Elles peuvent nourrir dépression, angoisse, illusion… Vous êtes esclaves des particules qui composent votre esprit. Vous y adhérez, car vous les croyez vôtres. Rien ne nous appartient. Rien ne nous est connu. Regardez-les ainsi, vous serez libérés et elles aussi. Quand l’esprit fonctionne en roue libre, on dit aussi qu’il est sous pilote automatique, il ne participe pas. On laisse alors passer les idées sans s’y attacher, sans les retenir. Il ne faut pas être celles-ci qui émanent du libre arbitre des particules qui vous composent. De cette manière, elles aussi, non dynamisées, renforceront votre recul, votre libération.
Notre vraie nature est au-delà de la naissance et de la mort. La réalité est au-delà des sens, des apparences. Notre attention est captée par l’environnement, sans contact avec le surmoi. Par contre, lui est en contact avec nous, car il apprend par notre intermédiaire.
D’après les sages, sur Terre, les choses sont non existantes puisque leur existence dépend de causes et de conditions, et elles ne sont pas non existantes puisqu’elles s’élèvent de ces conditions. L’existence, si elle est absolue, implique l’indépendance et la permanence. Elle n’a pas besoin, pour exister, de causes qui la suscitent. De même, la non-existence, si elle est absolue, implique l’indépendance et la permanence. Elle n’a pas besoin, pour ne pas exister, de causes qui la suscitent. Par conséquent, le problème de l’existence et de la non-existence se résout ainsi : considéré sous l’angle de l’Absolu, tout est « Un » (le Mental cosmique). On peut donc affirmer que les objets perçus par nos sens n’existent pas au sens absolu. Ce sont des agglomérations temporaires réunies pour une durée insignifiante par rapport à l’éternité, qui
ensuite se dissolvent. L’assemblage et la dissolution des objets sont gouvernés par la loi de causalité. Chaque chose est le résultat d’un nombre incalculable de causes dont la chaîne remonte indéfiniment. Il n’y a donc rien dont l’existence soit permanente ou qui existe par elle-même indépendamment de toute cause. Puisqu’il en est ainsi, il n’y a rien dont on peut affirmer l’existence absolue. « Rien n’existe » et « il n’y a rien qui n’existe pas », c’est-à-dire qu’il n’y a rien qui existe potentiellement en l’Absolu. Pour plus de facilité, nous pouvons dire que l’être humain possède un corps, un « moi », et un « soi réel cosmique ».
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Le corps ne se différencie pas des objets perçus par nos sens, il est irréel en tant que phénomène temporaire résultant de l’interaction de causes et d’effets. Le « moi » est une entité également illusoire composée des cinq agrégats : la forme, la sensation, la perception, la discrimination et la conscience. Il tire son individualité apparente uniquement des impressions reçues par les sens. Important : le « soi réel » est l’Absolu dans lequel toute distinction se résorbe et par conséquent, est identique au « soi » de tous les êtres sensibles. Cela aide aussi à comprendre ce qu’est l’amour universel. L’individu non éveillé prend constamment le « moi » pour le « soi réel ». Il se laisse aller aux désirs et aux appétits qui sont à l’origine de l’existence apparente. Il renforce ainsi le sentiment d’individualité qui l’empêche d’appréhender la vérité. Quand il est moins bien psychiquement, il a besoin d’être rassuré. Il se réfugie alors dans le passé et se projette dans l’avenir : il a peur du vide, peur de ne pas exister. Le salut est dans le présent éternel où il est naturel de se réfugier, où tout se trouve et où tout existe réellement. L’instant d’après tout est différent. Quand on va bien, on a tendance à se laisser aller et à profiter de la vie. C’est pourtant là qu’il faut essayer de progresser, d’anticiper, car les bonnes choses ne durent jamais. Vous obtenez alors de nouvelles forces pour affronter des moments plus sombres.
Cette Terre est une salle de théâtre en miniature, où chacun joue un rôle malgré lui. Pour briser ses fausses croyances, il faudra que l’individu en vienne à douter de celles-ci. C’est lors de déconvenues, de souffrances que cela arrivera. La faculté de penser qui nous est donnée ne doit pas servir à se créer un personnage, mais à accomplir notre tâche. Ici, tout est fait pour que l’individu tombe dans l’erreur et qu’il en ressorte ensuite grandi. Nous permettons au surmoi de découvrir la vie sur Terre. Nous sommes une entité spirituelle ayant tendance à s’enraciner. Nous naissons dans un univers matériel, peuplé d’âmes incarnées plus ou moins perverties, ayant perdu leurs vrais repères. Ici, les différentes langues parlées, les frontières séparent ce qui devrait être réuni.
La Terre est une école : mes parents ont vécu lors de la Seconde Guerre mondiale. Cet épisode leur a appris beaucoup de choses et leur discours était : « Que cela ne revienne jamais ! » Les êtres évoluent spirituellement ainsi que l’univers cosmique qu’ils composent. La confrontation entre le spirituel et le matériel n’est-elle pas une étude engendrée par quelque chose de supérieur avant de retourner au spirituel ? Le corps cosmique devra-t-il toujours faire avec un matériel lié au spirituel ? Cette alliance sert- elle afin que chaque particule s’améliore au détriment du mauvais égo ? La Terre est vraiment une école pour faire évoluer les particules du
corps cosmique que nous sommes. De même, à une autre échelle, un être humain voit les particules qui le composent sujettes à des transformations quand il pense, travaille, agit ou essaie de se rassembler.
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Les vibrations moléculaires sont plus lentes ici-bas que par exemple dans un monde spirituel. Ce qui peut paraître très long à un être humain représente la durée d’un clin d’oeil ailleurs. De ce fait, de nombreuses réincarnations ne durent pour le surmoi que peu de temps.
L’homme met l’intelligence au centre de tout pour matériellement faire évoluer le monde. Il mise tout sur le confort physique qui s’en trouve amélioré, mais néglige celui de l’âme. Il oublie de travailler son soi. Aussi, il n’y a rien de vrai dans l’image qu’il se fait de lui-même, sur les autres, sur l’univers. Ce dernier lui semble étrange. Il s’en aperçoit et il élabore alors des stratégies qui l’en éloignent plus encore.
Beaucoup de gens sont dépendants de l’informatique. Tablettes, ordinateurs, téléphones portables et consoles sont au centre de leur bulle dans laquelle ils sont prisonniers. Ils ne peuvent plus s’en passer et les protègent précieusement. Ils vivent leur vie, et non pas « La Vie ». Les nouvelles générations naissent dans l’ère numérique. Ils baignent dans le virtuel et l’illusion en est renforcée. J’ai passé une bonne partie de mon enfance dans un petit village au contact de la nature. J’y ai appris à m’y ressourcer comme l’enfant qui tète sa mère. J’ai profité des bienfaits protecteurs et régénérateurs qu’elle procure. J’ai appris à m’oublier, à m’effacer devant l’immensité. Aussi, je ne considère pas l’environnement naturel comme un décor. Je me suis intéressé à l’informatique que bien plus tard, déjà bien engagé dans une démarche spirituelle.
Nous sommes bardés de capteurs (sens), et doués de conscience et d’imagination. Ainsi, nous avons la faculté d’analyser nos perceptions. L’être humain a besoin de racines. Il établit des repères qui, malheureusement, ne lui sont utiles que pour vivre dans la société matérialiste. Il fait alors partie des gens qui croient savoir quelque chose. Il va même imaginer posséder, être « quelqu’un », être le centre décideur…, etc.
Lorsque vous vous promenez dans des lieux que vous connaissez bien, auxquels vous êtes attachés, demandez-vous si vous les regardez d’une manière juste. Ils sont fixés dans votre mémoire et dans votre conscience. Pourtant, ils changent régulièrement et n’ont que faire de vos souvenirs émotionnels les concernant. Ces repères viennent du fait que vous avez peur du vide qui pourtant n’existe pas. Ce néant ne serait qu’une de vos créations dans ce cas. Cela dit, il ne faut pas se priver du plaisir procuré par un beau paysage, sans vouloir l’accaparer, ce qui rend ce plaisir de meilleure qualité. Il ne faut pas non plus ne pas le connaître. À ce sujet, on doit rester neutre. Notre rôle ne consiste qu’à capter et non à interpréter, sinon l’égo intervient alors qu’il n’est pas fait pour ça. Les gens sont confrontés à la peur du vide, à un manque de repères. Ils se réfugient dans le groupe pour ne pas être isolés. Ils collent des étiquettes sur
tout. Ainsi, ils fuient leur véritable moi en s’en fabriquant un. Alors, notre libre arbitre devient compliqué et perturbé, et plus on complique, plus c’est compliqué.
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Les conflits intérieurs nous engagent, par un enchevêtrement d’idées, à tenter de les résoudre par l’arrangement entre les idées qui sont générées par les conflits en question. La paix est alors impossible. Pouvoir observer cela, c’est transcender le conflit.
Un animal est vrai, lui, il ne s’embarrasse pas de stratégie intellectuelle.
Dans la bataille entre l’émotion et la raison, c’est toujours l’émotion qui triomphe à la fin.
On essaie de maîtriser par soi-même au lieu de s’abandonner. C’est une forme de panique, de rigidité de l’esprit. On cherche à ne voir que par le rationnel, parce que ce que l’on ne peut pas expliquer ou contrôler nous angoisse. On met en avant la science, l’analyse, l’expliqué, la religion, pour avoir plus de prise sur la situation. On débouche alors sur une croyance de maîtrise de situation. Ainsi on se cache derrière un monde prévu pour chercher désespérément à avoir une prise. On a tendance à s’identifier à ce qu’on fait. Ainsi, on renforce l’illusion du moi. Le libre arbitre ne signifie pas que l’on existe à part entière. Il est là pour effectuer des actes de mère Nature, pour oeuvrer dans son sens, pour aider « La Vie ».
Ne pas être étranger à soi-même, mais l’être face à son illusion égotique.
Il n’y a pas d’être inférieur ou supérieur. Pour Dieu, toutes les créatures sont égales. Fondamentalement, les pauvres comme les riches ne présentent pas de différence : chacun a un rôle, une tâche à accomplir. On ne pensera pas en regardant une pièce de théâtre que l’acteur qui joue un rôle de pauvre l’est vraiment dans sa vie privée. Bien sûr que les plantes et les animaux ont aussi individuellement leur ange gardien. Comment voulez-vous que leur croissance si compliquée soit gérée par hasard ? Le surmoi ne serait qu’une prolongation, un intermédiaire avec évidemment un libre arbitre bien plus important que le nôtre. Celui des plantes, celui des animaux ont le même rôle, ils sont aussi intermédiaires comme les nôtres dans la même immense toile qu’est l’esprit cosmique. Si ce livre peut aider à ce que les gens respectent leurs semblables, et les autres êtres vivants, l’humanité en sortira gagnante. Il n’est pas demandé ici de parler avec les plantes ou autres êtres non humains, mais déjà de les respecter.
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Il est bien plus facile de trouver des bénévoles dans les festivals de musique que dans les refuges pour animaux ou autres bonnes causes. Pourtant ce don de soi nous apporte plus de ce bonheur qui n’est pas illusoire.
La politique protectionniste des pays a un rapport avec l’instinct de conservation du cosmos matériel qui n’existe pas dans les mondes spirituels. Cette pulsion existe dans chaque être incarné, mais aussi dans les familles, les corporations… Celui-ci doit servir à la protection du corps et non à se protéger ou à se différencier des autres. Il faut tendre vers une conduite qui aide tous les êtres vivants, car ils sont apparentés et constituent l’unique esprit cosmique. Ailleurs dans l’univers, sur des planètes spirituelles, il n’y a pas d’animosités entre races, entre animaux, parce que chacun a la conscience profonde d’être de la même famille. Le chat, par exemple, nous ressemble. Il sait marcher, courir, sauter (et retomber sur ses pattes), entendre, voir, guetter, apprendre, se cacher, être heureux, être triste, avoir peur, rêver, chasser, se nourrir, se battre, s’enfuir, se reproduire. Il éduque très bien ses chatons, et la liste est encore très longue.
La société est un ensemble d’êtres qui ne savent rien de l’essentiel. Au fil des temps, ils se sont organisés entre eux et ont créé un monde de survie.
La culpabilité liée à l’histoire familiale est à déceler. Elle n’a pas lieu d’être, sauf si l’on a fait du mal. Alors, il faut essayer de réparer de quelque manière que ce soit. Si on ne peut pas le faire avec notre victime, il y a toujours moyen de compenser avec un autre être même d’une espèce différente. Dans une incarnation, vous faites du mal aux autres, car vous êtes inconscient, ignorant.
Dans la société, on est jugé sur sa personnalité. Il faut aller au- delà de la considération des autres. Accepter d’être quelqu’un de déraciné, qui n’a pas la même base, pour obtenir l’accord intérieur. Ne pas cultiver le sentiment d’être différent, inférieur ou supérieur. Le déracinement bien géré débouche sur une richesse d’esprit que beaucoup peuvent vous envier. Il aide à faire table rase pour atteindre la vérité. Ceux qui ont souffert ne doivent pas se décourager. En expérimentant la souffrance, on peut s’en servir pour évoluer spirituellement : on est conscient des deux versants de la vie et l’on a appris beaucoup de leçons. En outre, leur surmoi leur ouvrira plus facilement des portes s’ils s’engagent dans un désir de recherche spirituelle.
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Vous pensez que vous avez un pays, une langue. En fait, nous sommes un peu universels, comme une cellule souche dans le corps humain. Dans l’univers, rien ne se perd, tout se transforme. De même, l’âme peut se transformer d’une incarnation à l’autre afin d’exécuter des tâches différentes. Pour cela, elle est formatée à chaque naissance sur Terre. Toutefois, après la mort, elle retrouve dans l’au-delà les souvenirs passés. Dans une autre réincarnation, un autre pays avec sa langue était le vôtre. Vous pensez : « c’est ma maison, mon jardin, ma voiture ». Pourtant, cela est transitoire. En revanche, vous ne savez presque rien de Dieu, de la réalité, de ce qui est plus important. Restez lucide, ne vous laissez pas emporter par la réussite matérielle. On est propriétaire de rien. Les vraies valeurs sont spirituelles, ce ne sont que ces qualités que nous emporterons avec nous après la mort. Quelle que soit notre fortune, on devra s’en séparer. Ceux qui pratiquent corruption ou autre crime n’ont pas encore compris qu’il existe aussi, avec le monde matériel, un monde spirituel bien réel. Ils ne sont pas évolués. Le jugement dernier c’est être confronté obligatoirement un jour ou l’autre, à l’instinct de
conservation du cosmos. Ce dernier, par l’intermédiaire du surmoi, a le moyen de nous le faire savoir. Il est facile de nous égarer et difficile de retrouver notre réelle place.
La préférence et la non-préférence conduisent à l’attachement. En être exempt, c’est être libre.
L’angoisse de mort est toujours sous-jacente même si elle n’est pas toujours perçue comme telle. Ce peut-être lors d’une perte d’emploi, d’une rupture conjugale ou d’un dépaysement…
Les programmes scolaires forment les gens à devenir des gagnants, des matérialistes, avec tous les défauts que cela induit. Se rassurer dans une vie de luxe est vivre de manière moins heureuse que celle d’un sage, surtout la jeunesse passée.
L’imagination peut être la cause de fantasmes pervers. Notre libre arbitre peut apprivoiser celle-ci en l’orientant vers des activités plus saines, qui développent l’intuition. Pratiquer la photographie du beau (couchers de soleil) participe à l’émancipation de l’illusion et des plaisirs malsains. Bien sûr, le regard sur l’étoile ne doit pas être celui qui observe une simple décoration.
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L’être, pour ne pas être malheureux, utilise plusieurs subterfuges comme le refoulement par exemple. Il ne supporte pas de ne pas tout maîtriser. À un moment donné, il va être obligé de reconnaître cette vérité. Dans ces cas-là, au lieu de s’apitoyer sur soi, il est bon de s’abandonner, de croire qu’il y a autre chose puisque l’essentiel ne dépend pas de nous. En poursuivant ce travail de libération, l’être ressentira intérieurement une onde de paix, de joie, de sécurité. Elle émane du surmoi. Il suffira de se rabaisser au niveau de la « plante soeur » chaque fois qu’il voudra renouer avec cette onde.
Les gens pensent n’avoir qu’une vie. Vivez comme si vous étiez immortels, du moins tant que vivra l’univers. Quelles preuves avez-vous qu’il n’y a plus rien après la mort ? Être serein, ne pas être envahi par les idées morbides. Ne pas penser qu’elle existe ou qu’elle n’existe pas. Il n’y a que l’esprit de vivant. Le corps est comme un manteau qui protège et qui se meut grâce à l’esprit. Après la mort, on continue à vivre. Gardez-vous jeune, même quand le corps se dégrade. Vous avez un problème de santé physique ? Non, ce n’est pas vous, mais le corps qui est malade. La dépression, le mal-être, les préjugés, l’ignorance, et autres problèmes spirituels font que c’est vous-même qui êtes à soigner. Que penser de la démence ou autre maladie qui semble concerner l’esprit ? D’après les sages, cela viendrait du fait que le surmoi qui nous manipule par l’intermédiaire de la corde d’argent (décrite dans le chapitre précédent) se verrait incapable, à cause du corps défaillant, de remplir son rôle de manière satisfaisante. Mais après la mort, la personne malade, débarrassée de son corps, retrouverait toutes ses facultés. Peut-être devez-vous changer de comportement : arrêter de se sentir non concerné, de croire que cela ne vous est pas accessible.
Prenez-vous en compte votre biorythme et l’interaction de ses cycles : émotionnel, cérébral et physique ? Je vous conseille pour cela le logiciel Axel. Je n’ai pas été déçu non plus par l’étude des signes astrologiques chinois. Ne pas oublier que l’on doit s’en servir non en mal, mais pour anticiper les problèmes.
Quand les gens meurent et passent de l’autre côté, ils se rendent compte de ce qu’ils devaient atteindre et voient si leur vie terrestre a été réussie.
On n’a pas le regard juste à travers les sens. Comme toutes vérités nous sont pour le moment cachées, il faut être seulement logique et rester en contact avec votre conscience.
Quand vous laissez passer les pensées, lors de la méditation, ne pas oublier qu’elles ne sont pas vôtres sinon cela n’aura pas l’effet escompté.
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Tout savoir sur rien ou ne rien savoir sur tout : à vous de choisir. Si nous sommes perdus, l’invisible ne l’est pas.
Il faut perdre quelque chose pour accéder au stade supérieur.
Moins on sait d’où l’on vient, moins on se perd.
La discipline est un outil indispensable pour atteindre la liberté, avant, pendant et après.
Votre conscience vous tourmente ? Mettez tout de suite en route les actions nécessaires pour retrouver la liberté. Si vous laissez faire les choses, petit à petit vous perdrez la faculté de rétablir la situation.
Dans ma jeunesse, j’ai fait des larcins. Très vite, j’ai compris que ce n’était pas le bon chemin et que je retirerai plus de fierté, plus de bien-être à réussir honnêtement.
Si l’on se base sur seulement soi-même, on a du mal à comprendre l’univers cosmique. Mais si l’on prend déjà en compte toute la population terrestre de tous les êtres vivants, on peut s’en faire une meilleure idée, quoiqu’encore bien mince. Il n’y a tout simplement qu’à y croire.
Demeurer ici et maintenant, sans rien connaître, sans se poser de question. Avoir confiance ainsi et cultiver la notion d’être protégé. Ici est un lieu bien précis, c’est toujours là où vous vous trouvez, quel que soit l’endroit. Maintenant est toujours l’éternel moment présent.
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Vous avez des difficultés à imaginer que le système solaire ressemble à l’atome qui se trouve à l’intérieur de tous les corps parce que vous faites confiance à vos sens.
Les voyages peuvent aider à se libérer. Cherchez ceux qui vous dépaysent le plus afin de vous remettre en question. Allez dans les endroits où les extrêmes sont présents tels que l’Inde, l’Islande ou autres, pour comprendre facilement où se trouve la voie du milieu. Vos repères illusoires seront bousculés et pourront alors être remplacés à l’aide d’une prise de conscience lucide et énergique.
Cessez d’idolâtrer une statue, un sage, un parent, un passé… Le seul culte que l’on doit rendre est à réserver à sa source intérieure toujours présente, qui nous est bien supérieure. Je n’essaie pas d’imaginer son apparence. Avoir pris conscience de sa présence me suffit. Comment ne pas croire en elle alors qu’on ne maîtrise pas les fonctions vitales qui nous permettent de rester en vie ? Encore une fois, nos sens nous trahissent : l’invisible existe. Il n’y a pas ici-bas à chercher le sens des choses, car il nous dépasse, mais il nous incombe de découvrir notre potentiel spirituel. Ceux qui se débarrassent de l’illusion ont atteint un niveau supérieur. Ici, le pouvoir, l’argent ou le sexe mal utilisé nous éloignent du bonheur.
Je vis en Bretagne où les coutumes et le folklore sont très respectés. La religion y est aussi très présente. j’apprécie beaucoup. Malheureusement il m’est arrivé d’y rencontrer des Bretons et même quelques-uns adoption qui se vantaient de ne pas être français.
Je crois qu’il ne faut pas garder certaines coutumes, même si elles existent depuis des décennies. Prenons l’exemple des chasseurs d’oiseaux avec de la glu, de la chasse à courre, des corridas etc. Cela ne sert qu’à flatter les plus bas instincts de l’homme. Comment en est-on arrivé là et pourquoi cela continue-t-il à exister ? Il faut avancer dans le bon sens. Il y en a qui ne peuvent pas comprendre cela, qui ne peuvent pas évoluer. Encore une fois, choisissez votre camp.
Venons-en maintenant à ce qui concerne le sexe. Une personne est caractérisée par le corps et l’aura qui est invisible mais inconsciemment perçue. Celle d’une femme a ses molécules plus espacées que celle d’un homme et cela joue un rôle principal dans la féminité. Elle donne une légèreté, une sensibilité féminine. Cette nature, ajoutée au corps qui produit les hormones correspondantes et un physique affiné, attire le sexe masculin.
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Le pape François explique ce jour que le plaisir est une offrande de Dieu pour le bien-être et pour la procréation. Dieu nous a dotés de capteurs ou sens. Si certains amènent la souffrance, d’autres nous permettent d’obtenir du plaisir. Il est important que chaque individu fasse connaissance de l’orgasme sexuel, le plus grand plaisir physique possible sur Terre. Cela renseigne aussi le surmoi sur un des plaisirs terrestres, sur les interactions entre êtres. L’âme incarnée perçoit les choses différemment de celle qui évolue dans le pur esprit. Toutefois, la façon d’y arriver est importante. La culture d’un fantasme plus ou moins pervers, ainsi qu’une conduite inadaptée et malsaine envers le ou la partenaire salit l’aura. Pour l’individu qui cultive la perversité sexuelle, il est souhaitable qu’il tende vers des pensées plus pures. Qu’il se
rassure, l’orgasme et la procréation seront meilleurs. On se doit d’améliorer la vie de couple, transformer ses mauvaises pensées, cultiver l’altruisme avec le ou la partenaire. En découlera une vie épanouie et l’aura sera embellie. Vous pourrez la présenter fièrement dans l’au-delà, à votre surmoi.
Le problème dans la spiritualité, concernant le sexe, c’est que ce dernier recentre profondément l’individu sur lui-même. Cela fait qu’inconsciemment, par la suite, il assumera complètement les choses positives, mais aussi négatives qui lui arrivent. Il va s’en suivre une plus grande souffrance, une plus importante frustration dans les cas de manque, surtout à un âge avancé. Il empêche l’ouverture de certaines portes intérieures pour celui qui recherche la vérité et l’approche avec le surmoi. L’orgasme provoque un chamboulement très agréable. Pour le sage, il est aussi synonyme d’accoutumance, de manque de liberté et d’augmentation de l’égo. Ce n’est pas facile de devenir abstinent. Les premiers pas dans une vie spirituelle sont pleins de frustrations. Travail, rechutes et déconvenues font légion. Mais un besoin intérieur et de la perspicacité permettent d’avancer jusqu’à atteindre l’indépendance.
Beaucoup de gens disent qu’il faut imaginer le corps comme quelque chose d’hideux ou plein d’autres choses encore pour se désintéresser de celui-ci. Voir Dieu en lui comme en toute chose, et pratiquer ou chercher à ressentir l’amour universel doit suffire. On change progressivement avec les différentes prises de conscience successives lors de la transcendance. Les désirs malsains disparaissent, remplacés par les découvertes profondes de soi accompagnées de bien-être. L’humeur devient plus stable, plus sereine.
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AUX GOUVERNANTS
« Dans les périodes de grands changements, les caractères des dirigeants politiques sont déterminants ».
Philippe Dessertine.
À l’heure où j’écris ce livre, l’ouragan Irma vient de passer sur l’île Saint-Martin et les îles avoisinantes. J’apprends par les médias qu’il est difficile d’acheminer les secours parce que les aéroports ne sont plus en état. Sachant à l’avance l’intensité de cet ouragan, pourquoi toutes les précautions n’ont-elles pas été anticipées ? N’y avait-il pas de logements qui pouvaient être occupés par des aides arrivées avant le sinistre ? Ainsi sur place, ils pourraient agir tout de suite. Les gouvernants en place sont-ils à ce point débordés pour ne pas pouvoir prévoir ? Il y a tant de choses à deviner pour l’avenir proche, voire pour les siècles à venir. Par exemple, réduire sérieusement la pollution due au réchauffement climatique. Permettre au plus vite une compensation aux groupes d’intérêts ou lobbies. Qu’ils abandonnent par exemple les usines fonctionnant au charbon et qu’ils misent sur le tout électrique.
La Terre se réchauffe. Ne faudrait-il pas penser dès maintenant à la désalinisation de l’eau de mer en prévision d’un manque d’eau potable quelque part ?
Il serait judicieux de créer une organisation par nation et une autre internationale. Elles serviraient à anticiper les événements négatifs ou positifs possibles. Elles prendraient les décisions pour les appréhender et surveilleraient en priorité la santé et l’économie de la planète et des terriens.
Le gouvernant a tendance à vouloir modifier le monde selon son désir, pas toujours pour le bien-être de la communauté, cela augmente son mauvais karma. Il serait gagnant s’il n’y avait pas de réincarnation ultérieure. Chacun doit savoir que son comportement au niveau cosmique lui crée un bonne ou mauvaise suite, à l’échelle de ses responsabilités. Soit il s’élèvera très vite, soit il se réincarnera maintes fois sur Terre. Il est bénéfique pour lui de s’inspirer des sages durant son mandat ou de ce livre s’il en a l’occasion. De l’autre côté, il n’y a pas de passe-droit. Personne ne peut échapper au jugement même parfois ici-bas. Aucun être ne garde éternellement sa place : il l’améliore par ses actions ou redescend dans l’échelle de la considération cosmique.
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Pourquoi ne pas humaniser les maisons de retraite, les hôpitaux, en favorisant la compagnie d’animaux domestiques entre autres.
Pour la chasse, ce qui dérange est le côté distraction. S’il y a besoin de réglementer le nombre d’animaux, tout le monde sait, même les chasseurs, qu’il y a d’autres moyens que ceux actuels. Que dire des excuses du genre : méthode ancestrale. La nature a un mal fou à former un être vivant. Que chacun en prenne conscience et se débarrasse de cette envie intérieure malfaisante. La photographie, la randonnée, et bien d’autres activités peuvent la remplacer.
Opter pour la mondialisation plutôt que pour le protectionnisme, avec une même langue et une même monnaie partout. La langue française surtout a-t-elle besoin d’être aussi compliquée ? Les gens veulent garder leurs racines. Celles essentielles ne sont-elles pas l’unité, le cosmos ? Plus les gens se différencient des autres, plus il y a risque de guerres par incompréhension et confusion. L’Europe a commencé dans ce sens. Il faudrait continuer petit à petit à forger l’union des nations. Le rêve serait que la Terre devienne un pays.
Qu’aucun état ne soit dirigé par une seule personne. Si celle-ci a le pouvoir, son égo devient surdimensionné. Il peut aller jusqu’à tuer pour conserver et agrandir ses acquis. Aussi, je suis pessimiste quand je vois comment sont gouvernés certains endroits dans le monde. Le jugement sur une personne ne doit pas se baser aveuglément sur ses titres ou sur la position qu’elle occupe. Ce sont ses actions qui comptent. L’armée et la police devraient être sous la gouvernance d’une assemblée neutre telle que l’ONU par exemple qui aurait plus de fermeté que celle actuelle. Cette assemblée surveillerait rigoureusement le règne ainsi que l’honnêteté de ces détenteurs de pouvoir. Elle pourrait agir en conséquence si nécessaire, car elle aurait plus de droits que les dirigeants. Cher lecteur et électeur, j’ai un conseil à vous donner : si vous avez la chance d’avoir un candidat bouddhiste qui croit fermement à la réincarnation, votez pour lui.
Souvent, par des manifestations violentes, des dictateurs sont renversés. Malheureusement, ils sont rapidement remplacés par d’autres, sans que de nouvelles lois empêchent que l’abus recommence.
Force supérieure, gouvernants, chefs d’entreprise, ouvriers…, tout être vivant, quel qu’il soit est un maillon de la chaîne pour un temps. Il est aussi dépositaire de son propre corps, de sa partie cosmique.
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Veiller à ce que tout le monde doit pouvoir vivre décemment et jouer un rôle dans la société. La différence est trop grande entre les pauvres et les riches dans certains endroits.
Il faudrait lutter contre ce qui nous sépare les uns des autres. Pour cela, il faut encourager, instaurer la confiance en chacun de manière que tous soient en sécurité, que tous puissent vivre correctement.
Ce soir, j’apprends que les Champs-Élysées à Paris sont réservés uniquement aux piétons pour leur plaisir. Ils peuvent ainsi découvrir l’illumination d’environ 400 platanes. Beaucoup de gens ont oublié que l’argent dépensé leur aurait causé un plaisir autrement plus sain s’il avait servi à aider les gens qui souffrent. Quand on pense qu’il y a quelques jours une femme a accouché dans la rue faute d’hébergement.
Les pays riches devraient aider les nations pauvres à se développer. Cela éviterait de nombreuses migrations d’habitants pour raisons politiques ou économiques. Ces flux qui sont malheureusement vu d’un mauvais oeil par les habitants des pays nantis, protectionnistes par leur éducation et méfiants envers l’étranger.
Les états devraient s’allier pour améliorer le développement de la recherche. Centraliser un lieu pour une discipline par exemple avec les meilleurs spécialistes internationaux. Qu’il n’y ait pas de double emploi partout dans le monde. Le coût serait moindre. Chaque pays aurait en charge une spécialité.
Il est dommage que les savants ne s’intéressent pas au rôle et à la qualité de chaque espèce. Une fois l’inventaire réalisé ils pourraient sans doute faire d’intéressantes déductions sur le fonctionnement du corps cosmique.
Que tout le monde ait accès à l’éducation. Actuellement, l’on y apprend surtout comment réussir matériellement. Les jeunes générations sont abreuvées de jeux vidéo, de films noirs, de polars…
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Inclure dans les programmes scolaires du primaire, la liberté de penser en tenant compte de la morale, du respect des êtres, que ce soit des humains, des animaux, des plantes. Certains enfants, même certains adultes sont parfois étonnés qu’on leur reproche de faire du mal à des animaux. Y ajouter aussi l’instruction civique, la méditation. Qu’y apprend-on sur les forces supérieures ? Ne sont-elles pas assez importantes ? Des cours sur la réalité au-delà des apparences trompeuses rendraient l’être humain plus évolué, moins violent.
Beaucoup de croyances inappropriées, qui maintiennent l’être humain en sous-homme, ont encore cours. Certains humains nient que des êtres vivants comme les plantes ont une sensibilité. Les scientifiques démontrent heureusement le contraire.
Pourquoi ne pas créer une assemblée qui travaillerait sur les hypothèses des vérités cosmiques, où officieraient sages et scientifiques qui se complètent ? Les scientifiques se concentrent sur la recherche du big-bang pour comprendre l’origine du monde alors que les sages utilisent la transcendance par la méditation et la bonne conduite.
En France, et peut-être dans d’autres pays, il y a prescription quand les agressions sur personne se sont faites depuis tant d’années. Complètement illogique pour un pays qui se dit évolué. On doit rendre condamnable tout fait reconnu, même cinquante années après.
Ce monde terrestre est basé sur l’appât du gain et du pouvoir. Selon les spécialistes, il ne devrait pas survivre s’il continue à évoluer ainsi. En effet, il va ou delà des lois de la nature.
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L’ÉVEIL
« Lorsque Dieu ferme une porte, il en ouvre toujours une autre ».
Proverbe arabe.
“L’or de l’Éveil est dans le sol de notre esprit, mais si nous ne creusons pas, il reste caché.”
Kalou Rinpoché.
Les scientifiques expliquent que lorsque l’on pense, le flux passe par des circuits spécifiques. C’est selon nos aspirations. Cela signifie que les particules alors utilisées dans ces endroits sont déjà en place et sont à chaque fois emplies de bonnes ou mauvaises sciences. Si elles sont du domaine de l’esprit, elles ont un cycle de vie continu, c’est-à-dire sans incarnations successives, sans parents ni enfants. Les autres, comme toute chose dans l’univers matériel, se réincarnent pour transmettre à leurs enfants, les connaissances transmises par leurs parents. Ces enfants ayant un libre arbitre, ils peuvent ne conserver que le meilleur, devenir épanouis et améliorer le cosmos.
Reprenons des répétitions utiles. Le bébé pendant un certain temps a le sentiment de vivre et d’être protégé. Cette sensation comble tous ses besoins, il est insouciant. Inconsciemment, il ressent la présence de la source qui le maintient en vie, à laquelle il appartient. Mais petit à petit, il va être happé par son entourage. Il n’en restera encore quelque temps que la sensation d’être immortel. Il développera son égo dans le mauvais sens et ainsi ne pourra empêcher l’éloignement de son surmoi. Ce dernier qui ne peut vivre sur Terre pourra apprendre ce qu’il cherche à savoir sur la vie sur Terre. La personne réalisée est celle qui peut à nouveau côtoyer cette source de vie, s’ouvrir à elle. Elle s’est libérée de l’illusion. Quand on naît, on apparaît dans un monde qui est un océan d’affects, de passions, dans un lieu qui nous happe par nos sens. Il influence nos actes, même les plus obscènes. Seul l’homme supérieur n’est plus dominé, n’est plus acteur. Ce monde n’est pas le nôtre. Tout cela n’est pas fait pour nous. On est de passage. On n’y reste pas indéfiniment. C’est un peu comme lorsqu’on vit quelque chose avant de passer à autre chose. On débute dans un lieu inconnu. Après une longue vie, même si l’on a appris beaucoup de choses, en réalité on ne sait rien. Cela ne signifie pas que cette vie n’a servi à rien. L’âme mûre voit les choses ainsi. Alors il peut prendre refuge en cette vibration joyeuse et insouciante, cette paix profonde et lumineuse en lui. Cet endroit existe en nous. Il n’est pas un vide, c’est une atmosphère. L’instant présent, sans souci, sans passé ni avenir, avec le regard neuf, est le fruit d’une confiance complète en quelque chose de supérieur. Quand on connaît cela, on n’a plus d’actions à mener pour soi. La pensée n’y a pas sa place. L’individu n’est qu’observation, il baigne et rayonne dans cette atmosphère. Allongé, détendu, telle la pierre, il est complètement hors de ce monde matériel qu’est la Terre. Il n’a pas non plus la notion de son corps. Bien sûr, il doit auparavant veiller à ce qu’il ne soit pas dérangé pendant sa relaxation. Ne rien savoir ne signifie pas être complètement inerte, avec l’esprit toujours vide. Vous vivez sur Terre et êtes soumis à des obligations. Vous avez pris vos repères pour survivre, pour aider ou être aidé. Vous n’êtes pas obligés d’investir une vie matérialiste. IL est tout de même plus sensé de comprendre qui on est ou qui on n’est pas, de se transformer, de quitter un rôle de marionnette de la société. On peut devenir un sage lorsque l’on a envie d’être authentique, de savoir la vérité. Toute démarche doit tendre d’abord vers la connaissance de soi en étant vigilant, en analysant, en méditant. Petit à petit, on s’en abstiendra, on observera les pensées sans les suivre, sans intervenir. Vous serez celui qui ne se connaît pas et qui peut observer le moi fabriqué. L’éveillé ne sait pas qui observe, il sait qu’il ne peut pas savoir. S’habituer à observer celui qui pense. Qui observe ? La conscience d’exister seule, sans identité propre. Dans cet état de libération, pas de dépression, de névrose ou autre souci. Cela se perd quand on s’occupe des affaires courantes, mais se retrouve facilement par la méditation et une façon de vie correcte. Avoir le regard neuf, même dans les endroits familiers. Ça implique que l’on vit dans l’instant, en contact avec la joie intérieure. Le vide de l’initié est seulement celui de la pensée. Le plein de bonheur intérieur encourage et permet l’effacement.
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L’éveillé regarde le corps de la personne du sexe opposé comme le regarde un enfant qui n’est pas encore esclave de l’orgasme. À la différence de l’enfant, il n’est plus tenté par la découverte matérielle et la vie sur Terre, comblé autrement et libéré de sa souffrance. Il a retrouvé l’état de
son plus jeune âge, il peut revivre les sensations ressenties ses premiers temps sur Terre, et surtout quelques vagues impressions de l’avant.
On peut se sentir mal après avoir médité. La souffrance à ce moment-là nous pousse à méditer encore, de façon plus authentique, sur les causes de cette dernière. Cela débouche souvent sur une vérité apaisante et enrichissante qui nous fait avancer. Cela peut être dû à l’intuition qui est un message direct en rapport avec le surmoi. De même, quand vous ressentez une nouvelle sensation de bien-être intense, il faut, en la vivant, l’analyser, comprendre pourquoi elle est apparue et pourquoi elle était absente auparavant.
Il faut se tourner vers l’immensité sans rien désirer.
À chaque instant, nous naissons et nous mourons. On perd des neurones avec l’âge, mais pas les souvenirs. Il suffit d’insuffler des pensées dans les circuits neuronaux, pensées fondées sur des prises de conscience logiques, pour ouvrir des portes. Alors des souvenirs oubliés, ayant trait à notre nature véritable, apparaissent comme des révélations, des vérités originelles. Ne les écartez pas d’un revers de main. Elles sont signe de libération, et indiquent que vous êtes sur le bon chemin. C’est la transcendance qui s’opère. Plus vous vous rapprochez du but, plus ces messages seront couverts de sens. Le bouddha lui-même dit n’avoir rien appris, jusqu’à l’éveil, de ce qu’il savait déjà.
Quand on a l’esprit libre, on se rend compte qu’on peut l’avoir n’importe où, n’importe quand car il n’est pas éphémère. L’espace intérieur s’agrandit et des portes s’ouvrent. On est rempli de bonheur sans qu’on ait besoin de le chercher. On peut côtoyer l’influx cosmique dont on fait partie en s’oubliant. Il est invisible et spirituel. Il est ressenti comme puissant, joyeux, éternel, protecteur. Alors, on est libéré de l’illusion terrestre et amoureux sans condition. Ces instants ne connaissent plus la névrose, les complexes, la sous-estimation ou surestimation de soi. Cet état ne s’apprend pas intellectuellement, il se vit, se mérite.
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Ne pas connaître, c’est être vivant, libéré de fausses connaissances. Cela ne signifie pas ne rien faire, surtout qu’on a le regard juste et la bonne manière d’agir. Plus vous êtes libéré, plus vous appréciez tout ce qui est spirituel, la bonne musique, l’art en général. Même le fait de prendre conscience de vivre est bien plus merveilleux.
Se détacher, endosser moins de responsabilités, ramène à l’insouciance enfantine.
Quand vous arrêtez de penser, vous n’arrêtez pas le processus qui cache le vide, mais celui qui cache la vraie vie. Attention, penser c’est aussi l’idée erronée que l’on a de soi-même.
Se contenter de ce que l’on a satisfait à l’essentiel.
Tout ce qui est du domaine du spirituel est décelé par l’intuition. Vivre dans l’instant présent, sans connaître, sans agir en tant que personne indépendante. Par la paix et le bonheur ressentis intuitivement, on sait alors qui l’on est vraiment.
Pour rester dans la réalité, il n’y a rien à mener personnellement. Le sage, quand il se tourne vers la nature, ce n’est pas spécialement en regardant autour de lui, c’est en s’y connectant. Son bonheur est une grande paix mêlée à une joie ineffable à la face desquelles l’égo se laisse éclairer. Il a récupéré tout le côté positif de l’enfant et gardé celui sage de l’adulte. Il regarde les choses en spectateur. Réalisé, il regarde la vie terrestre d’une autre manière. Ce monde, cette société, ces lois, tout ce qu’il a ressenti, toutes les idées qu’il s’est fait ne lui appartiennent plus. Tout lui apparaît comme un endroit qu’il devait visiter muni de caméras que sont les sens. Libéré, il se trouve en complet recul face à l’agitation, comme réfugié au-dessus et empli d’une joie intarissable. À ce moment-là, il peut toutefois s’attrister et être rempli de commisération pour ceux qui sont englués dans les souffrances de la vie terrestre.
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On ne peut pas juger quelqu’un qui vient de mourir, quel qu’il soit. On peut toutefois en déduire son état d’évolution et comprendre son égarement dans ce monde d’illusions. J’ai de la compassion plutôt que de la haine pour les auteurs d’actions néfastes. Ils sont prisonniers de l’illusion de leur égo.
Le sage n’est plus pris dans le tohu-bohu de la société. Il peut se rappeler ses illusions. Il a un regard d’enfant. Malgré son âge, il perçoit, fasciné, les sensations nouvelles comme l’enfant. Tout lui est neuf. Avec cette capacité, il se rappelle le bonheur de sa plus tendre enfance. Est-il venu d’ailleurs avant de naître ? Cela ne peut être qu’un lieu où il était heureux. Dans la méditation, il renait à son état primaire. Il n’est propriétaire de rien, ni même de son corps. Seuls existent la sensation d’être là et le bonheur de l’être libéré. Il perçoit sans comprendre les effets de la puissance supérieure : il n’y a plus que confiance, bonheur et paix, tout est là. À ce moment-là, la vie terrestre n’a pas d’emprise sur lui et n’existe pas. Il aime le moment infinitésimal présent, celui qui se renouvelle à chaque instant. Il ne cherche pas à comprendre ni à interpréter.
Si vous vous représentez le Bouddha avec une aura brillante et illuminée, si vous vous représentez les êtres conditionnés avec une apparence souillée, cela prouve votre attachement aux formes et ne conduit pas à la connaissance suprême.
Vous recherchez l’ivresse divine avec déjà une idée de ce qu’elle est. Vous ne la trouverez pas ainsi. Elle apparaît petit à petit au fil de la transcendance, avec la libération de l’illusion.
Lors de la transformation spirituelle, on passe par plusieurs stades. À chaque palier, au début, on découvre un autre moi. On en est très fier et l’on croit souvent, à tort, être arrivé. La souffrance réapparaissant, on corrige jusqu’à la prochaine révélation.
Nous désirons exister, toujours exister. Chacun de nous vit pour faire échec à l’angoisse, et ce désir interdit l’instant présent.
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Pourquoi vous attachez-vous à des adages ? C’est justement cela le matérialisme spirituel. Pourquoi vous attachez-vous à des exercices ? L’éveil n’est pas un exercice ni une forme de connaissance à obtenir. Plus vous cherchez à saisir et plus vous enfermez l’esprit. La véritable nature de l’esprit est libre de toute saisie. Ne cherchez rien, pas même le fait de ne rien chercher. Tant que vous cherchez l’éveil, vous ne le trouverez pas. Et c’est tout le problème. Lorsque vous le cherchez, vous le placez automatiquement à l’extérieur de vous, comme s’il n’était pas déjà là. C’est un peu comme l’âne à qui on met une carotte pour avancer et qui n’arrive jamais en fin de parcours à la manger. Cessez de placer l’éveil à l’extérieur de vous par des exercices ou par la volonté. Il est toujours présent en nous, même d’ailleurs quand vous entretenez l’idée qu’il n’est pas là. Il n’est pas à obtenir, il est à redécouvrir. Il est là, quoi qu’il arrive. Rien ne le pollue ou ne l’altère. Si vous vous placez chaque fois d’emblée hors de l’éveil, vous ne verrez qu’un mirage de celui-ci (autant que l’éveil puisse se voir). Mais rassurez-vous, l’éveil n’a pas besoin d’être vu pour exister. Il nous faudrait une sorte d’attention permanente. Il n’est pas nécessaire de faire quoi que ce soit, tout est déjà là. Il n’y a aucun effort à fournir pour maintenir ce qui, quoi qu’il arrive, est toujours l’éveil. Sa réalisation ne dépend pas de l’intelligence ni de qui que ce soit. De même, si vous identifiez l’éveil à la pensée, cela signifie qu’il est très fragile. L’éveil est inaltérable. Toute pensée est vaine, car vous ne pouvez utiliser le mental pour chercher ce qui est le mental. Seule existe la compréhension intuitive, rien de plus, car tout processus mental ordinaire conduit à l’erreur. Nous ne faisons qu’un avec l’Absolu. Rien n’est à pratiquer, à accomplir ou à atteindre. La seule chose nécessaire est un éveil à cette unité en s’oubliant soi-même. Le sage l’a réalisé, contrairement au non éveillé. Dans cet état, il n’y a ni mortalité ni immortalité.
Cet état, même si on le quitte le temps de traiter les affaires courantes, est acquis, sous-jacent. Le sage n’est plus de ce monde qu’est la société. Au fond de son coeur, il est relié à l’universel par l’intuition spontanée. Il a acquis la notion d’être partout et nulle part chez lui. Le mental cosmique est dans tous les êtres vivants. Pas d’histoire de vie ni d’avenir. Seuls demeurent le « soi », la sensation d’exister et la sensation d’appartenir à quelque chose. Il n’y a pas de retours incessants pris en compte entre les perceptions internes (subconscient), et externes (corps et sens).
D’après les sages, il existe ce qu’ils appellent de vieilles âmes. Suite à de nombreuses réincarnations, elles sont moins intéressées par les découvertes terrestres qu’elles ont déjà maintes fois expérimentées. Ces âmes ont plus de succès dans le développement spirituel.
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Il faut perdre quelque chose pour accéder au stade supérieur.
Moins on sait d’où l’on vient, moins on se perd.
Respecter les autres, apprendre à être en contact avec sa conscience sans se mettre en danger.
Ce soir-là, il tardait à s’endormir, alors que le vent rugissait dehors. L’ambiance était étrange, l’homme s’aperçut qu’il se tenait en retrait, observant ce vivant agité. Soudain, un souvenir d’enfance lui traversa l’esprit : le regard qu’il avait alors dans ces mêmes circonstances climatiques, regard pas encore parasité par la pression sociétale. Il ressentit comme la présence d’un espace beaucoup plus vaste qui maintenant ne lui était plus étranger. En effet, il se rappelait qu’enfant, il le connaissait déjà. Ce fut comme une révolution dans son esprit. Tout heureux, il s’empresse alors de méditer sur ce qu’il vient de vivre, ou sur ce qu’il perçoit encore, conscient qu’il a franchi un cap. Plus question de dormir. Enfin, il venait de comprendre qu’il n’y avait pas que le monde de la société, limité, mortel, et j’en passe. Cela lui était-il arrivé par hasard ? Tout cela pour dire que les précédents chapitres peuvent amener à l’éveil. Il arrive qu’inconsciemment, pas obligatoirement lors de méditation, mais souvent en mode repos, que l’on capte un signal dans son esprit. Quelquefois cela peut-être une lueur rapide ou alors une sensation qui dure. Cet événement est plein de sens.
L’être limité appartient à la société, à la famille… L’être évolué appartient à l’univers. Le sage n’est pas dans sa chambre, dans sa voiture, mais dans le monde de Dieu.
Chaque fois qu’un mode de pensée s’érige sur une base, sur la notion de la vérité absolue, commence l’attachement à cette base. C’est tôt ou tard inévitable.
On ne peut pas anéantir l’égo. Qui va l’anéantir ? Il faut le purifier.
Peut-on trouver une solution de liberté en partant du principe qu’on essaie avec un » moi » et non pas avec un » soi » ? Ma réponse est non.
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On en arrive à voir tous les êtres pareils, les plantes aussi, quels que soient les caractères, les formes et les couleurs.
Lors d’une apparition d’un état de béatitude insoupçonné : émerveillement et étonnement précèdent une autosatisfaction qui n’est pas naturelle. Tant que dure cette extase, le corps et l’esprit sont dans un état de bien-être profond et tous les problèmes disparaissent. Ce que l’on aimait ou que l’on n’aimait pas nous est tout à coup indifférent quand on y pense. Toute angoisse disparue, on peut croire à tort avoir déjà atteint la libération de toutes les pollutions. Il est vrai que, tant qu’on est dans cet état, on a toutes les caractéristiques d’un individu ayant réellement atteint la perfection. Mais si la satisfaction apparaît en réponse à cet état, elle sera un obstacle à la suite du progrès. Et puis, avec le temps, cet état s’affaiblira de sorte que l’on
risque de recommencer à aimer ou à ne pas aimer les choses, comme avant et peut-être même plus fort qu’avant.
Tous ces objets mêmes que nos yeux rencontrent, ces sons que nos oreilles entendent, toutes nos perceptions sont l’Absolu. C’est pourquoi il est futile d’écarter quoi que ce soit. Le but n’est pas de tout rejeter, mais d’atteindre un état d’où l’on prend conscience du vide de toute distinction.
Pour avoir accès à l’amour cosmique, il ne faut pas se fier à l’apparence que nous montre la société.
Le disciple ne doit pas se contenter de connaître intellectuellement les choses, d’être un érudit. La conscience, avec ou sans le maître éclairé, est le meilleur guide.
Ce monde n’est pas fait pour notre bon plaisir. On est obligé de savourer les joies comme d’endurer des souffrances et les frustrations.
Dans notre cerveau, il y a des automatismes qui suivent certains circuits neuronaux, c’est scientifiquement prouvé. Par la méditation, il faut réactiver les circuits oubliés, toujours présents. Alors, attentif, on cerne ces sensations renouvelées, caractéristiques d’une porte qui se rouvre.
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Ne pas alimenter les pressions du subconscient. Ne pas laisser le conscient y adhérer. Pour faire l’expérience de l’éternel présent, il faut être libre du mental, des pensées. C’est l’expérience de la plénitude. On se rend compte que tout est là dans l’instant.
Vacuité, dieu, tous ces mots sont une façon de vouloir figer la réalité d’une certaine façon. Pourquoi vouloir utiliser des mots pour décrire quelque chose que l’on ne peut pas nommer ? Cela est souvent source d’attachement et brouille les cartes plutôt qu’éclaircir le chemin.
On peut « préférer » ou alors « ne pas préférer », ce qui est une forme subtile de préférence. Celui qui ne préfère aucune voie, ni celle de la préférence, ni celle de la non-préférence, a l’esprit libre de tout attachement.
Quand on ne cherche plus à saisir ni à ne pas saisir, qu’on ne cherche plus à s’attacher à la liberté plus qu’au conditionnement, naît alors l’innommable qui dépasse tout entendement. Même le mot liberté ne peut le décrire et nous le faire entrevoir. Chercher à saisir la liberté, c’est essayer de la cerner. Alors, on commence à l’enfermer. Quand vous agissez ainsi, elle n’est déjà plus là.
Vous savez, il n’y a rien à faire de particulier, ni chercher à faire quelque chose ni chercher à ne rien faire. Qui fait quoi ? Un sage ne désire pas s’occuper des affaires de ce monde qui n’est pas le sien. S’il intervient, c’est pour aider, tant sa compassion est grande.
Plus on gagne en spiritualité, moins certaines choses ont de la valeur.
Garder toujours présent à l’esprit et renforcer le fait que tout est impermanent, sans valeur intrinsèque et dépourvue de moi. Rien ne vaut la peine d’être obtenu ou vécu. Cela permet de cesser d’alimenter tout ce qui obscurcit l’esprit, d’affaiblir ces pollutions de jour en jour. Se taire intérieurement, et observer. Alors, tout est important. La sensation du Tout dont on fait partie.
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Il est essentiel de substituer l’intuition spontanée à la pensée logique.
Ne recherchez rien. Ne soyez pas quelque chose. En me relisant, après avoir abandonné quelques mois l’écriture de ce livre, j’ai eu l’impression que ce n’était pas moi qui l’avais écrit, comme si cela venait de mon surmoi. Je lisais comme un élève lit les écrits de son maître.
Dès qu’il saura précisément distinguer la voie juste, tout ce que l’adepte découvrira par la suite découlera automatiquement d’elle. Cette connaissance se développera progressivement ; elle apportera une compréhension parfaitement claire de la véritable nature des choses et, finalement, une parfaite liberté et un détachement total vis-à-vis de ces choses.
Ne cherchez pas, cela suffit. Qui vous dit d’éliminer quoi que ce soit ? Regardez la vacuité, juste en face de vous. Comment feriez- vous pour l’éliminer ? Laissez aller chacune de vos pensées comme si elles étaient vides.
Si vous êtes constamment concentré sur l’élimination de l’imagination, en marchant, debout, assis ou couché, avec le temps, vous découvrirez inévitablement la Vérité. C’est parce que vous êtes incapable de réaliser cette élimination que vous éprouvez la nécessité d’occuper votre mental. La pensée doit jaillir d’un état de détachement total.
Quand on côtoie l’éternel, il n’y a ni passé ni futur, seul le présent existe. Observez l’instant vivant sans cesse renouvelé. Ne pas chercher à le comprendre intellectuellement, mais le côtoyer intuitivement dans sa splendeur. Il n’y a pas plus riche que celui qui peut avoisiner la plénitude présente. Pas de notion d’espace terrestre, seule perdure la sensation d’exister, sans représentation individuelle. Être attentif, car le mental perd facilement sa lucidité.
Le non éveillé, quand il regarde une personne, voit l’égo. Le sage, avec son regard juste, ne fait pas de différence entre le regardant et l’observé, il ne voit que le « Grand Tout ».
Chacun doit étudier à son niveau et n’est pas obligé de devenir éveillé. Ce qu’il a acquis dans cette vie n’est pas perdu. Quand on quitte la Terre, ce qui importe est la qualité de son aura et non pas le montant de son compte en banque ou de ses possessions matérielles.
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SURPLUS D’HYPOTHESES
« La sagesse de la vie permet d’enseigner des connaissances, des compétences essentielles, les valeurs morales et sociales. Elle est un moyen pour penser de manière positive, pour convaincre et corriger le monde du bien-fondé de notre action, de vérifier des hypothèses et trouver des conclusions. Elle est une lumière apte à faire disparaître la noirceur de l’âme et à la faire grandir spirituellement, un avant-plan de ce qui nous unit ».
Mofaddel Abderrahim.
Les particules vivant sur un électron de notre corps se nourrissent, se reproduisent, naissent et meurent, peut-être comme nous avons à le faire sur Terre. Il faut noter qu’on ne peut pas à notre époque les observer et donc les décrire.
Dans tous les pays, on assiste à des concours. Tous les jeunes animaux, nous compris, jouent. Le jeu est un moyen d’apprendre, de découvrir le monde. Dieu, à travers nous, apprend-il, cherche-t- il à découvrir quelque chose ? Le fait que nous ayons la mémoire vierge à la naissance ne plaide-t-il pas en ce sens ? Ainsi il peut observer sur quoi débouche le libre arbitre de chaque individu mis dans une certaine situation. Bien sûr, il ne peut pas tout observer. Comme il est composé de nombreuses particules, certaines servent à cette fonction et lui transmettent.
Les proches trépassés connaissent un éventuel au-delà puisqu’ils y résident. Pourquoi ne nous informent-ils pas de leurs conditions de vie ? Cela leur est-il impossible ? Existerait-il une barrière infranchissable ou bien des lois célestes leur interdisant le droit d’influer sur les conditions de la vie terrestre et sur le comportement des âmes revêtues d’une enveloppe charnelle ? Je doute des pouvoirs de ceux qui se disent en contact avec les défunts. Je crois en revanche qu’il existe de très rares terriens authentiques et très évolués qui savent. Connaissant ces lois d’interdiction, ils n’ont pas à en parler.
Ne peut-on pas imaginer que le cosmos, lui aussi, appartienne à un autre corps ?
L’instinct de conservation est à l’origine de bien des peurs, dont celle de la mort. Cela peut être transcendé. Il a peut-être deux raisons d’exister :
le cosmos matériel s’alimente du corps de ses particules sans en détruire l’âme, en la transformant. Ainsi il survit et évolue. Certaines particules doivent en manger d’autres, poussées par cet instinct, par la peur de mourir.
Il est aussi possible que le corps cosmique appartienne à un autre ensemble où cette loi de survie existe. Une partie de cet instinct de conservation serait-il dans chaque être ? Les scientifiques admettent bien l’existence de l’inconscient collectif.
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Quand il n’y aura plus d’êtres incarnés, cela signifiera-t-il qu’il n’existera plus de problèmes à résoudre, de choses à apprendre ou que le cosmos matériel sera mort ? Ou peut-être cela sera-t-il le fait que les âmes composant l’esprit cosmique seront toutes totalement éveillées et vivront en parfaite harmonie ?
Les habitants de la Terre me font penser à un esprit qui ne peut s’arrêter de penser, d’agir, et surtout d’entretenir cet état de choses. La planète est le lieu de rumination des êtres : chacun a un rôle dans les pièces qui se jouent. De même, à notre échelle, lorsque l’on réfléchit, les particules qui forment nos pensées jouent un rôle. Si l’on en veut à quelqu’un, certaines joueront le rôle de l’ennemi, ce qui nous permettra de le visualiser dans notre cerveau, d’autres nous représenteront.
Le fait que nous pouvons penser vient que l’univers cosmique pense et réagit dans l’univers où il demeure. Les pays de la planète sont représentants de différents courants de pensée. Chacun a un rôle et représente une action en réponse à celle des autres sur la scène d’un théâtre international. Leurs fonctionnements émanent des forces supérieures situées ailleurs, qui agissent sur les êtres. Les sentiments et les passions sont de rigueur, si on se réfère aux témoignages du passé et du présent. Tout cela peut-être, à une autre échelle, une méditation ou une représentation d’une partie de la pensée cosmique dans ce lieu. Chacun sait que la pensée est teintée de différents facteurs pour exister. Le fait qu’il y a différentes nations et différentes races sur Terre est peut-être voulu. Ce corps cosmique peut réagir ainsi à des mouvements intérieurs et extérieurs générés par le monde où il vit. On peut imaginer qu’un de ces pays, pas obligatoirement le dominant, représente ces forces supérieures et que les autres représentent les réactions environnantes. Cela ne veut pas dire qu’il se passe la même chose en dehors de notre monde. Il y a sûrement des lieux où l’entente est meilleure entre des entités très évoluées.
Quand on a fait le tour de quelque chose, agencé par le surmoi, ce dernier le fait aussi bien sûr, car nous sommes une de ses parties, donc en étroite connexion avec lui. Aussi il va décider de voir autre chose. Nous allons être engagés, dans une autre vie, avec d’autres conditions pas spécialement sur Terre.
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D’après les scientifiques : les zones du cerveau qui s’activent quand je saisis une tasse de café sont les mêmes qui s’activent quand je regarde quelqu’un le faire ou quand je lis dans un livre que quelqu’un le fait. Il y a une connexion intime qui nous lie à l’autre, qui nous permet de rentrer en contact avec lui, qui nous aide à définir ce que nous sommes. D’après la mécanique quantique, nous sommes tous unis et non séparés malgré les apparences. Animaux, humains, plantes, etc. Tous font partie du tout et ont la même importance. Comme nous, ils naissent, se nourrissent, agissent, se reproduisent et meurent. Nous différons des autres espèces, mais sommes à leur niveau, car nous servons avec eux à une tâche exécutée par la nature. Chacun a des facultés propres à son rôle, ce n’est pas à comparer. Nous sommes dans l’océan de
pensée, pris dans un courant, nous nourrissant les uns des autres pour continuer. Les pertes sont alors compensées par les naissances. D’après cette science quantique, la nature semble évoluer à travers un réel processus d’apprentissage. Il est parfois soudain, et pas toujours sur la base de mutations fortuites et très lentes. Lorsqu’un groupe d’êtres acquiert des propriétés comportementales, psychologiques ou organiques, ces propriétés se transmettent chroniquement aux autres membres de la même espèce.
La force principale de l’univers est l’imagination, sans elle, comment pourrions-nous créer, agir ?
Imaginons que des êtres infiniment petits vivent sur les électrons de nos atomes. Ces petites particules qui, malgré le fait que le surmoi les manipule, ont un certain libre arbitre, sont donc capables de penser et ont une certaine autonomie. Imaginons que leur nombre est impossible à définir tant il est grand. Elles composent à elles seules une particule électrique de notre système nerveux. Leur rôle diffère. Pour certaines, elles aident à la fonction de la vue, ou de celle de la digestion, entre autres. Pour cela, ils sont dotés de moyens adéquats : un certain libre arbitre, une certaine intelligence. Ne peut-on pas comparer cela au chien qui représente un nez ? Ces particules sont dirigées par le cerveau bien entendu, à l’aide de noeuds, de ramifications. Un peu comme une toile d’araignée en schématisant. Cela ressemble à une grande entreprise avec le PDG, les cadres, les ouvriers. Les ouvriers ne peuvent être directement en contact avec le PDG, ils doivent passer par le cadre au-dessus d’eux. De même, nous n’avons pas un contact direct avec les particules qui oeuvrent dans nos intestins par exemple.
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Ce qui se passe sur Terre ressemble à ce qui est dans un corps vivant. Quand nous méditons, c’est avec l’aide des pensées qui agissent pour résoudre le ou les problèmes. Quand on en veut à quelqu’un, on s’imagine par exemple le frapper. Pour cela, une partie de nos pensées représentera l’ennemi, une autre nous représentera : la guerre peut faire rage. Cela peut-il ressembler à la guerre sur Terre ? Mais pour en tirer des conclusions, il faut un autre élément qui observe et analyse les résultats. Ce dernier doit être en retrait, composé d’entités supérieures, comme des surmois, évoluant dans une dimension différente, un peu plus haut sur la toile.
Si Darwin a raison sur l’évolution des espèces, on peut imaginer que les particules de transition incarnées dans notre corps subissent aussi des modifications qui amélioreront encore celles futures.
Lorsqu’on tente de découvrir quelque chose par tâtonnements, là où l’on ne voit rien, on se concentre sur les sensations éprouvées par les doigts qui nous renseignent. Les capteurs de la peau enregistrent et transmettent des informations. Nous faisons le vide en nous concentrant sur ces transmissions. N’y a-t-il pas une coupure de contact d’appartenance pendant cette période entre les particules qui composent les capteurs et le cerveau ? Cela dure quelques
secondes à notre échelle. À celle des particules vivant sur les atomes des capteurs, cela dure-t-il le temps d’une vie ? Cela peut-il expliquer cette amnésie à la naissance sur Terre ? Ou celle-ci apparaît-elle lors du passage de la quatrième à la troisième dimension, à cause d’un ralentissement de vibrations important ?
Maintenant, imaginons que nous allons revenir pour effectuer une autre tâche, dans la vie suivante ou pour réussir ce que l’on a raté. Les pensées utilisées auparavant seront de nouveau formatées et ne seront plus ce qu’elles étaient d’où le non-souvenir des précédentes incarnations. Elles pourront développer une autre conscience, un autre égo. Est-ce à dire que si la réincarnation existe, nous sommes vraiment des acteurs dans la vie actuelle ? Nous n’avons pas d’existence propre, mais nous existons comme une partie polyvalente.
Nous sommes ailleurs des esprits neutres, asexués, prêts à être incarnés soit comme homme ou comme femme. Dans une vie, on peut être le père d’une autre âme, et sa fille dans une autre par exemple. D’après les sages, après la mort, dans l’au-delà, l’esprit libéré du corps retrouve sa mémoire antérieure, tout ce qui lui est arrivé avant.
Tout ce qui existe doit mourir. Nous naissons, car il faut compenser les décès. Ainsi le processus utile aux forces supérieures persiste, peut évoluer. Quand nous méditons, ne se passe-t-il pas la même chose sur les planètes de nos atomes ? Les terriens ne ressemblent-ils pas aux particules microscopiques, bien sûr avec une configuration différente ? Ils appartiennent au système solaire qui ressemble à un atome d’un corps cosmique d’un être immense. Son intelligence par rapport à la nôtre ne serait-elle pas du même genre d’importance supérieure que la nôtre l’est par rapport à celle des particules vivant sur les planètes de nos atomes ?
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Le corps cosmique n’est-il pas lui aussi l’occupant d’un corps ?
L’état « d’éveillé », « de non conditionné », là où la pensée n’est plus prise en compte, n’est-il pas l’état proche de « cellules souches spirituelles », celui donné par Dieu à la naissance ?
Je crois que lorsque l’on perçoit quelque chose, les perceptions reçues sont interprétées par le cerveau. Il recrée celles-ci avec son matériel (les entités qui, entre autres, le composent). Chacune d’elles est donc enrôlée. Toutes ces tâches permettent une déduction. De même, quand on pense à quelqu’un, le cerveau utilise une partie des entités qu’on pourrait appeler « Entités mémoires » pour représenter cette personne. Celles-ci sont-elles créées lorsqu’on est en présence de cette personne et réutilisées ensuite ? Nous sommes des entités spirituelles, nous appartenons à un corps cosmique, nous jouons aussi un rôle.
Il me semble que tout n’est pas prévu par Dieu : comme s’il découvrait par notre intermédiaire, et donc la vie peut être semée d’embûches comme de plaisirs imprévus.
Il arrive parfois que l’on veuille faire quelque chose de bien. Malgré tout, on sent un désir contraire en nous. Ce sont de nombreux êtres en nous qui se manifestent. Ceux-ci sont peut-être accros, plus éloignés que nous de la réalité supérieure, plus gouvernés par les instincts. Il faut donc viser à discipliner ses pensées, à pacifier son mental.
D’après les scientifiques, nous avons un génome qui nous permet d’effectuer ce que l’on a à faire. Cela ressemble à une programmation d’ordinateur, avec en plus le libre arbitre. À la naissance, on est prédéterminé à être génétiquement ouvert à ce qui va nous entourer de façon qu’on acquière des connaissances bien précises.
Les neurones miroirs : à l’état infiniment petit, les récepteurs présents ne sont-ils pas formés par des entités ? Ils s’activent quand on exécute l’action, mais aussi quand on entend le bruit de l’action exécutée ou qu’on la voit exécutée par un autre. On ne voit pas l’action, mais on peut alors facilement l’imaginer. Ceci permet par exemple aux bébés d’apprendre, de comprendre, d’imiter l’adulte. Le souvenir sera un peu différent de ce qui s’est passé exactement.
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Quand le nouveau-né arrive au monde, il reconnaît déjà la voix de sa mère et même certaines propriétés acoustiques de la langue parlée par celle-ci comme le rythme et la mélodie. Les bébés ont des capacités extraordinaires pour traiter les sons de la parole. Ils ont un système de perception universel c’est-à-dire qu’ils sont capables de percevoir tous les sons, toutes les consonnes, toutes les voyelles qui sont utilisées dans toutes les langues du monde. Cette perception universelle est de courte durée parce que dans les premiers moments de vie, les bébés vont se focaliser sur la langue maternelle. Même s’il y a une très grande divergence entre les langues du monde, le langage oral se développe suivant un schéma universel, quelle que soit la langue des parents. Ce schéma universel n’est-il pas propre à l’esprit pur, dont le langage est la télépathie ?
Certains auteurs disent que ce que l’on vit actuellement s’est déjà passé. Si cela s’avère, on peut imaginer que nous sommes dans un processus de préméditation : ce qui s’est passé était un plan mental, nous sommes actuellement le plan concret. Ce peut être aussi le fait que nous sommes en train de réaliser ce qui a été raté.
D’après la physique quantique, nous sommes tous en contact les uns avec les autres comme les particules qui composent notre corps. Mais il peut arriver dans certaines circonstances, pendant un certain temps, que certaines particules soient déconnectées et ainsi cette relation reste cachée. Les lois de vie de ces êtres sont complètement différentes.
Les particules intérieures qui composent nos pensées ne sont pas assez disciplinées. Le remède est de s’imprégner régulièrement de la présence continuelle du surmoi.
Quelquefois, nous sommes complètement envahis d’illusions.
D’après les scientifiques, les capteurs sensoriels de nos organes sont capables de synthétiser les informations reçues avant de les envoyer au cerveau. Alors cela signifierait-il qu’ils sont eux-mêmes des êtres complets, c’est-à-dire capteurs et cerveaux, comme nous ?
On appartient à l’inconscient de l’univers lorsqu’on est dominé par les automatismes, les instincts… Les sages réalisés appartiennent-ils au conscient du cosmos ?
Certains êtres servent à permettre le maintien de la vie dans cette dimension. La vache est une mamelle ambulante, les arbres permettent la purification de l’air… D’autres ont la caractéristique d’une partie d’un corps : le chien a l’ouïe et l’odorat très développés, pour la libellule c’est la vision… Bien entendu, je ne crois pas que Dieu ressemble à un être humain. Il suffit de voir déjà les nombreuses variétés de formes sur Terre pour le comprendre. En outre, on sait que celles-ci se transforment régulièrement pour les besoins de la nature.
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CONCLUSION
En perte de repères adéquats, l’angoisse et la dépression dominent. J’espère que ce livre aidera à soulager ceux qui souffrent, en améliorant leur égo. Il leur permettra de donner un sens à leur vie. J’ai adopté cette vision du monde et je ne le regrette pas. Toutes les autres théories ne m’ont pas paru aussi profondes, aussi évidentes. Je crois en ces écrits, et je ne pense pas me tromper, sauf sur les détails bien sûr.
Chaque fois que j’arrête de penser à être utile pour moi et pour les autres, je retombe dans mes travers. Ceux-ci ont en partie disparu avec le temps et la discipline. Comme j’ai pris l’habitude de suivre la petite voix de ma conscience, la paix est en moi.
Comme vous l’avez remarqué, ce livre enseigne une philosophie de vie et non une religion. Chacun a en lui le potentiel pour obtenir le bonheur sans pour cela être obligatoirement riche, chanceux ou en bonne santé. Nous sommes seuls responsables de notre vie, de ce que nous décidons. Ce livre décrit quel genre de morale serait à instaurer sur cette école qu’est la Terre.
Actuellement, je ne sais pas qui je suis, où et quand je demeure. Rien ne m’appartient, et pourtant je suis partout et nulle part chez moi. D’ailleurs, à notre niveau, tout est relatif. La réalité est unique, le vrai repère, celui des forces supérieures, nous est inconnu ici-bas pour l’instant. À la fin de ma vie je sais déjà que je saurai faire la différence entre le moi et le soi. Que j’aurais appris à m’inspirer de ce dernier et non pas du subconscient responsable du souvenir de l’égocentrisme exacerbé ! Le soi c’est cette force de l’univers qui domine, qui fait que nous vivons.
Je sens que j’existe vraiment quand je ne suis pas. Je me suis donné comme rôle d’attendre, de progresser, d’oeuvrer pour l’entourage si besoin. L’imagination ne nous est pas prêtée pour donner un sens à ce que l’on aborde, mais pour le résoudre et s’en servir pour l’évolution. Je pense formellement que cette vérité doit être placée en toile de fond de toute démarche spirituelle.
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Au fond, tout nous est inconnu. Il n’existe pas de naissance et de mort avérées de l’esprit. Notre spécificité n’est pas de connaître. Qu’importe ce que j’ai vécu, ça ne m’appartient pas, car je n’ai pas d’existence propre. Je crois toutefois que toutes les expériences des êtres ont leur utilité. Les animaux et les plantes sont comme les hommes, à ce niveau. Ils récoltent pour leurs surmois des informations et accomplissent des tâches importantes. Tous les êtres vivants sont frères, le pourquoi est exprimé dans ce livre.
J’accepte d’exister ainsi. Ce qu’il me reste n’est que l’instant présent et le bonheur d’être dans le grand Tout.
Se rappeler que tout être est aussi une partie de Dieu. On peut le voir affronter les mêmes éléments. Ne pas se fier à la forme, à la couleur, au degré d’intelligence. Vous vous en porterez beaucoup mieux.
La vie sur Terre est précieuse et le temps est compté. Il y a beaucoup de choses intéressantes à découvrir sur soi-même. Il ne faut pas accepter le conditionnement pour cela. Il ne faut pas se fier aux repères terrestres : les scientifiques s’accordent à dire que le cosmos est vivant, d’une grandeur inestimable, d’une immense complexité. C’est pour cela que la notion de corps cosmique me paraît plausible.
Attendre la mort comme une délivrance de ce corps. Cela fait moins peur, vu sous cet angle. Viendra le moment où l’on ne craindra que le jugement face a son surmoi.
Vivre sa vie comme le passager d’un car suivant un itinéraire. Ce n’est pas parce que l’on vit ici que l’on est de ce monde. Pourquoi mourrait-on alors autrement que pour retourner d’où l’on vient ?
Tout, dans l’univers, évolue vers quelque chose de plus compliqué, de plus raffiné. De même sur Terre l’être humain est en cours d’évolution. Cela paraît être normal, comme si l’univers était un corps qui apprend, qui grandit, qui se transforme ainsi que tout ce qui le compose.
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Je n’ai rien inventé. J’ai seulement découvert, comme beaucoup d’autres dans le passé, ce qui est. Si j’ai écrit ce livre, c’est que je crois à tout ce qui y est inscrit. Merci aux sages et aux chercheurs scientifiques.
Je me demande si toutes les souffrances que j’ai vécues, surtout dans l’enfance, étaient prévues afin de m’empêcher de coller à la vie ordinaire, pour m’obliger à prendre du recul, à vivre en recherche. Elles m’ont forcé à méditer, à trouver un soulagement.
Même si auparavant j’avais beaucoup travaillé spirituellement, l’écriture de cet ouvrage m’a permis de m’installer encore plus dans la sérénité. Il y a beaucoup de choses que j’ai abandonnées. Je me sens moins concerné par la politique par exemple. En revanche, je suis outré de voir le comportement de certaines personnes, même si je sais que la Terre est une sorte d’école fréquentée par des gens de tous poils.
À force de réincarnations, naîtrai-je un jour dans une famille d’un monde évolué qui considérerait tout être vivant appartenant à un même corps ? En serai-je digne assez rapidement ? Actuellement, j’ai l’impression d’appartenir à une grande fratrie même si une partie en est cachée.
Imaginez un monde où les habitants respecteraient ce qui est écrit dans ce livre. Il s’agirait sans doute d’un monde spirituel, non matériel, bien plus évolué que le nôtre. Ce monde nous attend quelque part.
À notre époque, la plupart des gens ne croient plus en Dieu ou alors de façon erronée. C’est la porte ouverte au renforcement de l’égo et tout le cortège composé de souffrance et de mauvaises actions. La richesse, le confort, le pouvoir, la luxure, entre autres, n’empêcheront jamais la douleur qui arrive tôt ou tard. Seule la découverte de la réalité amène au pur bonheur.
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Beaucoup disent connaître la vie. Pourtant ils n’appréhendent que leur zone de confort, et ratent l’essentiel.
Nous avons la chance d’appartenir à cet univers cosmique. Le problème est que nous ne le comprenons pas. Nous sommes actuellement dans une école. Nous ne connaissons pas le meilleur, mais le pire afin de nous améliorer. Apprenons ce qui paraît plausible. Méfions-nous de nos passions, de nos sens et de la façon de voir les choses. Ainsi, on atteindra la sérénité, même sur Terre.
J’aurais pu développer beaucoup plus de concepts dans ce livre, mais j’ai préféré abréger. Pourtant j’y ai travaillé quinze ans. Tout cela pour obliger les gens à réfléchir par eux-mêmes. Les vérités conduisent à des questions que l’on doit résoudre par la méditation, avec l’aide de sa conscience.
Tentez de comprendre avant de mourir.
Ce que j’ai voulu enseigner dans ce livre n’est pas de croire en des religions, en des témoignages anciens ou présents, mais de profiter de notre capacité de libre arbitre pour faire des déductions plausibles, honnêtes et authentiques. Je suis sûr que chacun peut se transformer s’il y met du bon sens et du courage. Qu’est-ce qui nous empêche d’agir à notre manière tout en vivant dans la société ? On peut s’en libérer en se mettant sous la dépendance du surmoi. Mais les gens n’y croient pas, car ils ne le voient pas.
Après avoir lu ce manuscrit, vous vous demandez peut-être à quoi peut ressembler l’auteur. Qu’importe qui je suis. Demandez- vous plutôt qui vous êtes et ce que vous pouvez devenir.
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Ce livre aura peut-être très peu d’écho dans ce monde actuel soumis à une grande pression sociale. Je ne suis pas très optimiste. N’est-il pas sorti trop tôt ? Je ne sais pas.
Il y a beaucoup de choses qui ne demandent qu’à être développées si quelqu’un est intéressé par les théories exprimées. Essayez toujours d’être raisonnable et plausible, de vous baser sur le fait que nous vivons dans un corps cosmique. Je ne vois pas comment cela pourrait être autrement. Si vous avez une idée différente ou meilleure, transmettez-la pour le bonheur de l’humanité.
Le livre se termine, à ma grande joie.
L’écrire était pour moi une obligation, sinon je l’aurais regretté toute la fin de ma vie et peut-être même au-delà. L’idée de mourir avant la fin par maladie ou accident m’a souvent angoissé. Pourquoi ? Tout ce que je sais est que cela a été comme une idée fixe. Maintenant vais-je être libre, comme celui qui a bien fait ce qu’il était venu exécuter ?
Ce livre, vu comment fonctionne le monde actuel, a peut-être peu de chance d’être connu. D’autres générations, comme la nôtre, en ont besoin. Que ceux qui croient en lui fassent qu’il persiste.
Peut-être écrirais-je un autre livre composé des réponses aux éventuelles questions que se posent les lecteurs Voir article « Contact ».